Affichage des articles dont le libellé est One shot. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est One shot. Afficher tous les articles

jeudi 10 novembre 2016

L'instant précis où les destins s'entremêlent, d'Angélique Barbérant

Pourquoi et comment suis-je tombée sur ce livre?

Chose suffisamment unique pour le mentionner, il s'agit d'une chaude recommandation de ma maman qui me l'a mis dans les mains.

En règle générale, les recommandations vont dans l'autre sens avec ma maman. En quelque sorte, je suis sa source d'info personnelle, qui vient souvent me trouver pour que je lui trouve des livres, soit dans ma bibliothèque, soit directement en libraires sur mes conseils. Connaissant ses goûts et son penchant pour les témoignages et les histoires dramatiques, j'ai toujours une idée de ce qu'elle pourrait aimer.


Toutefois, même s'il m'arrive de lire des drames, il ne s'agit pas non plus de mon genre de prédilection. 
Je préfère m'évader que de me plomber le moral, même si j'ai su apprécier plusieurs de ces lectures comme avec "Nos étoiles contraires" de John Green ou encore "Si je reste" de Gayle Forman, que j'ai d'ailleurs fait découvrir à ma maman.



Bref, voici le deuxième livre que ma mère me demande de lire, et dont j'ai beaucoup apprécié la lecture. Comme quoi les conseils vont dans les deux sens...

Rappelez-vous pour celles et ceux qui me suivent un peu, la première recommandation avait été "Avant toi" de Jojo Moyes, que j'avais acheté à ma mère sachant qu'elle adorerait et qu'elle a réussi à me faire lire. 
Une lecture poignante qui ne m'a pas épargné. 

En ce qui concerne ce livre, à la simple mention de violence conjugale dans la quatrième de couverture, j'ai passé mon chemin, tout en le notant pour ma mère. Ce n'est pas que je veuille fermer les yeux sur un drame qui touche des centaines et des milliers de femmes chaque année, je n'ai pas besoin de lire des tonnes de témoignages pour connaitre cette tragédie, mais plutôt pour me protéger d'une certaine façon.

Néanmoins, il m'arrive de mettre mon nez dans des livres tristes, mais toujours à petites doses. Du coup, j'ai donné sa chance à ce livre qui avait chamboulé ma petite maman, et je n'ai pas été déçue puisque cette histoire est bouleversante.

Nous suivons tour à tour Kyle et Coryn, deux victimes d'agression conjugale. Le premier a perdu sa mère suite aux violences de son père, et la deuxième subit de plein fouet la folie meurtrière de son mari. Pourtant, de ce malheur va naître une chose merveilleuse, le destin va se charger de mettre ses deux âmes sur le même chemin...

Malheureusement, il ne suffit pas d'une rencontre pour tout changer, encore faut-il avoir le courage et la volonté de faire changer les choses, et quand on perd confiance en soi, rien n'est plus difficile que de se sentir assez forte pour dire STOP!

Les deux personnages ne vont avoir de cesse de s'imaginer une vie différente, une vie l'un auprès de l'autre, mais sans y parvenir, comme un rêve un peu fou, comme un rêve auquel on s'accroche pour ne pas sombrer.

L'histoire, du début jusqu'à la fin m'a captivé, j'étais aux premières loges d'une véritable barbarie, sans crouler sur les détails morbides de certaines scènes. On sait très bien ce qu'il se passe quand Jake part dans une colère sans limite, on apprend à compter les bleus sur le visage de Coryn, mais l'auteure nous épargne et ne s'attarde pas. Ne pensez pas que cela allège la situation, ou tend à passer sous silence la cruauté de l'acte, bien au contraire!

Après on ne peut pas tellement dire avec ce genre d'histoire que l'on a été ravie de la découvrir... Tout bouleversant que peut l'être ce récit, il n'a pas manqué de miner mon moral à force de voir tant de cruauté, mais il m'a permis de renforcer ma théorie du karma!

Au passage, depuis cette histoire, la vue d'une araignée me fait sourire ;)

Bonne lecture,
Cléo

Vous aimez le silence ?
Coryn murmura un "oui". Qui la troubla. Elle remit de l'ordre dans les feuillets plats et émotionnellement sans risque. Comment expliquer pourquoi elle n'écoutait plus la radio ? Comment dire qu'elle voulait entendre Jack arriver ? Comment expliquer que son mari aurait insisté et insisté pour savoir pourquoi elle écoutait ceci ou cela, à coups de poing dans le ventre ? Seul Jack mettait cette maudite radio en marche pour ne pas que les petits entendent quand ....



Editeur: Michel Lafon
Collection: /
Date de publication: 16 janvier 2014
Nombre de pages: 448
Prix: 17,95€
Disponible en format poche aux Editions J'ai Lu


lundi 7 novembre 2016

Deception point, de Dan Brown


Non, vraiment je m'attendais à autre chose...

Je n'irai pas jusqu'à qualifier le livre de mauvais, ô grand Non! Toutefois, compte tenu de l'auteur en question, à savoir Dan Brown, je m'attendais à une intrigue plus recherchée, plus alambiquée et à ce que l'auteur parvienne à me surprendre à la fin de son histoire.

Une étrange météorite a été retrouvée sous la glace du cercle polaire, une découverte capable de faire voler en éclats tout ce que l'on pensait savoir jusqu'à maintenant. Impressionnant et suffisant pour me donner envie de savoir quoi et pourquoi!

Finalement, on nous informe rapidement de l'origine exacte de la météorite, tout en jouant sur un conflit politique mettant en jeu la réputation d'une entité américaine, la NASA. Certes, il y a des réflexions que j'ai trouvé très pertinentes, comme la question sur la légitimité même de la NASA, mais je n'ai pas réussi à prendre cette histoire au sérieux, tout comme j'ai pu le faire avec le Dan Vinci Code par exemple.

Alors si l'intrigue se profile assez clairement, du moins dans sa grande majorité, on pourrait espérer des personnages prenant le pas sur le fil conducteur?! Malheureusement, ce n'est pas forcément le cas ici, puisque les personnages, une bande de scientifiques entre autre et une envoyée des services secrets, ne sont pas assez charismatiques, à mon sens, pour tirer la couverture à leur avantage, et finalement prendre le relai du complot qui se joue d'eux.

Finalement, on se demande ce que j'ai bien pu aimer si ni l'intrigue, ni les personnages n'ont remporté le suffrage... Et bien, j'ai beaucoup apprécié le combat qui s'est joué entre les détracteurs de la NASA et ces loyaux fidèles, entre ceux qui pensent que l'espace devrait être à la portée de tous, et surtout du premier investisseur ayant les moyens de lancer à sa conquête, qu'importe les problèmes que cela pourrait générer en amont. Et ceux qui au contraire estiment que nous n'avons pas à jouer aux cow-boys de l'espace pour aller placarder des affiches publicitaires dans un endroit déjà envahi par des centaines de satellites, et que la NASA doit rester une entité au sein de l'Etat américain, sans être obligée de jouer des coudes avec des investisseurs privés capables de projets fous.

Je vous laisse juger par vous-mêmes et n'hésitez pas à me donner votre point de vue ;)

“Si cette découverte est confirmée, il s’agira sûrement d’un des plus formidables mystères de notre univers jamais dévoilé par la science. Ses implications sont aussi immenses et impressionnantes que ce que l’on pouvait envisager. Même si elle permet de répondre à certaines de nos questions les plus anciennes, cette découverte en pose d’autres, plus fondamentales encore.”


Titre original: Deception Point
Série: /
Editeur : JC Lattès
1er edition: Février 2006

Disponible en version poche chez Le Livre de Poche
janvier 2008
Nombre de pages: 701 pages
Prix: 8,90€

jeudi 3 novembre 2016

Z: Le roman de Zelda, de Thérèse Anne Fowler


Toutes les gloires ont leurs revers...

Bon sang mais quel livre! Excusez moi de l'expression, mais il reflète tout mon enthousiasme face à cette belle découverte.

Je connaissais déjà plus ou moins l'histoire de ce couple phare des années folles, mais il me tardait d'en apprendre davantage concernant leur relation, et ce qu'il se cachait derrière les apparences. Et vraiment, ce livre est une belle réussite. Je ne pourrais vous certifier l'exactitude des informations relatées à travers cette histoire, sans doute remaniée quelques fois pour servir le récit. Néanmoins, je pense que l'essentiel y est.

A travers cette biographie on découvre quel genre de femme était Zelda Fitzgerald, ce qu'il en était de sa véritable nature, souvent reléguée au second plan, et ne parvenant pas toujours à s'affirmer face à la prestance de son mari Scott Fitzgerald.

L'immersion ne s'arrête pas uniquement à la femme et son entourage, mais englobe aussi tout l'univers de l'époque qui ont vu s'épanouir ce couple détonnant, pour lequel tout était prétexte à la fête, aux soirées, aux dépenses, allant même dans l'excès.

D'ailleurs, l'auteure de cette biographie insiste sur le caractère de ces fêtes, sur ce qu'ils y font, les personnes qu'ils y rencontrent, sans oublier de décrire leur mine déconfite lors des réveils tardifs des lendemains. Ainsi que les problèmes d'argent récurrents qui plongent parfois le couple dans des situations périlleuses, déstabilisant peut-être, l'inspiration de Scott.

Bref, j'ai beaucoup aimé connaître les ressentis de cette femme trop souvent dans l'ombre de son génie de mari, alors qu'elle s'efforçait par tous les moyens de briller elle aussi. Un mari qu'elle adorait par ailleurs sans aucun doute, mais auprès duquel elle n'a finalement jamais réussi à trouver une place.

Le couple Zelda/Scott est et était connu pour leur beauté, leur côté festif mais surtout et grâce à Scott, alors que l'on a trop tendance à oublier, que sa femme possédait elle aussi une âme d'artiste, qui n'a pas eu la reconnaissance qu'elle recherchait.

Un livre intéressant qui nous donne un autre point de vue sur ce couple phare des années folles.

" Elle s'inquiète pour des choses très étranges, pensais-je. Comme toutes les femmes. Il y avait tant de règles auxquelles nous, les filles, nous devions nous conformer, tant d'accents mis sur les convenances. Dos droits. Mains gantées. Lèvres nues - et jamais effleurées -, jupes bien repassées. Humilité du discours. Yeux baissés. Pensées chastes. Beaucoup de sottises, à mon goût. Si les garçons m'appréciaient, s'était bien parce que je lançais des boulettes de papier, parce que je racontais des blagues salaces et parce que je les laissais m'embrasser s'ils sentaient bon et que j'en avais envie. Mes principes étaient fondés sur le bon sens, et non sur les arguments des moutons de Panurge."


Titre original:Z: A novel of Zelda Fitzgerald
Serie: /
Editeur: Michel Lafon
Collection: /
Date de publication: 2 mai 2013
Nombre de pages: 384
Prix: 20, 50€
Existe en format poche aux Editions Pocket (2014) 



lundi 17 octobre 2016

Vertige, de Franck Thilliez


Huis clos glaçant pour âmes averties. 

C'est une première, il faut que je me confesse! 

En effet, c'est la première fois qu'une histoire, me poussant tellement à bout, me force à lire la fin avant même d'avoir entamé la moitié du livre.

A tous celles et ceux que j'ai pu blâmer en apprenant leur travers incompréhensible, vous pouvez rire et me pointer du doigt dorénavant. 

Toutefois, pour ma défense, j'avais prévenu (et l'auteur également), que s'il arrivait quoi que se soit au chien j'abandonnerai automatiquement le récit. Malheureusement, mise en garde ou non, il fallait que je sache où l'auteur allait m'emmener, car je perdais pied dans cette galerie exiguë. 

Je ne suis pas du genre claustrophobe, mais franchement j'ai bien cru le devenir à cause de cette histoire.

Alors que j'en étais à seulement quelques pages de lues, avec un engouement au paroxysme face à un roman de cet auteur dont j'apprécie beaucoup l'univers, j'ai quelque peu déchanté alors qu'une certaine ressemblance avec un film m'a sauté au visage.

En l'occurence, il s'agit du film "Saw" et notamment du tout premier, où deux hommes se retrouvent menottés dans ce qui ressemble à des toilettes publiques, avec le corps d'un troisième inerte et baignant dans son sang. 

Le postulat de départ est assez identique, à la seule différence que l'action du livre se déroule dans une galerie sous la montagne.

Dans ma grande naïveté qui me caractérise souvent, je me demande comment ai-je pu seulement imaginer que Franck Thilliez aurait le culot de s'approprier les idées d'un autre... Non mais voyons!

Bien entendu rassurez-vous, si l'allusion peut sembler évidente en début de partie, sachez que vous n'aurez pas à faire avec un remake "à la française". 

Parenthèse close, passons cette histoire au crible. 

L'univers de ce roman m'a beaucoup dérangé, à la fois par son côté macabre et aussi à cause de cette sensation oppressante qui ne pas quitté d'une semelle. Néanmoins, j'ai aussi été contrarié par mon absence d'empathie envers les protagonistes (en dehors du chien). A aucun moment je ne suis parvenue à ressentir autre chose que le doute envers les trois hommes, tour à tour me méfiant de chacun sans réussir à saisir leur nature. Même si c'était justement l'enjeu de ce livre, et le désir de l'auteur de nous balader d'une révélation à une autre, je n'ai pas été chamboulé dans mes émotions (en dehors du chien, oui on sait). Bref, je vais arrêter mon focus sur la cause animalière mais à chaque fois cela à le don de basculer mon attention sur tout autre chose comme : "mais il est passé où le chien/chat/&co?" ou alors "pourquoi visent-ils toujours le cheval et pas le cavalier franchement?!" 

Que soit un livre ou un film, s'il y a un animal dans l'intrigue je peux rester prostrée si par malheur il venait à lui arriver quelque chose! (Je ne me suis toujours remise du film "Je suis une légende")

Enfin bref, je m'écarte du sujet principal. 

Donc, certes l'intrigue reste intéressante, à nous faire vivre dans ce huis clos écrasant, tour à tour accusant chaque des trois personnages ensevelit sous la glace, et malgré tout elle aura eu le mérite de me perturber. Malheureusement, la révélation finale où le lecteur se fait sa propre idée de la réalité à toujours le don de m'agacer, notamment quand j'ai entre les mains un thriller. 

Pour le coup, j'aime quand les choses sont évidentes. 
Pour le coup on cherche encore la victime et ça, ça me tue!

"— Regarde Bienvenue, mon araignée, et dis-toi que si un organisme si fragile y arrive, alors nous y arriverons aussi.
Je m’apprête à m’éloigner, il m’appelle.
— Jonathan ? J’ai faim.
La faim, un mot qui me percute le crâne cent fois par jour.
— J’ai faim à un point tel que je pourrais me bouffer le bras. Ça fait quoi ? Trois jours qu’on est ici ? Trois ridicules bâtons verticaux… On dirait que ça fait des mois. Je… Je sais pas s’il y en aura beaucoup d’autres, des bâtons. J’ai… J’ai déjà envie de dormir, et de ne plus jamais me réveiller. Ce serait tellement plus simple.
En entrant de nouveau sous la toile, je me rends compte à quel point nos corps en perdition sentent mauvais.
— C’est maintenant que la sensation de faim se révèle la plus forte. Il faut tenir, ton organisme va s’habituer au manque, l’eau parfumée à l’orange lui suffira. Tu as l’habitude avec le ramadan, non ?
— C’est pas pareil. Et puis, on triche un peu, au ramadan. Là, j’ai le sentiment que les batteries, elles seront bientôt à plat.
— Je sais, je sais. Le froid y joue pour beaucoup, il force notre organisme à puiser dans les réserves pour maintenir la température de croisière. C’est ce qui peut expliquer aussi les choses curieuses que nos yeux voient. Mais si j’ai découvert une petite araignée, c’est qu’il existe d’autres insectes cavernicoles dans ce gouffre, ou d’autres bestioles. Nous les mangerons, s’il le faut.
— J’ai pas vu d’insectes. Aucun être vivant. Les seuls microbes qui traînaient, c’était pour moi. Et même ? Si on trouve un scarabée, on le partage en trois ?"



Titre original: Vertige
Série: /
Editeur: Fleuve noir
Collection:
Date de publication: 13 octobre 2011
Nombre de pages: 331











dimanche 9 octobre 2016

Confess, de Colleen Hoover


Indéniablement c'est un coup de cœur!

"Jamais deux sans trois", dit l'adage, et aussi, "Le troisième est le bon". Alors les deux se confirment avec ce nouveau titre de Colleen Hoover, qui vient juste de se placer parmi mes auteurs préférés, soit entre Gayle Forman et Diana Gabaldon.

Par où commencer... Ou plutôt, comment formuler ma chronique de façon intéressante, quand la seule chose que j'aimerai dire c'est "Wouhhhh ce livre est dément!"

Quelle argumentation!

Allez, faut que je me creuse les méninges. 

Ce qu'il me plaît avec Colleen Hoover, s'est qu'elle se défend d'être une personne romantique et je trouve que cela se ressent dans ses histoires. En effet, on a beau avoir affaire à une romance (pas de doute on n'est pas dans un thriller), à aucun moment on ne sombre du mauvais côté de ce genre littéraire, à savoir la mièvrerie. Et là je viens de mettre un point très important sur le fait que j'adore cette auteure, moi qui suis très critique avec les romances.

Avec Colleen Hoover pas de guimauve !

Pour le coup, je n'hésite pas à en faire un slogan.
L'auteure a la gentillesse de nous éviter les écueils habituels, et les banalités affligeantes du style comme tous les "Je t'aime, moi non plus", ou encore "Je te suis, tu me fuis, je te fuis, tu me suis" et pire les héroïnes hystériques et les demoiselles en détresses. Merci Colleen...

Je sais que je lis beaucoup de romances (mon côté petit artichaut) et, qu'au final, peu d'entres elles parviennent à me captiver dans leur intégrité. Soit je trouve les personnages trop caricaturaux, soit le scénario est creux, soit la fin est d'une évidence déconcertante. Néanmoins, dans l'univers de cette auteure, je ne parviens jamais à savoir où l'histoire nous emmène. J'espère à chaque fois que l'issue ira dans le sens que je pressens, mais je ne pourrais pas dire comment, ni même être sûre de la finalité. 

Les émotions sont présentes, le jeu des personnages est juste, les situations s'inscrivent dans le concret, et surtout à aucun moment, l'auteure ne va pas se permettre un raccourci pour faciliter les choses à ses personnages. Vous savez ce genre d'évènement qui arrive pile poil au bon moment, comme par hasard... Il est difficile de jouer avec la carte du "hasard" dans une fiction, où tout est réfléchi et agencé (du moins en règle générale) et encore faut-il jouer cette carte de la bonne façon sans avoir l'air d'aider le récit. 

Je ne sais pas si je suis cohérente (je demanderai à Chris pour être sûre), mais je trouve toujours agaçant de lire une histoire avec les yeux au ciel, tellement certaines situations sont de l'ordre de l'impossible ou, quand elles sont aberrantes au possible. 

Pour en revenir à l'histoire, qui joue pourtant largement la carte du "hasard", je l'ai trouvé très cohérente avec des personnages touchants. Auburn est une femme forte qui se bat inlassablement pour revivre auprès d'une personne chère à son cœur. Mais, quand elle rencontre Owen, le temps d'une soirée, la jeune femme change de visage et profite simplement de l'instant présent. Malheureusement, son passé reprend le dessus, la forçant à continuer son combat pour l'avenir qu'elle espère un jour toucher du doigt. Quant à Owen, il va devoir faire des choix qui ne seront pas en adéquation avec ceux d'Auburn, et pourtant il est indéniable qu'une attraction se lie entre ses deux jeunes gens

Je reste très évasive, autant que le synopsis, qui en dit suffisamment pour ne pas gâcher l'histoire. Par exemple, on ne nous parle pas d'Adam qui a pourtant un rôle majeur dans l'histoire, et encore moins de AJ, qui aura lui aussi son mot à dire. Mais je vous laisse découvrir de quoi il en retourne, et j'espère vous avoir persuadé de donner une chance à ce livre. 

Bonne lecture.

"J'ai rencontré un type super il y a trois semaines. Il m'a appris à danser, m'a redonner l'envie de flirter, m'a ramené chez moi, m'a fait sourire, tout ça pour me prouver que TU N'ES QU'UN CON OWEN.

PS : Tu portes des initiales idiotes". 

Les confessions sont censées rester anonymes, Auburn.



Titre original: Confess
Saga: /
Editeur: Hugo & Cie
Collection: New Romance
Date de publication: 7 avril 2016
Nombre de pages: 344
Prix: 17€




mercredi 21 septembre 2016

Conversion, de Katherine Howe



Et pourquoi pas une bonne histoire de sorcières?!


Depuis, ma lecture "Un souffle de givre" de Alyxandra Harvey, je vous avez fait part d'une soudaine envie de sorcellerie. Je me rappelle encore très bien la saga "Femmes d'Autremonde" dans lequel il est question, entre autre, de femmes aux capacités exceptionnelles, et dont j'avais beaucoup apprécié la partie consacrée à Paige (cela me fait penser que je n'ai pas terminée cette série, encore une).

Bref, à sa sortie, ce titre m'a beaucoup attiré de part sa couverture (que voulez-vous je suis comme ça) et par son synopsis qui laissait sous-entendre comme une idée de possession... Pourtant, j'ai longtemps hésité avant de sauter dessus à l'occasion d'une énième balade à ma librairie. D'ailleurs, il me semble avoir entamé sa lecture quelques jours plus tard.

S'il est vrai que j'attendais davantage de cette histoire de "possession", la finalité de cette histoire m'a tout de même convaincue. Toutefois, je regrette souvent les explications "logiques" sur des cas étranges. Pourquoi ne peut-on pas parfois éviter de trouver une solution logique à certains évènements inexplicables ? Ne peut-on pas accepter de temps en temps que l'on puisse tirer des conclusions évidentes à toutes choses.

Enfin bref, mes récriminations ne doivent pas vous empêcher de découvrir cette histoire, si elle vous  fait envie, car l'auteure aborde un sujet très intéressant en faisant un parallèle, qui l'est tout autant, avec une autre histoire, celle du procès des Sorcières de Salem. Honnêtement, si je connais cette œuvre de nom, son contenu quant à lui m'était totalement inconnu. Du coup, j'ai trouvé que l'auteure avait eu une bonne idée d'insérer des pans de cette histoire à la sienne.

Les personnages, sont exploités comme il se doit, ni trop peu ni trop assez. J'entends par là que leur mise en scène est étudiée de façon à nous montrer juste ce qu'il faut, nous évitant un déluge de détails et informations inutiles. Et les différentes énigmes s'imbriquent parfaitement au fil directeur.

En somme, il ne s'agit peut-être pas d'un coup de cœur, mais je reconnais l'intelligence de l'auteure dans le maniement de son récit et de ses choix pertinents quant à sa thématique, même si j'aurai apprécié comme un voile de doute sur certains aspects de son histoire.

Depuis la disparition de la directrice, la vérité était une chose énorme, amorphe, incontrôlable et invisible. 
Une sorte de monstre qui rôdait dans les couloirs de St Joan, que tout le monde traquait mais que personne ne voyait.



Titre original: Conversion
Saga: /
Editeur: Albin Michel
Collection: /
Date de publication: 6 mai 2015
Nombre de pages: 467
Prix: 18€

lundi 19 septembre 2016

J'étais là, de Gayle Forman


Un roman signé "Gayle Forman", est comme une valeur sûre!

On ne peut pas dire que les thèmes abordés par Gayle Forman rentrent dans la catégorie "comédie romantique", toutefois un livre ne doit pas forcément me faire rire pour me plaire! Ce que j'aime avec un bon livre, entre autre, c'est sa capacité à m'émouvoir et me faire réagir quant à certains évènements.
Ainsi, on pourrait se demander pourquoi les histoires de Cat Clarke ne me font pas le même effet? Puisque cette dernière place également ses personnages dans des situations terribles, sans les épargner quand il s'agit de les confronter à la douleur.
Toutefois, la différence entre ces deux auteurs repose sur une vision un peu manichéenne. En effet, Gayle Forman restera davantage fixée sur le "bon côté" et la générosité de l'Homme, tandis que Cat Clarke y verra peut-être plus de la perversité.

Quand Gayle Forman offre une seconde chance à ses héros, Cat Clarke les condamne. Finalement, c'est cette lueur d'espoir et cette nostalgie que j'apprécie avec les œuvres de Gayle Forman, tout scenario dramatique soit-il.

En conséquence, vous l'aurez compris le point de départ de cette histoire est loin d'être léger, puisque nous apprenons la mort ou plutôt le suicide d'une jeune fille. Toutefois, au lieu de remonter le fil des évènements qui ont pu conduire cette dernière à commettre un tel acte, nous suivons le parcours de Cody, sa meilleure amie, qui va tenter de comprendre pourquoi, son amie a qui tout souriait, a-t-elle mis fin à ses jours, de son point de vue

Cette enquête est empreinte de douleurs, de remords et de nostalgie. Tour à tour, Cody va passer à travers différentes émotions pour tenter de se relever, pour aller de l'avant, avant d'essayer de se mettre à la place de Meg et comprendre ce qui a pu lui donner l'envie de se tuer.

La dépression, puisqu'il est clairement question de cette pathologie, est une maladie vicieuse, qui plonge les patients dans une solitude totale, malgré que certains bénéficient d'une famille, d'amis, de proches, prêts à les aider. Malheureusement, on peut souffrir de dépression sans le laisser paraitre. Dans certains cas les symptômes sont presque invisibles, ou à mettre sur le compte d'un petit "coup de mou", et pourtant il est indéniable que ces personnes souffrent.

L'auteure met en scène cette maladie à travers l'expérience de ses personnages, mais aussi tout ce qui gravite autour, et notamment le soutien, qu'il soit dans un sens comme dans l'autre.
Je ne voudrais pas trop m'étendre sur cet aspect puisqu'il tient une part importante dans l'histoire, mais si je savais que ce genre de communauté existait, le lire a été une épreuve.

Il me semble que "J'étais là" est le livre le plus sombre de Gayle Forman, le plus difficile à lire sans aucun doute, bien que "Si je reste" m'a fait versé quantité de larmes. Ici j'ai ressenti de la colère envers certaines pratiques que je ne peux accepter, pour moi cela pourrait se résumer à "tirer sur un homme à terre"!

Je vous recommande ce livre, que vous ayez 13, 15, 20, 40, 50 ou plus, juste pour ouvrir les yeux sur une maladie, oui sur une pathologie au même titre que n'importe quel virus ou bactérie, qui peut mettre votre système immunitaire en danger. Et pour que chacun puisse voir d'un autre œil les patients qui souffrent, seuls dans leur coin, ou entourés d'une famille. Les personnes souffrant de dépression ne sont pas forcément celles qui souffrent aussi de solitude.


Cléo

— J’imagine que ça peut passer pour dingue, en effet, je poursuis.
Je jette un coup d’œil en douce à Ben. Il fixe le feu.
— Non, objecte Richard. Tout le monde connaît ça. Tout le monde a ses mauvais jours, imagine en finir. Sais-tu pourquoi mon père qualifie le suicide de péché ? ajoute-t-il en désignant la maison du pouce.
— Parce que c’est un meurtre, je soupire. Parce que seul Dieu a le droit de décider quand ton moment est venu. Parce que voler une vie, c’est voler Dieu.
Je me contente de répéter comme un perroquet les horreurs que les gens ont sorties au sujet de Meg.
Richard secoue la tête, cependant.
— Non. Parce que c’est tuer l’espoir. C’est ça, le péché. Tout ce qui tue l’espoir en est un.

Titre original: I was here
Saga: /
Editeurs: Hachette Roman
Collection: /
Date de publication: 9 septembre 2015
Nombre de pages: 365
Prix: 17€



lundi 8 août 2016

Archer's voice, de Mia Sheridan



Une romance peu commune, j'apprécie! Oui, mais...

Une histoire d'amour entre, une personne incapable de s'exprimer autrement qu'avec ses mains et ses expressions faciales, et une personne ayant subi un grave traumatisme, avait de quoi captiver mon attention. Le pari est en partie remporté, mais je trouve dommage que l'auteure ait opté pour quelques facilités, notamment celle où l'héroïne sache déjà signer.

L'aspect "trouver une personne captivante juste avec des mimiques et des gestes" aurait été nettement plus percutant, si l'héroïne n'était pas parvenue dans l'immédiat à se faire comprendre et à communiquer par le langage des signes. Le côté apprentissage aurait pu apporter une autre dimension au récit, et par la même occasion au duo Archer/Bree.

Je regrette également le "jeune" âge de certains personnages, en l'occurrence celui de Archer. Bien que je puisse imaginer que certains évènements dramatiques puissent nous faire mûrir et grandir plus vite que la "normale", j'ai plusieurs fois été étonnée de la grande maturité de Archer qui donnait l'impression d'un grand décalage entre l'image que je m'en faisais et l'âge qu'il avait. Physiquement, il me donnait plus l'impression d'un homme proche de trente ans que d'un tout jeune adulte.

Hormis ces quelques aspects qui ont retenu mon attention, la lecture de cette histoire est restée intéressante grâce au personnage d'Archer, tantôt attendrissant de par sa candeur, tantôt rustre quand Bree essaye de s'immiscer dans son monde. Quant au rôle de Bree dans ce récit, j'ai trouvé son personnage légèrement plus en retrait, même si son point de vue est largement plus exploité que celui de Archer, j'ai senti que l'accent de ce livre se portait davantage sur le handicap et le passé douloureux du jeune homme que l'inverse.

En dehors, du jeu des personnages, la pseudo-énigme qui entoure notre couple est juste là pour faire tapisserie, et ne sert que très peu l'histoire, dans le sens où l'affaire est plus qu'évidente. Je ne mentionnerai même le cas de Bree et de sa résolution, qui arrive mais avec une facilité, déconcertante. Franchement, parfois il me semble que certains oublient les règles sur les probabilités qu'un évènement puisse arriver pile au bon endroit et bon moment. Je sais que parfois il est plus facile de jouer sur la carte du "Y a pas de hasard" ou encore sur celle "comme le monde est petit", malheureusement ce cas de figure est souvent amené de façon trop grosse.

Bref! En somme la romance reste plaisante, mais une fois encore les détails ne sont pas travaillés jusque dans les moindres recoins.
Cléo


" Oh mon dieu, Archer!
Comment apprendre à quelqu'un qui à tout perdu à ne pas craindre que sa recommence?
Comment apprendre à quelqu'un à croire en quelque chose que personne ne peut garantir?
Cet homme si beau que j'aime avait l'air de tellement souffrir en exprimant son amour pour moi. Je souhaitais de tout mon cœur qu'il soit heureux, mais je comprenais très bien pourquoi il souffrait.

- Aimer quelqu'un signifie forcément être prêt à souffrir. On ne veut pas perdre plus que ce qu'on à déjà perdu, mais est-ce que ça ne vaut pas la peine de courir le risque?

Il a cherché mon regard et à hoché la tête, mais j'ai lu dans son regard qu'il n'était pas complètement convaincu."


Titre original: Archer's voice
Saga: /
Editeur: Hugo Roman
Collection: New romance
Date de publication: 4 février 2016
Nombre de pages: 394
Prix: 17€

mardi 19 janvier 2016

Ugly Love, de Colleen Hoover

Une histoire qui m'a prise au dépourvu comme un boomerang! 

Cette lecture m'a permis de comprendre une chose : continuer sur ma lancée avec cette auteure. 
Je me souviens déjà du premier livre que j'ai lu d'elle, Indécent qui avait été une bonne découverte. Ici, je signe mon attachement à la plume de Colleen Hoover et à son univers. Autant, j'avais quelques réticences avec le synopsis de "Ugly love", autant les premières pages m'ont contredites rapidement. A tel point que j'ai dévoré ce livre d'un bout à l'autre. Et je vous rappelle qu'avec un Little W. qui réclame énormément d'attention la chose n'est pas toujours aisée... 

Il n'est pas seulement question de romance avec Colleen Hoover et encore moins de placer les protagonistes dans des conditions pseudo rocambolesques où tout est écrit à l'avance. Que nenni! Le contexte n'a rien de simple et le fin mot de l'histoire ne nous apparait pas comme une évidence lors de la lecture des premières pages. 

L'histoire se construit avec une double narration, et à deux époques différentes. D'un côté, nous suivons Tate Collins dans sa vie et, entre autre, sa relation compliquée avec Miles Archer. Et d'un autre côté, nous remontons le temps pour nous retrouver six ans plus tôt dans la peau de Miles. Ce chassé-croisé est essentiel à l'histoire et nous offre un autre point de vue sur Miles que l'on pourrait trouver trop stéréotypé sans ce flashback. 

Loin des romances standard et des "Je t'aime, moi non plus" l'auteure insiste fortement sur le caractère et le passé de nos deux âmes en peine. Selon moi, c'est justement sur ce genre de détails que l'on peut faire toute la différence entre un récit captivant et un autre terne. Rien n'est joué d'avance, et surtout l'univers sonne juste. On ne tombe pas dans un scenario impossible pour tenter vainement de raccrocher des wagons bringuebalant. Colleen Hoover cherche à nous émouvoir avec justesse et je peux vous dire que j'ai versé des larmes à la fin de l'histoire. En toute franchise, je ne m'attendais pourtant pas à cette finalité, et pourtant avec "Indécent" j'aurais dû y penser... 

Bref, toujours est-il que "Ugly love" a été une lecture appréciable du début jusqu'à la fin, et bien que l'héroïne soit prise dans une situation amoureuse qui la dépasse totalement, et malgré ses changements de direction et de décision, je ne l'ai trouvé que plus juste et vraie. A aucun moment, elle ne m'a agacé, ni même fait lever les yeux au ciel, car je pouvais comprendre chacune de ses hésitations et tergiversions. Et c'est tout là l'enjeu de cette histoire:
Tate se fourvoie-t-elle avec Miles? 

Pour le savoir vous n'aurez d'autre choix que de le découvrir par vous-mêmes. Alors bonne soirée et bonne lecture à vous. 
Cléo


" _ Je ne peux pas te donner davantage que ça, souffle-t-il en guise d'avertissement. Je ne peux pas. 
Je lui en veux de dire ça mais ne l'en respecte pas moins. 
[...]
Et je dois me rappeler qu'il ne s'agit que de sexe. Rien de plus. Il ne me donnera rien de lui. 
J'aurai beau me dire que ça suffit, je ne peux m'empêcher de prendre, d'en prendre autant que je peux. En déchiffrant chacun des sons qu'il émet, chacun de ses gestes, en essayant de me convaincre qu'il m'en donne déjà sans doute beaucoup plus qu'il ne voudrait. 
Quelle idiote! 
Au moins, je m'en rends compte."
Tate



Titre original: Ugly love
Editeur: Hugo Roman
Collection: New romance
Date de publication: 4 novembre 2015
Nombre de pages: 328 pages
Prix: 17€