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vendredi 13 juin 2014

Le théorème du homard, de Graeme Simsion


" — Qu'est-ce que tu lui as dit? m'a demandé Gene. Nous déjeunions ensemble au Club Universitaire comme prévu.

— Je lui ai dit que je n'avais pas fait attention à son apparence. Je ne voulais pas qu'elle s'imagine que je la considère comme un objet.
— Bordel! La seule fois de ta vie où tu réfléchis avant de parler, c'est la seule fois où tu aurais mieux fait de t'abstenir.
J'étais incrédule. 
— J'aurais dû lui dire qu'elle était belle?
— Gagné! Et du premier coup, a lancé Gene, à tort puisque justement je n'avais pas gagné du premier coup. "


Peut-on trouver une épouse sur mesure ? 

Le professeur de génétique Don Tillman, génie des sciences mais absolument inapte à vivre en société, en est persuadé. Pour mener à bien son « Projet Épouse », Don met au point un questionnaire extrêmement détaillé lui permettant d'éliminer toutes les candidates qui ne répondraient pas à ses exigences. 

Et celles-ci sont nombreuses car pour Don, la femme idéale NE DOIT PAS : 

1. Fumer et boire.

2. Être végétarienne et aimer la glace à l'abricot.

3. Se lever après 6 heures.

Mais elle DOIT : 

1. Faire du sport.
2. Être ponctuelle.
3. Accepter le Système de Repas Normalisé qui prévoit du homard au dîner le mardi.


Une vraie petite pépite!

J'ai découvert ce livre grace à une review filmée sur la chaîne Youtube de JessLivraddict, et quand elle a comparé le personnage principal, Don, à celui de Sheldon dans Big Bang Theory, j'ai tout de suite voulu découvrir ce livre dont elle ne tarissait pas d'éloges! 

A mon tour de m'en faire mon propre avis, et je ne peux que confirmer les dires de Jess car ce livre est une petite merveille d'humour et de tendresse. Si, si, de tendresse je n'ai qu'une seule envie prendre Don sous mon aile pour l'aider à ouvrir un autre regard sur le monde qui l'entoure. 

Si vous connaissez déjà la série Big Bang Theory, il n'est pas nécessaire de vous présenter Sheldon ce scientifique très pragmatique, maniaque et handicapé social, et bien cela vous donne un bon aperçu du personnage principal du livre, qui rationalise toute sa vie comme on mène un projet d'étude. 

Don ne laisse rien au hasard, et rentabilise la moindre minute de son temps à ses recherches universitaires sur la génétique. Toutefois, ne souhaitant pas finir sa vie seul entre ses quatre murs, il décide de trouver une partenaire de vie idéale. Ainsi, quand il est question de "centrer ses recherches" sur la perle rare, il lui vient tout de suite à l'esprit de monter tout un questionnaire pour faire au préalable un tri sélectif. 

Comme on peut s'en douter, tout ne va pas se passer aussi facilement que Don l'espérait, puisque son ami, Gene, lui fait croiser la route de Rosie, une jeune personnage aux antipodes de son mode de vie et de sa façon de penser. Toutefois, Rosie est à la recherche de son père biologique depuis la mort de sa mère. Alors, si Don s'accorde sur le fait que Rosie ne correspond pas à son idéal féminin, il entreprend de l'aider dans ses recherches et tous deux se lancent dans "l'opération père" à défaut de chercher sa future épouse.

Au détour de cette opération, Rosie va parvenir à ouvrir les yeux de Don sur le monde et les personnes qui l'entoure, et casser ses habitudes et son planning drastique. 

J'ai très souvent ri des observations de Don, notamment quand ce dernier tente d'expliquer à un de ses élèves la différence entre "évolution" et "créationnisme" sans jamais connaitre le sens de la demie mesure, persuadé en tant que scientifique de pouvoir découvrir la vérité absolue. Pour lui tout n'est que logique et démonstration scientifique, alors il va avoir tendance à s'embourber quand ses sentiments vont vouloir prendre le pas sur sa raison. 

Si je parle beaucoup de Don, étant aussi le narrateur de l'histoire, Rosie, avec sa personnalité complètement décalée, n'est pas en reste dans cette histoire, et nous propose de bons moments entre son laisser vivre et la rigidité de Don. 

Seul léger bémol, le récit qui s'essouffle un peu vers la fin avec cette "opération père" qui prend trop d'importance alors que j'aurai aimé lire davantage de situations cocasses sur le maelstrom d'émotions qui secoue notre cher Don. 

En somme si les personnages à la "Sheldon" vous font mourir de rire, venez en découvrir un qui tombe amoureux de son opposé féminin. Un livre que je vous recommande pour vos prochaines vacances d'été!

Publié aux Editions NiL, en mars 2014, 384 pages, 20€





jeudi 10 octobre 2013

A l'eau de rose, Gwyn Cready





Lorsque la critique littéraire Ellery Sharpe, journaliste à la plume acerbe, commet un impair dans les pages du Vanity Place, son chef lui inflige la pire des punitions : rédiger un article élogieux sur la romance, un genre qu’elle méprise. Pour ne rien arranger, Axel Mackenzie, son ex, est engagé pour l’épauler, et il prend cette mission très à cœur  D’une part, parce que le magazine est prêt à doubler son salaire s’ils arrivent à se mettre les lectrices dans la poche, et d’une autre, parce qu’il y voit la possibilité de reconquérir Ellery. Se pourrait-il que la jeune femme change d’avis sur les romans d’amour ? Et sur son ex ?



En ressortant du Ladies Club, organisé par les Editions Milady, j'ai eu l'occasion d'entendre parler de ce livre qui faisait référence à des classiques du genre littéraire. Appâtée par les divers avis que j'ai pu entendre ici et là, je me suis intéressée de plus près à ce livre qui promettait d'être drôle tout en parlant d'un sujet qui me plaisait beaucoup, à savoir les personnes qui dénigrent les romances, les excluant d'office de la littérature. Ainsi, avant un tour à la plage, je suis passée dans la première librairie pour me le procurer. 



Lu d'une traite entre la plage et le train! 

Ce livre ne m'a pas lâché depuis notre premier contact sur la plage, et ce jusque dans le train qui me ramenait sur Paris! J'ai tout aimé, depuis les références littéraires, en passant par le caractère de notre héroïne jusqu'à la romance présente dans ce livre. D'ailleurs, si j'ai reconnu le "Chardon et le Tartan" avec Highlander, j'aimerai bien connaître les références des deux autres, à moins qu'ils n'aient été créés de toutes pièces pour les besoins de l'intrigue. En tout cas, cela m'a donné envie de lire les romans de Gabaldon aussi vite que possible (un tour à la librairie va s'imposer une fois que les cartons seront posés). 

Outre la romance et les références littéraires, il a été très divertissant d'y lire les pensées d'un détracteur du genre littéraire de la romance, incarné par l’héroïne même du livre! En effet, les livres à "l"eau de rose" n'ont pas forcément bonne presse, et il n'est pas rare d'entendre certaines personnes sous-estimer ce genre de livres. Après tout, comme je l'ai entendu récemment, la lecture doit aussi être un divertissement, un moyen de lâcher prise et de s'évader. En ce sens, ce livre a rempli son rôle, même s'il ne m'a pas emballé par un style qui reste convenable. 

En somme, une histoire d'amour avec tout ce que l'on peut rencontrer comme bon et mauvais coté, certes, mais il n’empêche que le roman rempli son rôle. 
A lire sans chercher à vouloir faire une dissertation sur le style, à bon entendeur. 


 

jeudi 7 mars 2013

L'amour et tout ce qui va avec, de Kristian Higgins





_ Alors? Tu es dans quel état?
_ En ébullition sexuelle aiguë, admis-je à voix basse.
Elle émit un son appréciateur.
_ Qui ne le serait pas? Il est excitant. Il est dangereux. Il est rugissant comme un fauve, grondant comme un fleuve.
_ Cruel comme un assassin russe, murmurai-je.
Annie hocha gravement la tête.
_ Tout à fait. Je parie qu'il serait capable de te tuer rien qu'avec un doigt.






Présentation de l'éditeur, Dans cette comédie romantique subtile et pleine d’humour, Callie Grey est à la croisée des chemins. Elle est amoureuse depuis toujours de Mark Rousseau qui dirige l’agence de pub où elle travaille comme directrice artistique. Quelques mois plus tôt, elle a eu une brève histoire avec Mark à laquelle il a mis fin sous prétexte que ce n’était « pas encore le bon moment » pour lui. Alors qu’elle garde espoir envers et contre tout, Mark lui annonce en lui remettant son cadeau d’anniversaire qu’il est amoureux de Muriel, une magnifique brune qui s’apprête à travailler à l’agence. Callie est furieuse. Autre événement déstabilisant pour elle ; ses parents divorcés envisagent de se retrouver…
De quoi perdre pied? C’est sans compter sur sa nature foncièrement positive et sa rencontre avec le nouveau vétérinaire du coin auquel elle trouve une tête d’assassin russe mais dont le sourire pourrait bien la faire fondre…


Pourquoi ce livre?
Alors que j'aurais dû me plonger dans un tout autre livre qui était prévu pour finir mon mois de février, mon inclinaison littéraire en a jugé autrement se laissant diriger vers une lecture aux accents romantiques et à la couverture on ne peut plus tape-à-l'oeil. 
Accordant le bénéfice du doute à cette inclinaison, mon nez est venu au contact de livre à l'apparence forte appétissante! 

L'inclinaison n'a pas fait mouche!
Un contexte un peu trop simpliste à mon goût sans réelle frivolité dans l'histoire.
Si je reconnais que l'héroïne, dans le genre pétillante, nous offre quelques sourires en coin, ce ne fut pas non plus les fous rire en chaîne. 


A travers cette lecture, on comprend bien vite que les vacances terminées, mon rythme de lecture s'est amoindri considérablement. Toutefois, la cause n'en revient pas essentiellement à mon travail, puisque je vous confesse que ce livre est en partie responsable de se laisser aller littéraire. En effet, si je semblais emballée pour lire une comédie romantique, force m'est de constater que je préfère les voir à l'écran qu'en page! A moins que cela provienne exclusivement de l'histoire qui ne m'a pas fait chavirer.

Pourtant, l'héroïne loin de rester passive face à tout ce qui lui tombe dessus, j'entends par là une situation familiale qui se complique, une vie sentimentale qui part à vau-l'eau et enfin sa carrière qui semble même être compromise par l'arrivée d'une vipère, ne manque pas d'humour pour reconsidérer les choses sous un angle plus optimiste. Malheureusement, même si je reconnais que Callie fut un personnage fort dont les actions fut parfaitement acheminées, il n'en reste pas moins que j'ai mis plus d'une semaine à lire plus de 400 pages.

Non pas par manque de temps, mais d'envie! Rien ne m'attachait à cette histoire, ni même à son dénouement qui était plus ou moins évident. Toutefois, le tableau n'est pas complètement noir, puisque l'auteure est parvenue à me faire rire avec la scène de la presque belle-mère, ou tout comme celles du Tour des catins. Mais hormis ces quelques pages, l'ensemble était assez convenu. 

On notera néanmoins, un style agréable avec une plume de qualité et une bonne parité entre dialogues et actions, avec un petit bémol sur les descriptions de paysage, rarement placées au bon moment. D'ailleurs, si on a pas compris la couleur des feuilles on ne le saura jamais...

Pour ma part, l'appréciation est en demie-teinte, à cause d'une histoire qui manquait d'originalité face à des personnages pourtant bien cadrés.

Publié aux Editions Harlequin, dans la Collection Mosaic, le 1 novembre 2012, 464 pages, 18,90€