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jeudi 10 novembre 2016

L'instant précis où les destins s'entremêlent, d'Angélique Barbérant

Pourquoi et comment suis-je tombée sur ce livre?

Chose suffisamment unique pour le mentionner, il s'agit d'une chaude recommandation de ma maman qui me l'a mis dans les mains.

En règle générale, les recommandations vont dans l'autre sens avec ma maman. En quelque sorte, je suis sa source d'info personnelle, qui vient souvent me trouver pour que je lui trouve des livres, soit dans ma bibliothèque, soit directement en libraires sur mes conseils. Connaissant ses goûts et son penchant pour les témoignages et les histoires dramatiques, j'ai toujours une idée de ce qu'elle pourrait aimer.


Toutefois, même s'il m'arrive de lire des drames, il ne s'agit pas non plus de mon genre de prédilection. 
Je préfère m'évader que de me plomber le moral, même si j'ai su apprécier plusieurs de ces lectures comme avec "Nos étoiles contraires" de John Green ou encore "Si je reste" de Gayle Forman, que j'ai d'ailleurs fait découvrir à ma maman.



Bref, voici le deuxième livre que ma mère me demande de lire, et dont j'ai beaucoup apprécié la lecture. Comme quoi les conseils vont dans les deux sens...

Rappelez-vous pour celles et ceux qui me suivent un peu, la première recommandation avait été "Avant toi" de Jojo Moyes, que j'avais acheté à ma mère sachant qu'elle adorerait et qu'elle a réussi à me faire lire. 
Une lecture poignante qui ne m'a pas épargné. 

En ce qui concerne ce livre, à la simple mention de violence conjugale dans la quatrième de couverture, j'ai passé mon chemin, tout en le notant pour ma mère. Ce n'est pas que je veuille fermer les yeux sur un drame qui touche des centaines et des milliers de femmes chaque année, je n'ai pas besoin de lire des tonnes de témoignages pour connaitre cette tragédie, mais plutôt pour me protéger d'une certaine façon.

Néanmoins, il m'arrive de mettre mon nez dans des livres tristes, mais toujours à petites doses. Du coup, j'ai donné sa chance à ce livre qui avait chamboulé ma petite maman, et je n'ai pas été déçue puisque cette histoire est bouleversante.

Nous suivons tour à tour Kyle et Coryn, deux victimes d'agression conjugale. Le premier a perdu sa mère suite aux violences de son père, et la deuxième subit de plein fouet la folie meurtrière de son mari. Pourtant, de ce malheur va naître une chose merveilleuse, le destin va se charger de mettre ses deux âmes sur le même chemin...

Malheureusement, il ne suffit pas d'une rencontre pour tout changer, encore faut-il avoir le courage et la volonté de faire changer les choses, et quand on perd confiance en soi, rien n'est plus difficile que de se sentir assez forte pour dire STOP!

Les deux personnages ne vont avoir de cesse de s'imaginer une vie différente, une vie l'un auprès de l'autre, mais sans y parvenir, comme un rêve un peu fou, comme un rêve auquel on s'accroche pour ne pas sombrer.

L'histoire, du début jusqu'à la fin m'a captivé, j'étais aux premières loges d'une véritable barbarie, sans crouler sur les détails morbides de certaines scènes. On sait très bien ce qu'il se passe quand Jake part dans une colère sans limite, on apprend à compter les bleus sur le visage de Coryn, mais l'auteure nous épargne et ne s'attarde pas. Ne pensez pas que cela allège la situation, ou tend à passer sous silence la cruauté de l'acte, bien au contraire!

Après on ne peut pas tellement dire avec ce genre d'histoire que l'on a été ravie de la découvrir... Tout bouleversant que peut l'être ce récit, il n'a pas manqué de miner mon moral à force de voir tant de cruauté, mais il m'a permis de renforcer ma théorie du karma!

Au passage, depuis cette histoire, la vue d'une araignée me fait sourire ;)

Bonne lecture,
Cléo

Vous aimez le silence ?
Coryn murmura un "oui". Qui la troubla. Elle remit de l'ordre dans les feuillets plats et émotionnellement sans risque. Comment expliquer pourquoi elle n'écoutait plus la radio ? Comment dire qu'elle voulait entendre Jack arriver ? Comment expliquer que son mari aurait insisté et insisté pour savoir pourquoi elle écoutait ceci ou cela, à coups de poing dans le ventre ? Seul Jack mettait cette maudite radio en marche pour ne pas que les petits entendent quand ....



Editeur: Michel Lafon
Collection: /
Date de publication: 16 janvier 2014
Nombre de pages: 448
Prix: 17,95€
Disponible en format poche aux Editions J'ai Lu


samedi 15 octobre 2016

Maybe Someday - Tome 1, de Colleen Hoover


Encore un très bonne histoire pour cette auteure!


Décidément le succès est partout là où Colleen Hoover pose ses mots. En tout cas il semblerait que ce soit le cas pour moi.

Pour le moment, j'ai déjà lu quatre livres d'elle, Indécent où Layken tombe sous le charme de son voisin qui se trouve être son prof, Ugly love quand Tate et Miles se lancent dans une liaison purement charnelle qui va brûler leurs ailes, et enfin Confess où Auburn est prête à tout sacrifier pour récupérer son fils même son lien avec Owen, et enfin Maybe someday le dernier en date.

Donc vous l'aurez compris, sans grande surprise, ce fut encore une très bonne lecture et la rencontre entre Sydney & Ridge a surpassé mes espérances, rien que ça!

Il m'est difficile de vous détailler ma chronique sans vous en dévoiler de trop, puisque certains aspects ne m'ont sautés aux yeux qu'une fois que je les ai lu! D'ailleurs, à ce propos, le résumé figurant sur la quatrième de couverture, est excellent puisqu'il passe sous silence le plus important.

Néanmoins, je ne peux pas vous laisser sur ses quelques phrases, même si elles résument mon avis général. Il faut que je vous donne envie de connaître cette histoire, si ce n'est pas déjà le cas...

Pour cette histoire, Colleen Hoover a décidé d'implanter un univers musical autour la rencontre entre Sydney et Ridge. En effet, Ridge compositeur et parolier pour un célèbre groupe semble avoir perdu l'inspiration, jusqu'au jour où il remarque que sa voisine d'en face, chantonne sur les airs qu'il joue depuis son balcon. Ni une, ni deux, Ridge tente de convaincre en vain Sydney de lui prêter sa voix et ses paroles, jusqu'au jour où il retrouve cette dernière en bas de son immeuble, mouillée de la tête aux pieds et en pleure.

A partir de ce moment, une grande complicité va naître entre les deux personnages, d'abord artistique puis bien plus malgré leurs efforts réciproques pour ne pas tomber amoureux l'un de l'autre. En effet, si Sydney après avoir été trahi n'est pas prête pour se lancer dans une autre relation, Ridge quant à lui ne semble pas pouvoir, ni vouloir s'attacher à une autre personne.

Le duo va donc évoluer au sein de l'appartement de Ridge, qu'il partage avec son meilleur ami Warren et Bridgette, une nouvelle coloc tout feu tout flamme... Au passage, nous pourrons les découvrir plus intimement dans le second tome Maybe Not, qui leur est consacré, et pour le coup ils représentent véritablement un couple littéraire hors du commun. Même si Bridgette ne m'a pas convaincu, je me suis laissée davantage attendrir par Warren, certes plus bourru mais plus honnête.

En somme, un livre surprenant avec un résumé qui n'en dit pas trop (pour une fois) et nous laisse tomber des nues, tout comme Sydney.


"Je ne cherche pas à savoir ce qui m’inspire ni ce que ça signifie.
Je ne me pose pas de question… parce que la réponse est évidente.
Mais c’est de l’art. 
Une simple expression, qui n’a rien à voir avec l’action, contrairement à ce qu’on pourrait croire. 
Créer des paroles de chanson, ce n’est pas avouer directement ses désirs.
Si ?"

Titre original: Maybe Someday
Saga: Maybe
Editeur: Hugo & Cie
Collection: New Romance
Date de publication: 7 mai 2015
Nombre de pages: 374


dimanche 9 octobre 2016

Confess, de Colleen Hoover


Indéniablement c'est un coup de cœur!

"Jamais deux sans trois", dit l'adage, et aussi, "Le troisième est le bon". Alors les deux se confirment avec ce nouveau titre de Colleen Hoover, qui vient juste de se placer parmi mes auteurs préférés, soit entre Gayle Forman et Diana Gabaldon.

Par où commencer... Ou plutôt, comment formuler ma chronique de façon intéressante, quand la seule chose que j'aimerai dire c'est "Wouhhhh ce livre est dément!"

Quelle argumentation!

Allez, faut que je me creuse les méninges. 

Ce qu'il me plaît avec Colleen Hoover, s'est qu'elle se défend d'être une personne romantique et je trouve que cela se ressent dans ses histoires. En effet, on a beau avoir affaire à une romance (pas de doute on n'est pas dans un thriller), à aucun moment on ne sombre du mauvais côté de ce genre littéraire, à savoir la mièvrerie. Et là je viens de mettre un point très important sur le fait que j'adore cette auteure, moi qui suis très critique avec les romances.

Avec Colleen Hoover pas de guimauve !

Pour le coup, je n'hésite pas à en faire un slogan.
L'auteure a la gentillesse de nous éviter les écueils habituels, et les banalités affligeantes du style comme tous les "Je t'aime, moi non plus", ou encore "Je te suis, tu me fuis, je te fuis, tu me suis" et pire les héroïnes hystériques et les demoiselles en détresses. Merci Colleen...

Je sais que je lis beaucoup de romances (mon côté petit artichaut) et, qu'au final, peu d'entres elles parviennent à me captiver dans leur intégrité. Soit je trouve les personnages trop caricaturaux, soit le scénario est creux, soit la fin est d'une évidence déconcertante. Néanmoins, dans l'univers de cette auteure, je ne parviens jamais à savoir où l'histoire nous emmène. J'espère à chaque fois que l'issue ira dans le sens que je pressens, mais je ne pourrais pas dire comment, ni même être sûre de la finalité. 

Les émotions sont présentes, le jeu des personnages est juste, les situations s'inscrivent dans le concret, et surtout à aucun moment, l'auteure ne va pas se permettre un raccourci pour faciliter les choses à ses personnages. Vous savez ce genre d'évènement qui arrive pile poil au bon moment, comme par hasard... Il est difficile de jouer avec la carte du "hasard" dans une fiction, où tout est réfléchi et agencé (du moins en règle générale) et encore faut-il jouer cette carte de la bonne façon sans avoir l'air d'aider le récit. 

Je ne sais pas si je suis cohérente (je demanderai à Chris pour être sûre), mais je trouve toujours agaçant de lire une histoire avec les yeux au ciel, tellement certaines situations sont de l'ordre de l'impossible ou, quand elles sont aberrantes au possible. 

Pour en revenir à l'histoire, qui joue pourtant largement la carte du "hasard", je l'ai trouvé très cohérente avec des personnages touchants. Auburn est une femme forte qui se bat inlassablement pour revivre auprès d'une personne chère à son cœur. Mais, quand elle rencontre Owen, le temps d'une soirée, la jeune femme change de visage et profite simplement de l'instant présent. Malheureusement, son passé reprend le dessus, la forçant à continuer son combat pour l'avenir qu'elle espère un jour toucher du doigt. Quant à Owen, il va devoir faire des choix qui ne seront pas en adéquation avec ceux d'Auburn, et pourtant il est indéniable qu'une attraction se lie entre ses deux jeunes gens

Je reste très évasive, autant que le synopsis, qui en dit suffisamment pour ne pas gâcher l'histoire. Par exemple, on ne nous parle pas d'Adam qui a pourtant un rôle majeur dans l'histoire, et encore moins de AJ, qui aura lui aussi son mot à dire. Mais je vous laisse découvrir de quoi il en retourne, et j'espère vous avoir persuadé de donner une chance à ce livre. 

Bonne lecture.

"J'ai rencontré un type super il y a trois semaines. Il m'a appris à danser, m'a redonner l'envie de flirter, m'a ramené chez moi, m'a fait sourire, tout ça pour me prouver que TU N'ES QU'UN CON OWEN.

PS : Tu portes des initiales idiotes". 

Les confessions sont censées rester anonymes, Auburn.



Titre original: Confess
Saga: /
Editeur: Hugo & Cie
Collection: New Romance
Date de publication: 7 avril 2016
Nombre de pages: 344
Prix: 17€




dimanche 13 mars 2016

Thank you, good night, de Andy Abramowitz


Quand la musique est bonne, quand la musique sonne, quand elle guide de mes pas...

J'emprunte ma phrase d'accroche à Jean-Jacques Goldman, car quand une musique est bonne elle reste, elle nous marque. Pour moi, un livre représente tout autant la même chose. Quand il est bon, il nous suit longtemps après l'avoir refermé. En lisant "Thank you, good night", je m'attendais à tomber sur une histoire à la fois drôle, émouvante et déjantée. Retracer le parcours d'un groupe célèbre, qui décide après moult tergiversions, de relancer la machine de guerre offrait un terrain propice aux bouleversements. Malheureusement, l'affaire ne s'est pas révélée aussi fructueuse. 

Prenons le personnage principale, Teddy, membre fondateur du groupe Tremble, qui en découvrant une photographie de lui prise à son insu, va le faire réfléchir à l'héritage qu'il va laisser au monde. Le postulat de départ est bien choisi, toutefois le personnage en lui-même est vite fatiguant. 
Larmoyant, égocentrique, pessimiste, orgueilleux, notre Teddy n'est pas un personnage forcément enjoué, et l'unique chose qui semble l'intéresser repose sur l'héritage qu'il laissera. La pilule est difficile à avaler avec la dissolution de son groupe suite au flop de leur deuxième album, Ted est bien décidé à repartir sur la route pour reformer Tremble et donner une bonne leçon à ceux qui n'ont pas ou plus cru en lui. En lui... Et c'est bien là le problème de ce livre qui tourne trop autour de lui! Une vingtaine années plus tard, il se lance à la recherche des trois autres membres du groupe, mais finalement toute l'histoire est trop centrée sur Ted. L'auteur a voulu pointer du doigt ce personnage égocentrique qui veut donner un sens à sa vie en allant remuer les choses du passé, alors que son présent est bien plus urgent. 

Si la problématique peut être intéressante, personnellement je m'en suis vite lassée, car en plus d'être très "nombriliste" je trouve que pour une ancienne rock star, notre chanteur et compositeur manque cruellement de mordant. Pour moi il ne colle pas à l'idée que je me fais d'un type pour qui la musique est essentielle. 

Quant à son histoire avec Sara, une fois encore rien d'exaltant, cela reste très "plan-plan". On se demande vraiment ce qui les fait tenir, et si la conclusion de son histoire arrive comme une évidence, je n'ai pas trouvé cela très enthousiasmant.

On comprend vite où l'auteur souhaite nous emmener, et quelles conclusions notre héros doit-il tirer de cette histoire, mais cela ne relève pas le niveau d'un livre auquel il manque de piment, et ce d'autant plus qu'il est question de Rock (nom d'un petit bonhomme). 

J'ai été déçue par ce livre car je m'attendais à un récit plus remuant, avec une touche d'humour qui va au-delà du comportement marginal de Jumbo Jett. Néanmoins, je dois reconnaitre que le style de l'auteur reste agréable, mais son récit m'aurait davantage plu si Ted avait été plus spontané et intrépide. 

Je remercie Babelio en tout cas pour ce livre offert dans le cadre des "Masse Critique". 



Titre original: Thank you, Goodnight
Série: /
Editeur: Bragelonne
Collection: Milady
Date de publication: 20 novembre 2015
Nombre de pages: 504 pages

mardi 17 novembre 2015

La contre-heure, de Sébastien Hoët




C'était vraiment curieux ces gens qui allaient au bout du monde à la rencontre de visages auxquels ils n'adresseraient pas la parole au retour. Les mêmes qui faisaient cours à leur ordinateur en classe plutôt qu'aux élèves. Il allait quant à lui s'ensevelir dans sa maison, dormir une bonne partie du jour, commencer à écrire un roman peut-être. Il voulait l'écrire pour quelqu'un, il voulait écrire qu'il s'était trompé, que l'être humain est souvent bon, que l'époque n'est pas si médiocre, que les femmes aiment encore les hommes, que nos enfants nous prolongent et nous sauvent. Il croisa le regard d'Esther et son sourire.







Gilles est professeur de philosophie dans un lycée. Il est séduisant, brillant, un brin iconoclaste, témoin halluciné de la médiocrité moderne. Ce jour de rentrée commence bien mal puisque Victoire, une élève de première, s’est défenestrée du troisième étage du lycée. Une nouvelle année de débâcle dans les couloirs de l’Éducation nationale ? Une jeune femme aux yeux verts y apparaît pourtant, qui pourrait changer le monde.

Je ne dois avoir l'esprit assez fin pour apprécier.

La plume est incomparable, le ton bien senti et sarcastique, le personnage central ne mâche pas ses mots pour décrire le monde qui l'entoure, et l'histoire est hors du commun. Malgré l'originalité de ce livre qui en fait un récit à part, je n'ai pas accroché. J'ai longtemps cru que je finirai par m'habituer au monde du personnage, à sa sensibilité étrange, au regard qu'il jette sur son entourage, sur ses élèves, à ses mœurs légères quant aux femmes, mais plus j'avançais dans l'histoire, plus elle me perdait. Pour finir sur les derniers mots, sur une fin qui m'a laissé de marbre, à côté, sans avoir compris finalement le but de ma lecture. 

Ai-je aimé? Ai-je détesté? 
Je répondrais non aux deux questions. Car si le roman ne m'a pas conquise, il m'a quand même fait de l'effet dans le sens où j'ai trouvé sa vision des choses assez justes, je me suis même retrouvée dans certaines de ses pensées vis-à-vis de ses élèves. Malheureusement, la philosophie du livre m'a échappé, tout comme sa portée et son but. 

La localité de l'action, Lille chère à mon cœur, et la scène d'entrée en matière, m'ont laissé envisager que je pourrais apprécier le premier livre de cet auteur qui m'était alors inconnu. 
J'ai fait fausse route...
Dommage pour moi. 

L'auteur commence pourtant avec une scène choc, le suicide d'une jeune élève dans le lycée où travaille Gilles, professeur de philosophie. Je m'attendais du coup à une thématique davantage axée autour du suicide, du mal être des élèves, de la relation professeur/élève... Finalement l'action se consacre davantage à ce professeur désabusé par la vie, qui va se poser beaucoup de questions existentielles après le suicide de Victoire. 

Comme je l'ai lu dans d'autres chroniques, je ne m'attendais pas à tomber sur ce genre de récit. Comme quoi certains synopsis peuvent être trompeurs. 

En tout cas, je remercie les Editions Kero pour la découverte, car elle n'en reste pas moins une


Editions: Kero
Date de publication: 31 août 2015
Nombre de pages: 216 pages
Prix: 15,90€

vendredi 6 novembre 2015

L'instant présent, de Guillaume Musso

Je suis l’homme qui disparaît. L’homme sans avenir. L’homme en pointillé. Celui qui a faim de vie, mais qui ne peut pas faire de promesses. Celui qui doit vivre vite. Qui doit donner à chaque journée l’intensité d’une montagne russe. Celui qui doit étirer le temps pour multiplier le bouquet de souvenirs qu’il laissera derrière lui en partant.
[...]
Je me souviens d’avoir pensé que ma vie ne pourrait plus continuer longtemps comme ça.
Ni la sienne.


 Lisa et Arthur n'ont rendez-vous qu'une fois par an. 
Il passe sa vie à la chercher...
... elle passe la sienne à l'attendre.
Lisa rêve de devenir comédienne. Pour payer ses études d'art dramatique, elle travaille dans un bar de Manhattan. Un soir, elle fait la connaissance d'Arthur Costello, un jeune médecin urgentiste. Leur complicité est immédiate. Pour le séduire, Lisa est prête à tout. Dans une ville-labyrinthe qui n'offre aucun répit, elle prend tous les risques. Mais Arthur n'est pas un homme comme les autres. Bientôt, il révèle à Lisa la terrible vérité qui lui interdit de l'aimer :
" Ce qui m'arrive est inimaginable, et pourtant bien réel... "
Dans un New York plus imprévisible que jamais, Arthur et Lisa vont lier leur destin pour déjouer les pièges que leur impose le plus impitoyable des ennemis : le temps.


Un retour aux sources agréable. 

En effet, mon dernier Musso remonte à 2009 avec son titre "Que serais-je sans toi", où il est question d'une jeune femme cernée entre un père voleur et son premier amour flic. Bien sûr les flash back sont de mises, ainsi que cette dimension surnaturelle, qui caractérisent le style de Guillaume Musso. 

Pourquoi avoir attendu plus de six ans pour me replonger dans son univers atypique?

Justement à cause de ce même univers "romantico-surnaturel" qui définit chacun de ses livres et qui a fini par rendre ma lecture un brin répétitive. J'ai également regretté que le décor se plante souvent dans le même pays, voire ville. Ainsi, pour mieux l'apprécier, j'ai préféré mettre de la distance et d'attendre. Attendre qu'un autre livre vienne titiller ma curiosité ou tout simplement de retrouver l'envie de découvrir de nouveau cet auteur talentueux. Mon retour s'est alors matérialisé avec sa dernière publication "L'instant présent", pas spécialement à cause d'un synopsis plus tentant que les cinq derniers, mais parce que mon enthousiasme s'était réveillé. 

J'ai dévoré ce livre d'un bout à l'autre, il me fallait à tout prix connaitre le fin mot de cette aventure, ou plutôt de parvenir à décrypter ce qui se tramait réellement derrière cette galère spatio-temporelle qui contraignait le héros, Arthur, à vivre sa vie de façon ponctuelle et aléatoire. 

En effet, si l'auteur trouve toujours de bonnes intrigues, force est de constater que derrière chaque parcelle surnaturelle, se cache un problème bien concret. Mes hypothèses s'alignaient à mesure que l'auteur me baladait d'année en année, au gré du temps devenu un véritable ennemi. J'ai beaucoup apprécié la finalité de l'histoire, qui m'a totalement bousculé en même temps qu'elle m'offrait une bonne leçon. Le temps... Le temps... De quoi me souviendrai-je dans 10, 30, 50 ans? Quels évènements resteraient marqués dans mon cerveau? 

Au-delà de l'intrigue, les personnages ne sont pas en reste, et même si nous suivons Arthur dans cet infernal labyrinthe, d'autres sont parvenus à se rendre essentiels comme Sullivan en particulier. Son rôle est largement mis en avant, comme une sorte de phare à juste titre. Quant à Lisa, présente également depuis le début, est plus énigmatique, plus insaisissable mais tout autant importante. Ce trio va donc évoluer au fils des chapitres, et souffrir énormément. 

Je vous avouerai que la fin m'a ému, d'autant plus qu'à l'époque de cette lecture je venais tout fraichement d'entamer mon nouveau rôle de maman et la thématique du temps m'a chamboulé et ouvert les yeux sur la réalité, ni triste, ni édulcorée, mais pour ce qu'elle est : insaisissable et infinie. 

Mes regrets reposent sur un certains chapitres où l'action n'était pas assez rapide, où l'auteur se perdait dans la description de lieux alors qu'il me tardait d'en apprendre plus. Le héros ne vivant qu'une journée tous les ans, j'ai trouvé dommage de ne pas rendre le récit plus percutant à certains moments. Et la fin... Un poil précipitée. Dès que le poteau rose est dévoilé, l'auteur va trop vite dans ses conclusions, et ne prend pas le temps de démêler les ficelles de son intrigue. Le côté "répétitif" de son univers est une fois de mise, mais en même temps avec cet auteur on ne peut pas trop s'attendre à autre chose... 

A tous les fans de cet auteur je vous conseille ce livre, ce n'est sans doute pas son meilleur (je me souviens de "Parce que je t'aime" qui m'avait pris aux tripes), et à tous ceux qui n'ont pas encore eu l'opportunité de lire cet auteur, prenez le temps de le découvrir au détour d'un de ses ouvrages. Pour le reste je vous souhaite un agréable weekend, profitez bien de vos proches et de chaque instant car ils se pourraient qu'ils deviennent éternels dans votre mémoire. 

A bientôt sur les Rats de Bibliothèque. 
Cléo

Publié aux Editions XO, le 26 mars 2015, 374 pages. 


dimanche 27 septembre 2015

La drôle de vie de Zelda Zonk, de Laurence Peyrin

" Voilà, fit Gail en dressant la valise sur ses roulettes. Au fait, dit-elle en attrapant son sac à main. Je sais pourquoi ta Mme Zonk me rappelait quelque chose.
— Zelda?"
[...]
" Oui, dit Gail, le nez dans son sac. Zelda Zonk... C'était le nom d'emprunt de Marilyn Monroe... Quand elle voulait passer inaperçue, dans les hôtels, elle s'inscrivait sous ce nom-là... Zelda Zonk"
Hanna sourit. Elle était habituée aux fantasmes hollywoodiens de sa sœur, et à cette manière qu'elle avait de transformer la vie réelle en conte de fées. Même si son envol pour Acapulco n'avait plus l'air aussi magique que ça, finalement.
" Oui, conclut Gail, tournant les talons vers le Mexique. Zelda Zonk... J'ai une biographie de Marilyn dans ma chambre, tu regarderas dans ma bibliothèque. C'est marrant, quand même. Zelda Zonk..."

Et si tout le monde pouvait changer de vie?

Foutu mardi, foutue pluie… Sur cette route d’Irlande qu’Hanna a prise tant de fois pour aller à son atelier, c’est l’accident. À l’hôpital, la jeune femme se lie avec Zelda, sa voisine de chambre de 85 ans, positive et joyeuse, experte en broderie. Mais Hanna sent un mystère chez la vieille dame, qui esquive toute question précise sur son passé. Que peut-elle avoir à cacher, à son âge ? Bientôt, Hanna découvre que Zelda Zonk était le nom d’emprunt de Marilyn Monroe quand elle voulait passer inaperçue. Hanna sait bien que c’est absurde, Marilyn est morte il y a presque cinquante ans, et pourtant… Tout en menant l’enquête, Hanna commence à réfléchir au sens de sa propre vie. Est-elle vraiment épanouie dans ce hameau perdu, dans ce mariage routinier ? Si vraiment Zelda est Marylin, si elle a réussi à passer de la lumière à l’anonymat, pourquoi elle-même ne pourrait-elle pas changer de vie ?


Une histoire épatante avec des gens ordinaires qui nous emportent dans une aventure extraordinaire.

Ce livre, je l'ai apprécié minute par minute, à chaque petit instant où mon emploi du temps me le permettait. Sur le chemin du travail, entre deux cartons, pendant la sieste de Little W, réfrénant ainsi mon envie de le dévorer d'un bout à l'autre sans respirer. 

Quelque part, je suis contente d'avoir appréhendé ce livre de cette façon, puisqu'elle m'a permis de prendre mon temps et de faire durer le plaisir (et laisser planer le doute plus longtemps). 


Avant d'être une maman, je disposais de mon temps plus facilement, maintenant je dois jongler et ma passion, même si elle est restée intacte, a subit quelques coupes horaires. Toutefois, en faisant le point, je me rends compte que cela rend ces moments encore plus agréables, car moins fréquents.


Pour en revenir au roman, j'ai été transportée d'un bout à l'autre et je tenais à remercier les Editions Kero de m'avoir permis de découvrir cette auteure bourrée de talent, c'est incontestable. 

Juste en partant d'un questionnement: "Et si on pouvait changer de vie?", l'auteure fait revivre le mythe de Marilyn Monroe à travers les yeux d'une vieille dame qui va venir perturber, entre autre, le quotidien d'une jeune femme en pleine remise en question. 

Honnêtement, en entamant ce livre je m'attendais à une toute autre histoire, davantage axée sur le meurtre/suicide de Marilyn, sa présumée mise en scène mortuaire pour échapper à une vie qu'elle ne contrôlait plus... Bref en quelque sorte à une biographie imaginée qui nous redonnerait vie de façon sure et certaine à notre mythique Marilyn. Il en est autrement, car s'il est effectivement question d'un doute d'identité, l'auteure se concentre sur la vie de tous ses personnages, notamment celle de Hanna, héroïne de ce récit. 

Le tout avec comme toile de fond un questionnement profond sur notre capacité ou non à faire évoluer notre routine, un quotidien qui pourrait nous peser. 

Je ne vais pas non plus vous raconter l'histoire, Laurence Peyrin le fait bien mieux que moi et heureusement d'ailleurs. Je vais donc conclure ma chronique de la manière la plus simple en vous invitant à découvrir cette histoire épatante! 

Publié aux Editions Kero, le 11 mai 2015, 393 pages, 19,90€






lundi 31 août 2015

Le mec de la tombe d'à côté - Tome 1, de Katarina Mazetti

On est allé dans un restaurant et je n’ai pas la moindre idée de ce qu’on a mangé ou dit. Si, une chose. Quand j’ai voulu payer pour nous deux, elle a dit : Oui merci, je veux bien. C’est mon anniversaire aujourd’hui, j’ai trente-cinq ans. Ça me fera un cadeau.
Pour le coup j’ai compris deux choses.

Elle ne comptait pas avoir d’autres cadeaux.

Et j’étais tombé amoureux d’elle.

Ce n’était pas exactement un déclic. Plutôt comme quand je touche la clôture électrique sans faire gaffe.




Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l'œil de la stèle qu'il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis... C'est le début d'une passion dévorante. C'est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d'amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

Je n'ai accroché ni aux personnages, ni à leur histoire.

Deux personnes dont les chemins n'auraient pu jamais se croiser s'il n'y avait eu ce fameux banc dans ce cimetière. Deux caractères, deux modes de vie diamétralement opposés qui vont pourtant se trouver pour mieux se perdre... 

Si j'ai beaucoup aimé la plume de l'auteur et l'humour qui en découle, les quelques longueurs en fin de récit ont rendu ma lecture pénible.

La romance est originale avec des personnages que tout oppose, un cimetière comme lieu de rencontre et une attirance qui se révèle avec un sourire. Pourtant, malgré un résumé alléchant et un postulat de départ curieux, le reste de l'histoire n'a pas suffit pour faire de cette lecture une expérience à part. 

Que ce soit Désirée ou Benny, avec leur passé et leur galère quotidienne, rien n'est parvenu à me les rendre attachants. J'ai lu l'histoire de leur vie sans m'accrocher à leurs souvenirs. Leur romance ne m'a fait ni vibrer, ni frémir. On tourne trop autour du thème du "choc des cultures" sans vraiment aller au-delà, sans donner à leur couple un autre angle d'attaque, comme quelque chose de plus viscéral, cela reste très plan-plan finalement. 

Qu'on se le dise, je n'ai besoin ni de paillettes, ni de bling-bling pour qu'une romance me fasse rêver (un Christian Grey ça nous suffit... merci), mais il me faut un minimum de charisme de la part des personnages pour qu'un couple puisse me marquer. Dans cette histoire, j'ai trouvé Désirée trop lisse et un tantinet "nunuche" et Benny trop rustre. En réalité, cette romance est trop fade, sans rebondissement digne de ce nom alors que je m'attendais à une histoire d'amour plus enjouée, plus atypique.

Et la fin... Ma foi elle a eu le bon goût de m'étonner, ce qui, en un sens est plutôt bon signe dans cette romance qui m'a laissé complètement passive. Et du coup, j'ai constaté qu'une suite était parue sous le titre "Caveau de famille" qui reprend sur ces fameux "trois essais" mais pour moi l'aventure s'arrête ici. 

Publié aux Editions Acte Sud, Collection Babel, le 30 mars 2009, 253 pages, 7,70€



mardi 28 juillet 2015

Contours of the heart - Tome 1: Easy, de Tammara Webber


"Je ne connaissais pas son nom, ne me rappelais pas l'avoir déjà vu à la fac, encore moins lui avoir parlé. Des yeux pareils, ça n'était pas banal - je m'en serais souvenue. Je ne savais absolument pas qui il était... Et pourtant, il venait de m'appeler par mon surnom. Pas le prénom qui figurait sur mon passe (Jacqueline), mais bien Jackie, le petit nom qu'on me donnait depuis que Kennedy en avait décidé ainsi au lycée."
L'année commence mal pour Jackie : son copain, qu'elle avait suivi à la fac, l'a plaquée, ses amis se sont détournés d'elle, et son semestre semble plus que mal parti. A priori, ça ne pouvait pas être pire, et pourtant...
Un soir, un mystérieux jeune homme la tire d'un très mauvais pas. Jusqu'alors, Jackie ne l'avait jamais remarqué : désormais, il se trouve constamment sur son chemin. Et si la simple vue de ce garçon suffit à éveiller des images qu'elle préférerait laisser enfouies à tout jamais, sa présence silencieuse n'en aiguise pas moins sa curiosité...

Une histoire parfaite avec une bonne intrigue en toile de fond!

"Easy" est la preuve par A+B qu'une romance peut être à la fois intéressante et nous surprendre avec des sujets concrets qui tiennent la route. 

Il y a eu un soupçon d'évidence mais, comparé au reste du récit, c'est à la limite de l'insignifiance. Sans compter sur le charisme du personnage masculin, ce "mystérieux jeune homme", Lucas, que j'ai trouvé très juste, avec une personnalité bien développée et un passé dramatique. Et personnellement, j'ai toujours eu un petit faible pour les écorchés vifs en littérature (je précise). 

Après, Jacky ne m'a pas déçu de son côté, je n'ai rien à reprocher à son personnage, ni à son rôle dans l'histoire. Mais, au final Lucas semble être bien plus au centre du récit qu'elle. 

Candyshy, dans sa chronique (ici), a mis cette histoire en rapport avec Indécent de Colleen Hoover, et effectivement je reconnais un certain lien entre ces deux livres, avec ce côté inaccessible du personnage masculin et son passif douloureux. 

En tout cas, tout est bien écrit et décrit à travers les yeux de Jackie qui tente de retrouver ses repères après que son grand amour l'ai abandonné pour vivre "d'autres expériences"... 

Et puis, j'adore évoluer dans les décors des universités, et en particulier américaines avec toutes leurs fêtes et leurs fraternités! 

Quant à la suite, l'auteure a publié un second tome qui est une réécriture du premier mais vu par Lucas (et encore un...), j'espère qu'être dans la tête de ce personnage si compliqué aura un intérêt. 

Publié aux Editions J'ai Lu, le 10 septembre 2014, 346 pages