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lundi 7 novembre 2016

Deception point, de Dan Brown


Non, vraiment je m'attendais à autre chose...

Je n'irai pas jusqu'à qualifier le livre de mauvais, ô grand Non! Toutefois, compte tenu de l'auteur en question, à savoir Dan Brown, je m'attendais à une intrigue plus recherchée, plus alambiquée et à ce que l'auteur parvienne à me surprendre à la fin de son histoire.

Une étrange météorite a été retrouvée sous la glace du cercle polaire, une découverte capable de faire voler en éclats tout ce que l'on pensait savoir jusqu'à maintenant. Impressionnant et suffisant pour me donner envie de savoir quoi et pourquoi!

Finalement, on nous informe rapidement de l'origine exacte de la météorite, tout en jouant sur un conflit politique mettant en jeu la réputation d'une entité américaine, la NASA. Certes, il y a des réflexions que j'ai trouvé très pertinentes, comme la question sur la légitimité même de la NASA, mais je n'ai pas réussi à prendre cette histoire au sérieux, tout comme j'ai pu le faire avec le Dan Vinci Code par exemple.

Alors si l'intrigue se profile assez clairement, du moins dans sa grande majorité, on pourrait espérer des personnages prenant le pas sur le fil conducteur?! Malheureusement, ce n'est pas forcément le cas ici, puisque les personnages, une bande de scientifiques entre autre et une envoyée des services secrets, ne sont pas assez charismatiques, à mon sens, pour tirer la couverture à leur avantage, et finalement prendre le relai du complot qui se joue d'eux.

Finalement, on se demande ce que j'ai bien pu aimer si ni l'intrigue, ni les personnages n'ont remporté le suffrage... Et bien, j'ai beaucoup apprécié le combat qui s'est joué entre les détracteurs de la NASA et ces loyaux fidèles, entre ceux qui pensent que l'espace devrait être à la portée de tous, et surtout du premier investisseur ayant les moyens de lancer à sa conquête, qu'importe les problèmes que cela pourrait générer en amont. Et ceux qui au contraire estiment que nous n'avons pas à jouer aux cow-boys de l'espace pour aller placarder des affiches publicitaires dans un endroit déjà envahi par des centaines de satellites, et que la NASA doit rester une entité au sein de l'Etat américain, sans être obligée de jouer des coudes avec des investisseurs privés capables de projets fous.

Je vous laisse juger par vous-mêmes et n'hésitez pas à me donner votre point de vue ;)

“Si cette découverte est confirmée, il s’agira sûrement d’un des plus formidables mystères de notre univers jamais dévoilé par la science. Ses implications sont aussi immenses et impressionnantes que ce que l’on pouvait envisager. Même si elle permet de répondre à certaines de nos questions les plus anciennes, cette découverte en pose d’autres, plus fondamentales encore.”


Titre original: Deception Point
Série: /
Editeur : JC Lattès
1er edition: Février 2006

Disponible en version poche chez Le Livre de Poche
janvier 2008
Nombre de pages: 701 pages
Prix: 8,90€

lundi 24 octobre 2016

Identités contraires, de Olivia Cattan

Je me suis fait rattraper par la révélation finale, qui m'a bluffé!

Je dois cette belle découverte à Agnès Chalnot qui m'en a proposé la lecture, alors je profite de cet article pour la remercier encore une fois.
Pour la petite histoire, nous suivons Sarah, mère de famille et journaliste à ses heures perdues, qui va être en charge de réaliser une interview d'un grand et atypique personnage, puisque cet homme en plus d'être un architecte talentueux est également autiste.

{PETITE DIGRESSION}

N'ayant que très peu de connaissances sur cet handicap, en dehors de ce j'ai pu en voir avec "Rainning Man" et de "Code Mercury", j'ai été fouillé sur internet à la recherche d'une explication sur ce sujet.

D'autant plus, que l'auteure précise que son personnage souffre du syndrome d'Asperger, soit une forme particulière de l'autisme classique, dite de haut niveau. Le diagnostic serait d'ailleurs rendu plus compliqué compte tenu que la personne ne semblerait souffrir ni de troubles comportementaux, ni de difficulté de langage, avec même parfois des capacités intellectuelles au-dessus de la moyenne.
Toutefois, compte tenu de cela, le diagnostic serait donc plus tardif et basé sur une difficulté à s'intégrer dans un groupe et interagir normalement en société. Rappelons que l'autisme est une pathologie qui se caractérise par une interaction anormale avec son environnement, une communication difficile, et un comportement répétitif.
Pour la petite histoire, on aurait diagnostiqué certaines personnes connues comme souffrant du syndrome d'Asperger, comme Beethoven par exemple qui a écrit sa première symphonie à l'âge de 5ans, ou encore Bob Dylan, Vincent Van Gogh, Andy Warhol, Marie Curie... Et d'autres comme reconnus officiellement Asperger et notamment le créateur des Pokémons, Satoshi Tajiri.
Voilà, la question était peut-être évidente pour certains(es) d'entre vous, mais honnêtement c'était loin d'être mon cas, et ce livre m'a ouvert les yeux sur un handicap finalement assez mal connu.

Parenthèse close, revenons-en à notre histoire qui nous offre une enquête intéressante et nous emmène loin, que cela soit en terme de kilomètres, qu'en terme d'intrigue. En effet, bien qu'ayant eu de gros doutes très vite, qui se sont concrétisés au final, j'ai été surprise par le retournement de situation auquel je ne m'attendais pas du tout.

Notre héroïne Sarah, mère de famille un peu dépassée par la situation et dont le couple ne tient plus qu'à un fil, se montre finalement tête brûlée et n'hésite pas à tout plaquer pour connaître la vérité, même si cela vient à mettre sa vie en danger, surprenant pour un petit bout de femme comme elle.

Quant à la rencontre avec Adrian, on ne sait pas sur quel pied danser avec lui, mais il n'en reste pas moins un personnage très intriguant avec un handicap qui l'est tout autant.

L'histoire nous plonge dans un conflit d'intérêt, dans un pays qui tente de se relever après un passé douloureux, mais toujours tenu par cette main mafieuse, et qui nous laisse envisager une suite alléchante.

En effet, même si l'intrigue trouve une partie de sa réponse avec les dernières pages, les questions qu'elle soulève laisse présager un prochain tome, qui nous en apprendra davantage sur la partie mafieuse de l'histoire.

A quand le tome 2....

" — Pardon! s'exclama-t-il. Je ne supporte pas du tout ce genre de  contact, mais je ne voulais pas vous offenser.
— Non, c'est moi, quelle idiote! Vous semblez tellement...
La facilité déconcertante avec laquelle il plaisantait n'eut pour effet que de la mettre encore plus mal à l'aise. Comment était-elle supposée faire pour mener à bien cet entretien! Elle regrettait amèrement que son rédacteur en chef ne lui ait pas laissé davantage de temps pour se préparer. Jamais une interview ne lui avait paru aussi délicate."


Titre original: Identités contraires
Série:
Editeur: HC
Collection: /
Date de publication: 13 octobre 2016
Nombre de pages: 272 
Prix: 19€

lundi 17 octobre 2016

Vertige, de Franck Thilliez


Huis clos glaçant pour âmes averties. 

C'est une première, il faut que je me confesse! 

En effet, c'est la première fois qu'une histoire, me poussant tellement à bout, me force à lire la fin avant même d'avoir entamé la moitié du livre.

A tous celles et ceux que j'ai pu blâmer en apprenant leur travers incompréhensible, vous pouvez rire et me pointer du doigt dorénavant. 

Toutefois, pour ma défense, j'avais prévenu (et l'auteur également), que s'il arrivait quoi que se soit au chien j'abandonnerai automatiquement le récit. Malheureusement, mise en garde ou non, il fallait que je sache où l'auteur allait m'emmener, car je perdais pied dans cette galerie exiguë. 

Je ne suis pas du genre claustrophobe, mais franchement j'ai bien cru le devenir à cause de cette histoire.

Alors que j'en étais à seulement quelques pages de lues, avec un engouement au paroxysme face à un roman de cet auteur dont j'apprécie beaucoup l'univers, j'ai quelque peu déchanté alors qu'une certaine ressemblance avec un film m'a sauté au visage.

En l'occurence, il s'agit du film "Saw" et notamment du tout premier, où deux hommes se retrouvent menottés dans ce qui ressemble à des toilettes publiques, avec le corps d'un troisième inerte et baignant dans son sang. 

Le postulat de départ est assez identique, à la seule différence que l'action du livre se déroule dans une galerie sous la montagne.

Dans ma grande naïveté qui me caractérise souvent, je me demande comment ai-je pu seulement imaginer que Franck Thilliez aurait le culot de s'approprier les idées d'un autre... Non mais voyons!

Bien entendu rassurez-vous, si l'allusion peut sembler évidente en début de partie, sachez que vous n'aurez pas à faire avec un remake "à la française". 

Parenthèse close, passons cette histoire au crible. 

L'univers de ce roman m'a beaucoup dérangé, à la fois par son côté macabre et aussi à cause de cette sensation oppressante qui ne pas quitté d'une semelle. Néanmoins, j'ai aussi été contrarié par mon absence d'empathie envers les protagonistes (en dehors du chien). A aucun moment je ne suis parvenue à ressentir autre chose que le doute envers les trois hommes, tour à tour me méfiant de chacun sans réussir à saisir leur nature. Même si c'était justement l'enjeu de ce livre, et le désir de l'auteur de nous balader d'une révélation à une autre, je n'ai pas été chamboulé dans mes émotions (en dehors du chien, oui on sait). Bref, je vais arrêter mon focus sur la cause animalière mais à chaque fois cela à le don de basculer mon attention sur tout autre chose comme : "mais il est passé où le chien/chat/&co?" ou alors "pourquoi visent-ils toujours le cheval et pas le cavalier franchement?!" 

Que soit un livre ou un film, s'il y a un animal dans l'intrigue je peux rester prostrée si par malheur il venait à lui arriver quelque chose! (Je ne me suis toujours remise du film "Je suis une légende")

Enfin bref, je m'écarte du sujet principal. 

Donc, certes l'intrigue reste intéressante, à nous faire vivre dans ce huis clos écrasant, tour à tour accusant chaque des trois personnages ensevelit sous la glace, et malgré tout elle aura eu le mérite de me perturber. Malheureusement, la révélation finale où le lecteur se fait sa propre idée de la réalité à toujours le don de m'agacer, notamment quand j'ai entre les mains un thriller. 

Pour le coup, j'aime quand les choses sont évidentes. 
Pour le coup on cherche encore la victime et ça, ça me tue!

"— Regarde Bienvenue, mon araignée, et dis-toi que si un organisme si fragile y arrive, alors nous y arriverons aussi.
Je m’apprête à m’éloigner, il m’appelle.
— Jonathan ? J’ai faim.
La faim, un mot qui me percute le crâne cent fois par jour.
— J’ai faim à un point tel que je pourrais me bouffer le bras. Ça fait quoi ? Trois jours qu’on est ici ? Trois ridicules bâtons verticaux… On dirait que ça fait des mois. Je… Je sais pas s’il y en aura beaucoup d’autres, des bâtons. J’ai… J’ai déjà envie de dormir, et de ne plus jamais me réveiller. Ce serait tellement plus simple.
En entrant de nouveau sous la toile, je me rends compte à quel point nos corps en perdition sentent mauvais.
— C’est maintenant que la sensation de faim se révèle la plus forte. Il faut tenir, ton organisme va s’habituer au manque, l’eau parfumée à l’orange lui suffira. Tu as l’habitude avec le ramadan, non ?
— C’est pas pareil. Et puis, on triche un peu, au ramadan. Là, j’ai le sentiment que les batteries, elles seront bientôt à plat.
— Je sais, je sais. Le froid y joue pour beaucoup, il force notre organisme à puiser dans les réserves pour maintenir la température de croisière. C’est ce qui peut expliquer aussi les choses curieuses que nos yeux voient. Mais si j’ai découvert une petite araignée, c’est qu’il existe d’autres insectes cavernicoles dans ce gouffre, ou d’autres bestioles. Nous les mangerons, s’il le faut.
— J’ai pas vu d’insectes. Aucun être vivant. Les seuls microbes qui traînaient, c’était pour moi. Et même ? Si on trouve un scarabée, on le partage en trois ?"



Titre original: Vertige
Série: /
Editeur: Fleuve noir
Collection:
Date de publication: 13 octobre 2011
Nombre de pages: 331











vendredi 25 septembre 2015

The testing - Tome 1: L'élite, de Joelle Charbonneau




"Au cours de ce Test, beaucoup des candidats ont démontré que pour eux, la fin justifie les moyens. Je n'arrive pas à être d'accord avec ça."

"Je ne suis plus si certaine de vouloir devenir une dirigeante de la communauté unifiée. Pas s'il s'avère que le meurtre est une valeur plus estimés que la compassion."



La Terre ne ressemble plus à la planète sur laquelle nous vivons. Les Sept Guerres en ont détruit la quasi-totalité et les hommes essaient de la reconstruire. C’est dans cet environnement que vie Cia et sa famille. A 16 ans, la majorité des adolescents doit trouver un travail. Les autres, l’Elite, sont choisis pour le Testing. L’épreuve suprême. Un test ultime qui promet l’entrée à l’université pour les gagnants. Ou plutôt pour les survivants… Cia a été choisie. Et elle va rapidement comprendre qu’elle ne peut faire confiance à personne.

Trop vu et revu et archi vu...

Sans grande nouveauté nous retrouvons un univers made in "Hunger Games" mais loin, très loin de l'ambiance insoutenable de Suzanne Collins. Tous les éléments de la dystopie sont présents, un monde post-apocalyptique que l'on tente de reconstruire différemment, avec un côté thriller et son épreuve de survie, mais sans l'inquiétude viscérale, de celle qui nous prend par les tripes et nous fais frémir pour les personnages. Vont-ils mourir? Comment vont-ils s'en sortir? L'auteure a-t-elle prévue de les laisser souffler un peu?

Ici, rien de tout ça. Quand les difficultés apparaissent, elles sont vite résolues si bien que nous n'avons pas le temps de trembler pour l'héroïne. Par contre, j'ai bien aimé le climat de suspicion constant mais, une fois encore, il est dommage que l'auteure n'insiste pas davantage sur ce point, quitte à faire basculer son lectorat dans la paranoïa. 

Toutefois, je reconnais que le coup du test écrit façon "ça passe ou tu y passes" était plutôt bien pensé, avec des énigmes qui venaient avec justesse pimenter le jeu. 

Néanmoins, je regrette l'absence de profondeur dans les caractéristiques des personnages, notamment celles de Cia qui passerait presque pour insipide. Ainsi qu'une intrigue en dents de scie souvent mal exploitées. 

Vous vous en douterez certainement, mais pour moi l'aventure "The testing" s'arrêtera ici avec un premier tome décevant qui ne se démarque pas assez des grands classiques du genre dystopiques. 

A vous de me dire ce que vous en avez pensé tout en vous souhaitant un bon weekend agréable, reposant ou mouvementé selon votre envie. 

Publié aux Editions Milan, Collection Macadam, le 15 mai 2014, 312 pages



vendredi 31 juillet 2015

1, 2, 3... A vos nouvelles!

Le contexte: Fin d'année 2014

Alors que j'ai passé les cinq derniers mois à dormir et à prendre doucement du poids, mon challenge Goodreads s'est pointé devant moi, hilare! Envolées mes prévisions de lire 110 livres...

Deux choix se sont présentés à moi face à ce challenge. 

Le premier, l'oublier et passer tout simplement à autre chose en me disant "Tant pis on ne peut pas gagner toutes les batailles". 
Le deuxième, revoir mon challenge à la baisse et tenter le tout pour le tout, et profiter de pouvoir encore lire quand je le voulais et autant d'heure que le souhaitais. Du coup de 110 je suis redescendue à 80 mais, en deux mois rien était gagné pour autant. 

J'ai eu l'idée d'insérer à mes lectures, un genre que je ne lis que rarement : les Nouvelles. 

En effet, il ne s'agit pas de mon genre de prédilection, trop courte (en même temps c'est le but) j'ai l'impression que l'auteur se précipite pour aller directement à la fin et bien souvent cette fin est trop prévisible... Néanmoins, le temps ne me laissant pas d'autre option à moins de prendre mon congé mater en avance, j'ai fouiné dans ma PAL, dans les nouveautés... des livres susceptibles de me plaire et voici ce que j'ai déniché:

1. Pour rester dans le thème de Noël!



Flocons d'amour: Trois auteurs pour trois nouvelles qui vont se rejoindre pour ne former, au final, une grande histoire! J'ai beaucoup aimé ce principe, et les histoires sont bien développées sans pour autant rester sur notre fin. Après, je n'ai pas non plus été euphorisée par le dénouement. 
Douces nuits: Deux nouvelles bien dissociées l'une de l'autre, la première m'a davantage touchée que la deuxième que j'ai trouvé moins surprenante. 
La liste de Noël: Pour être court c'est court! Une femme au bord du burn-out qui prend une décision pendant ses achats de Noël. On est à peine plongé dans l'histoire de cette jeune femme que pouf! l'intrigue est bouclée! Suivant! 

2. Pour ajouter un peu de piquant à ces courtes histoires! 




Sale Gosse: Mon dieu mais quelle pourriture ce gosse! J'ai adoré cette histoire, aussi courte soit-elle, Stephen King réussi pourtant à soigner les détails et sa mise en scène pour nous captiver. 
L'encre et le sang: Un personnage principal antipathique malgré le sort qui s'acharne sur lui. Une histoire qui m'a fait un tantinet pensé à "La peau de chagrin" avec une machine à écrire qui lui fera plus de mal que de bien...

3. Pour faire perdurer le plaisir...


Pour une nuit avec toi: Cette nouvelle vient parfaitement clore la saga "Pour un jour avec toi" et "Pour un an avec toi" de façon juste parfaite! Rien à dire lisez cette saga! 
Cinder #0.5: Après avoir lu le premier tome j'ai appris l'existence de cette nouvelle qui se situe juste avant et nous permet d'en apprendre un peu plus sur notre jeune héroïne. Seul bémol, vraiment trop court! 

4. Pour frissonner de peur


Le recueil qui me pose le plus de souci... Si je me rappelle de l'histoire du "Maître de Rampling Gate" d'Anne Rice, que j'ai trouvé correct mais sans piquant et celle du "Portrait" de Maggie Stiefvater qui était plus la plus aboutie, je n'ai pas gardé un souvenir impérissable des autres nouvelles... 

Les nouvelles ne sont toujours pas mon genre littéraire préféré, mais celles qui viennent clôturer une saga ou donner davantage de détails sur un personnage précis, sont un vrai plus! 
Sinon, si je devais n'en retenir qu'un, sans hésiter j'opterai pour "Sale gosse" de Stephen King, que j'ai trouvé suffisamment développée pour m'étonner et apprécier le dénouement. 

Par contre, j'ai souvenir d'avoir lu au collège un recueil de nouvelles qui m'avait alors captivé "Main courante" de Didier Daeninckx, sur lequel je n'ai jamais remis la main (ahah!) mais qui m'intéresserait beaucoup de relire. 

samedi 18 juillet 2015

La patience du diable, de Maxime Chattam



" Lorsque l'homme ne comprend pas les actes du Seigneur, il lui arrive parfois de transformer son amour en haine, et c'est alors que le démon apparaît pour chuchoter les mots venimeux. Ceux qui croient en Dieu pour obtenir des réponses sont les plus fragiles car ils convertissent facilement leur dévotion en rancœur. La religion n'est pas une béquille extérieure, c'est une ferveur intérieure. Le démon se niche bien souvent dans ce malentendu."



Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ? Un go-fast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue… Deux ados qui tirent sur les passagers d’un TGV lancé à pleine vitesse… Des gens ordinaires découverts morts… de terreur. Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou. Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu’un fil sanglant relie ces faits divers. Rien ne pourra l’empêcher de remonter la piste à sa source. Aux racines de la peur. 
Après La Conjuration primitive, Maxime Chattam, dans ce thriller d’une maîtrise glaçante, sème plus que jamais le doute. 
Une plongée au cœur du Mal et du gore...

Ma première rencontre avec cet auteur remonte maintenant à ma deuxième année de fac quand Vincent, un ami, m'avait alors guidé dans la Fnac sur les traces de ses meilleurs bouquins en me lançant simplement un " Tiens, tu devrais aimer cet auteur, et en plus il est de chez nous! ". Ainsi, jouant sur un patriotisme régional littéraire encore méconnu,  j'ai saisi ce qui allait être mon premier frisson en terme de thriller à la française avec "In tenebris", que j'ai dévoré quelques temps plus tard, alors que je me trouvais en plein road trip en Irlande. Autant vous dire que mon exemplaire est ressorti de ces vacances dans un état lamentable, mais le frisson a été garanti! 

Depuis, je suis toujours restée à l'affût de la moindre actu concernant cet auteur, même quand il a cherché à s'étendre vers d'autres horizons, notamment avec "Autre-monde" que j'ai fini par abandonner après le troisième tome, faute de correspondre à ce que j'aime le plus chez cet auteur: me coller la frousse!
Toutefois, n'allez pas penser que cette série est mauvaise, loin de là! 

Maxime Chattam, je le préfère quand il parle du mal, du diable, et de cette société qui nous contrôle jusque dans nos plus secrètes intimités, même quand nous pensons passer à travers les mailles du filet. Pour moi Chattam est comme un mot que l'on murmure dans le creux d'une oreille à nous donner des frissons, un mot qui résonne contre les murs décrépis d'un puits sans fond, le sifflement du vent avant la tempête. Bref, la peur à vous glacer le sang. 

Malheureusement, cette peur, ce frisson légendaire n'a pas occupé la même place dans cet ouvrage. Bien qu'intéressant, "La patience du diable" offre davantage de gore que de scènes suggérées qui laissent imaginer pire que ce qu'il en est vraiment. Ici, l'auteur a mis l'accent sur des scènes de crimes inimaginables, (je ne sais pas si la grossesse - à l'époque - m'a rendue plus farouches), avec lesquelles j'ai eu des difficultés pour continuer ma lecture, tant certaines descriptions de modes opératoire sont juste horribles... Notamment, je repense à cette caravane... Bref!

J'ai été contente de retrouver l'équipe du précédent ouvrage, à savoir Ludivine, Seignon, Mikelis (je vous renvoie à ma chronique sur "La conjuration primitive"), et j'espérais même ou plutôt, j'attendais de pied ferme, l'arrivée d'un tout autre personnage, mais en vain. Le retour du très célèbre inspecteur sera pour une prochaine sans doute, n'est-ce pas Mr Chattam?!

Cela dit j'ai plus ou moins ma petite idée sur un éventuel retour de Joshua Broling, mais je la garde top secret au cas où l'auteur me la piquerait.

Au niveau de l'enquête je dirai que les soupçons étaient trop évidents et que j'avais ma petite idée sur l'identité du diable qui maniait ses pantins en coulisse. J'ai même (Ô! grand Dieu) levé les yeux au ciel quand Ludivine s'est jetée tête la première dans ce que j'avais compris être un traquenard évident. Mais, il n'en reste pas moins que ce livre est très appréciable, même si je n'ai pas lu le meilleur de l'auteur ici. 

[Petite parenthèse hors thème, mais pas tant que ça...]
Si vous êtes un ou une "Chattam Novice", et que vous souhaitez découvrir cet auteur et si je peux me permettre d'orienter vos lectures, lisez en premier lieu "Les arcanes du chaos", puis la trilogie du mal avec dans l'ordre "L'âme du mal", "In ténébris" et "Maléfices" et enfin "La théorie Gaïa". Voici mon top 3 parmi les œuvres de ce brillant auteur français que l'on a peut-être trop tendance à comparer à Stephen King, alors qu'il opère (toujours selon moi), dans un tout autre genre.   

Pour en revenir au cœur du sujet, à savoir "La patience du diable", j'ai trouvé la thématique selon laquelle le mal se répand comme une épidémie très intéressante, avec une scène d'introduction percutante, et des crimes parfois gores, et très violents. 

Voilà, vous le saurez, je préfère la plume de Maxime Chattam quand elle trempe dans l'encrier du frisson que du fantastique, donc pour moi ce livre remplit tous les termes du contrat, même si j'ai ressenti un léger manque en fin de parcours par rapport à ce que j'ai déjà lu de cet auteur. 

Publié aux Editions Albin Michel, le 28 mai 2014, 500 pages, 22,90€




mercredi 1 juillet 2015

Le livre secret de Dante, Francesco Fioretti





 " Mon frère, conclut-elle en elle-même, tu n'es peut-être qu'à la moitié d'une route qui monte, mais, quand tu seras au sommet de la montagne, qui sait quelles hauteurs de cœur te seront réservées, quelles joies incommunicables empliront tes jours..."


 

Est-ce vraiment la malaria qui a tué Dante comme tout le monde le croit ? Ou quelqu'un avait-il des raisons de désirer sa mort et de faire disparaître avec lui un secret particulièrement gênant ? La fille du poète, un ancien templier et un jeune médecin décident de mener une double enquête pour faire la lumière sur ce qui s'est réellement produit. En se lançant sur les traces des assassins présumés, ils vont découvrir que le poète avait un grand nombre d'ennemis. Les trois amis n'ont pas d'autre choix que de trouver la clé cachée dans La Divine Comédie et de découvrir pourquoi les 13 derniers chants du Paradis ont disparu... Ils ne se doutent alors pas qu'ils sont à la recherche de l'un des plus grands mystères de la chrétienté. Avec pour arrière-plan la crise politique et économique du Trecento, Le Livre Secret de Dante mêle brillamment faits historiques et personnages fictionnels, tissant ainsi la trame d'un grand thriller ésotérique.

Impressionnant, plaisant, très intéressant !!


Je ne m'attendais pas à une histoire de Templiers lorsque j'ai commencé cet ouvrage. Néanmoins, ce fut avec un réel plaisir que j'ai pu suivre les différentes histoires entrelacées, qui nous faisaient découvrir petit à petit la vie des personnages ainsi que l'aspect politique et la géographie de cette période, le XIVe.

Effectivement, l'auteur nous plonge avec une écriture de maître dans l'Italie morcelée du XIVe siècle. La plume est à la hauteur de l'histoire qui est à la hauteur de l'époque. Certes, je ne pouvais pas lire ce livre à 3H du matin, car demandant trop de concentration - l'écriture y est complexe, mais c'est une belle histoire à connaître absolument.

L'auteur nous invite à suivre la vie de personnages tels que Giovanni, Bernard, ou Antonia chacun voyant à sa façon la manière dont évolue la cité et l'enquête du meurtre de Dante, l'un y voit la quête d'un père, l'autre un possible grand maître du Temple ayant enfoui sous des monticules de codes le lieu du nouveau Temple, l'autre y voit un moyen de découvrir sa famille.

Je ne m'étalerai pas sur le pourquoi du comment ou en narration spongieuse et soporifique. Je ne peux que vous inciter à lire ce livre qui est difficile à lâcher, le début est certes un peu longuet mais,  le fourmillement de détails fait passer cette langueur au second plan et la suite est tout simplement un délice de lecture.

Tous à vos livres !

Je tiens à remercier Agnès Chalnot Communication pour l'envoi de ce bel ouvrage. 

Publié aux Éditions HC, 16 avril 2015, 301 pages, 19,90€

vendredi 22 mai 2015

Juste une ombre, de Karine Giebel

" Pas encore, Cloé. Ce n'est pas toi qui décides...
Maintenant, elle sait au moins une chose: l'Ombre ne veut pas sa mort. L'Ombre veut qu'elle vive.
L'Ombre commande. 
Et Cloé n'a même plus le choix de fuir. De mourir. 
Aucune échappatoire. 
Elle se remet à pleurer, meilleure façon de se réchauffer. 
Il veut que je vive. 
Pour me tuer de ses propres mains."



Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde. Tu manipules ? Tu deviendras une proie. Tu domines ? Tu deviendras une esclave. Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t'imposer dans ce monde, y trouver ta place. Et puis un jour... Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi. À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche. Juste une ombre. Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré. On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres. On t'observe jusque dans les moments les plus intimes. Les flics te conseillent d'aller consulter un psychiatre. Tes amis s'écartent de toi. Personne ne te comprend, personne ne peut t'aider. Tu es seule. Et l'ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos. Ou seulement dans ta tête ? Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard... Tu commandes ? Apprends l'obéissance. Tu méprises ? Apprends le respect. Tu veux vivre ? Meurs en silence...

Encore sous le choc! Quel livre étrange...

Il s'agit de mon premier livre de cette auteure, rencontrée il y a quelques années durant un salon du Livre à Paris. Elle se trouvait juste à côté de Franck Thilliez lors d'une dédicace et j'ai tout de suite était curieuse de connaitre son univers. 

Et bien je n'ai pas été déçue... Aujourd'hui encore, après plusieurs jours, ce livre me trotte encore dans la tête tant il m'a ébranlé et que dire de son dénouement. Je crois n'avoir encore jamais lu un thriller qui me procure des frissons rien qu'en y repensant. 

Je l'ai déjà peut-être expliqué (ou pas...) mais dans un thriller, j'aime beaucoup quand les enquêteurs ont un petit quelque chose d'écorché, et cela tombe bien puisque c'est généralement le cas (pour ceux que je lis). Mais ici, la personnalité du Commandant Alexandre Gomez va bien au-delà du flic abîmé par la vie, il a déjà un pied dans la tombe et ne pense à rien d'autre qu'à mourir. Quant à Cloé, la victime dans cette histoire, elle est à la fois détestable par son côté capricieuse et orgueilleuse, mais aussi pathétique à cause de l'enfer que lui fait vivre cette Ombre mystérieuse. Autant vous dire que Karine Giebel n'a pas été tendre quand il a fallu nous peindre le caractère et l'histoire de ses protagonistes. 

Tout au long du roman je n'ai pas cessée de m'interroger sur la réalité ou non de cette Ombre, cette personne qui cherche à faire passer Cloé pour une cinglée bonne pour l'asile. Cauchemar ou réelle persécution? L'auteure s'amuse à jouer sur les deux tableaux, nous faisant complètement oublier le fil conducteur. 

Quant au dénouement de l'histoire... quoi en dire? J'ai été ébranlée par cette fin, et surtout au sort que l'auteure réserve à ses personnages. 

Malheureusement, à trop tourner autour du pot avec cette Ombre, ma patience a été mise à rude épreuve, m'agaçant parfois, me frustrant d'autre fois. Et j'ai eu à déplorer quelques longueurs quand il s'agissait de suivre les méandres paranoïaque de Cloé et ses agissements puérils. 

En somme, une histoire déroutante avec une plume qui change de l'ordinaire avec des phrases courtes, parfois simplement nominative, mais qui apporte un vent nouveau sur la façon d'écrire un thriller. Et des personnages auxquels on peut difficilement s'attacher mais qui ne manquent pas de nous ébranler. 

Publié aux Editions Fleuve noir, Mars 2012, 512 pages, 20€
Disponible également aux Editions Pocket, Mai 2013, 608 pages, 7,90€

jeudi 4 septembre 2014

La Clé de Salomon - José Rodrigues Dos Santos







— En d'autres termes, la réalité est créée selon le type d'expérience que l'on décide de faire. " Le monde quantique n'existe pas", a affirmé Bohr. "Il n'existe qu'une description de la mécanique quantique abstraite". 





Alors qu'une équipe de chercheurs du CERN est sur le point de réussir à observer le Boson de Higgs, plus connu sous le nom de particule de Dieu, le corps de Franck Bellamy, chef de la CIA, est retrouvé dans les locaux du célèbre laboratoire Genevois. Dans les mains de la victime, les enquêteurs retrouvent un mystérieux message : "La clé : Tomás Noronha". Désigné coupable, le cryptologue devient en quelques heures la principale cible de la CIA, bien décidée à venger Bellamy.
Pour prouver son innocence, Tomas n'a qu'une solution : résoudre le crime au péril de sa vie. Ainsi débute une enquête à couper le souffle qui amènera notre héros à révéler des découvertes scientifiques des plus troublantes. L'âme existe-t-elle ? Y a-t-il une vie après la mort ? Dans cette suite de La Formule de Dieu, José Rodrigues dos Santos prouve une nouvelle fois qu'il est un des grands maîtres du thriller.
La Clé de Salomon est un roman qui, au-delà de l'action, utilise la science pour comprendre les liens inouïs qui demeurent entre l'esprit, la matière et la grande énigme de l'existence. 

" Décevant ... " 

J'attendais la suite de La Formule de Dieu avec impatience. Le premier tome m'avait transporté tant dans l'histoire de la science, que dans une intrigue très bien ficelée. Toutefois, ce troisième livre m'a déçu, la griffe de l'auteur reste impeccable mais le contenu m'a déplu. 

Retour sur l'histoire :
L'auteur nous emmène de nouveau dans le monde de la science aux côtés de son héros Tomás Noronha avec une intrigue basée sur le meurtre d'un des personnages du premier opus à savoir Franck Bellamy, grand scientifique de l'agence CIA.

Nous suivons encore la vie mouvementée de Tomás qui est accusé du meurtre de Franck Bellamy. L'auteur nous emmène dans l'histoire de la science avec l'apparition de la physique quantique. 

Ce qui m'a gêné :
Le héros est un historien mais celui-ci a une connaissance très pointue de la physique quantique que ce soit des fondements ou de ses applications mieux encore que certains physiciens. 

Le héros a une acuité proche du divinatoire pour découvrir les faits... 

L'auteur ne peut s'empêcher de nous raconter encore et encore les principes de la physique quantique lorsque son héros rencontre d'autres protagonistes non initiés à la physique théorique.

L'intrigue n'est pas bien montée, l'auteur passe le premier quart du livre à nous donner des informations sur le phénomène de mort imminente, une autre partie très importante sur la conscience... etc.

J'avais l'impression de suivre des cours sur la conscience, la mort imminente, l'histoire des sciences ou la physique quantique... Non pas que la meca q me gêne, bien au contraire vu que je travail avec , mais j'osais espéré que l'histoire serait plus orientée sur l'intrigue qui au final fut placée en arrière-plan. 

Je tiens à remercier Agnès Chalnot, (relations publiques et presses auprès des Éditions HC) pour cet envoi qui m'a permis de découvrir un autre roman de cet auteur que j'apprécie.

N.B: Sachez qu'il ne s'agit pas d'une suite aux deux précédents déjà publiés, et qu'ils peuvent se lire dans n'importe quel ordre. On pourrait les assimiler aux livres de Dan Brown pour simplifier, le personnage principal est le même, seules les enquêtes diffèrent. 

Publié aux Éditions HC, avril 2014, 512 pages, 22€. 


Chronique de la Formule de Dieu 


Chronique de l'Ultime secret du Christ







vendredi 17 janvier 2014

Hipnofobia, de Salvador Macip

" _ Croyez-moi, ça, on le sait.
_ Ce n'est pas suffisant. Ce n'est pas assez sûr. 
_ Evidemment que ça ne l'est pas! Tout ceux qui tentent l'expérience n'arrivent pas jusqu'au bout? Je pensais que ça, vous l'aviez déjà imaginé. 
_ Un premier prix uniquement pour les élus, n'est-ce pas? 
_ Oui, un premier prix. L'accès à un pouvoir inimaginable.
_ Si inimaginable que ça? Devoir endurer toutes ces tortures dans le seul but d'augmenter son quotient intellectuel de quelques unités. Cela en vaut-il la peine?
_ Bien sûr! Beaucoup plus que l'on ne le pense! "








Un homme est retenu prisonnier dans un bunker secret de l'armée américaine, sous la garde d'un scientifique et d'un militaire. Quel est son secret ? Il ne dort pas depuis trois semaines. Ce personnage mystérieux a été retrouvé au milieu d'une centaine de corps calcinés, comme consumés de l'intérieur. Apparemment, tous étaient membres d'une sorte de secte dont on ne sait strictement rien. Et si c'était la force mentale de cet individu qui avait déclenché ce massacre ? Et si c'était l'absence de sommeil, aidée par quelques drogues, qui avait décuplé son pouvoir ? Ceux qui enquêtent de trop près trouvent la mort, ou disparaissent. Ce pouvoir, tout neuf, est certainement contrôlé. Mais par qui et dans quel but ?


Ce livre fut le résultat d'un des achats spontanés au stand Black Moon lors du salon du livre. D'ailleurs, nous avions profité de la présence des auteurs pour nous faire dédicacer nos livres respectifs. Toutefois, Hipnofobia faisait partie de la pile à lire de Chris et non de la mienne, mais à cause de cette intrigue psychologique, je n'ai pas su résister. 

Force est d'admettre que mon flair ne m'a pas fait défaut, puisque l'histoire est vraiment originale. L'auteur développe son récit autour d'une thématique curieuse, à savoir l'hypnophobie comme source d'enrichissement intellectuel et psychique. 

Tiens qu'elle est bonne celle-là! Après avoir lu et entendu je ne sais combien de discours sur les vertus réparatrices et régénérantes du sommeil, voilà que l'auteur imagine un monde où le fait de dormir serait néfaste à notre quotient intellectuel! Au passage, cette thématique me fait penser, de loin, au film Limitless, avec Bradley Cooper, qui, grâce à des pilules magiques, réussit à faire fonctionner son cerveau dans sa globalité. 
Par comparaison, Albert Einstein, n'aurait utilisé que 15% de ses fonctions cérébrales, contre 11 à 12% pour le commun des mortels.  

Selon la théorie que nous n'utiliserions pas la totalité de notre cerveau, qui ne date pas d'aujourd'hui, l'auteur brode toute une histoire hors du commun, le tout sous conflit d'intérêt général. En effet, que ferions-nous d'un tel Pouvoir... 

Bien entendu, pour rendre l'histoire attrayante, cette force ne tombe pas entre de bonnes mains, et la lutte pour tenter de mettre fin à cette puissance inconnue fait l'objet d'une véritable traque, tour à tour vu sous différents angles.

Il y a autant de points de vue différents qu'il y a de parties, chacune mettant en scène un personnage, une situation, un conflit d'intérêt particulier. 

Si j'ai trouvé la thématique intéressante de par son originalité, je regrette un manque de détails à certains moments. Ma curiosité a en effet souffert de quelques ellipses mal venues. J'aurais également apprécié avoir un peu plus d'informations sur les différents personnages, afin de toujours bien restituer le contexte. Néanmoins, je suis consciente que ce livre, destiné à un plus jeune public, devait avant tout, ne pas trop s'attarder et garder un rythme où les révélations s'enchaînent. 

Publié aux Editions Hachette, Collection Black Moon Thriller, Mars 2013, 238 pages, 18€