Affichage des articles dont le libellé est Suspens. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Suspens. Afficher tous les articles

samedi 18 juillet 2015

La patience du diable, de Maxime Chattam



" Lorsque l'homme ne comprend pas les actes du Seigneur, il lui arrive parfois de transformer son amour en haine, et c'est alors que le démon apparaît pour chuchoter les mots venimeux. Ceux qui croient en Dieu pour obtenir des réponses sont les plus fragiles car ils convertissent facilement leur dévotion en rancœur. La religion n'est pas une béquille extérieure, c'est une ferveur intérieure. Le démon se niche bien souvent dans ce malentendu."



Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ? Un go-fast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue… Deux ados qui tirent sur les passagers d’un TGV lancé à pleine vitesse… Des gens ordinaires découverts morts… de terreur. Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou. Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu’un fil sanglant relie ces faits divers. Rien ne pourra l’empêcher de remonter la piste à sa source. Aux racines de la peur. 
Après La Conjuration primitive, Maxime Chattam, dans ce thriller d’une maîtrise glaçante, sème plus que jamais le doute. 
Une plongée au cœur du Mal et du gore...

Ma première rencontre avec cet auteur remonte maintenant à ma deuxième année de fac quand Vincent, un ami, m'avait alors guidé dans la Fnac sur les traces de ses meilleurs bouquins en me lançant simplement un " Tiens, tu devrais aimer cet auteur, et en plus il est de chez nous! ". Ainsi, jouant sur un patriotisme régional littéraire encore méconnu,  j'ai saisi ce qui allait être mon premier frisson en terme de thriller à la française avec "In tenebris", que j'ai dévoré quelques temps plus tard, alors que je me trouvais en plein road trip en Irlande. Autant vous dire que mon exemplaire est ressorti de ces vacances dans un état lamentable, mais le frisson a été garanti! 

Depuis, je suis toujours restée à l'affût de la moindre actu concernant cet auteur, même quand il a cherché à s'étendre vers d'autres horizons, notamment avec "Autre-monde" que j'ai fini par abandonner après le troisième tome, faute de correspondre à ce que j'aime le plus chez cet auteur: me coller la frousse!
Toutefois, n'allez pas penser que cette série est mauvaise, loin de là! 

Maxime Chattam, je le préfère quand il parle du mal, du diable, et de cette société qui nous contrôle jusque dans nos plus secrètes intimités, même quand nous pensons passer à travers les mailles du filet. Pour moi Chattam est comme un mot que l'on murmure dans le creux d'une oreille à nous donner des frissons, un mot qui résonne contre les murs décrépis d'un puits sans fond, le sifflement du vent avant la tempête. Bref, la peur à vous glacer le sang. 

Malheureusement, cette peur, ce frisson légendaire n'a pas occupé la même place dans cet ouvrage. Bien qu'intéressant, "La patience du diable" offre davantage de gore que de scènes suggérées qui laissent imaginer pire que ce qu'il en est vraiment. Ici, l'auteur a mis l'accent sur des scènes de crimes inimaginables, (je ne sais pas si la grossesse - à l'époque - m'a rendue plus farouches), avec lesquelles j'ai eu des difficultés pour continuer ma lecture, tant certaines descriptions de modes opératoire sont juste horribles... Notamment, je repense à cette caravane... Bref!

J'ai été contente de retrouver l'équipe du précédent ouvrage, à savoir Ludivine, Seignon, Mikelis (je vous renvoie à ma chronique sur "La conjuration primitive"), et j'espérais même ou plutôt, j'attendais de pied ferme, l'arrivée d'un tout autre personnage, mais en vain. Le retour du très célèbre inspecteur sera pour une prochaine sans doute, n'est-ce pas Mr Chattam?!

Cela dit j'ai plus ou moins ma petite idée sur un éventuel retour de Joshua Broling, mais je la garde top secret au cas où l'auteur me la piquerait.

Au niveau de l'enquête je dirai que les soupçons étaient trop évidents et que j'avais ma petite idée sur l'identité du diable qui maniait ses pantins en coulisse. J'ai même (Ô! grand Dieu) levé les yeux au ciel quand Ludivine s'est jetée tête la première dans ce que j'avais compris être un traquenard évident. Mais, il n'en reste pas moins que ce livre est très appréciable, même si je n'ai pas lu le meilleur de l'auteur ici. 

[Petite parenthèse hors thème, mais pas tant que ça...]
Si vous êtes un ou une "Chattam Novice", et que vous souhaitez découvrir cet auteur et si je peux me permettre d'orienter vos lectures, lisez en premier lieu "Les arcanes du chaos", puis la trilogie du mal avec dans l'ordre "L'âme du mal", "In ténébris" et "Maléfices" et enfin "La théorie Gaïa". Voici mon top 3 parmi les œuvres de ce brillant auteur français que l'on a peut-être trop tendance à comparer à Stephen King, alors qu'il opère (toujours selon moi), dans un tout autre genre.   

Pour en revenir au cœur du sujet, à savoir "La patience du diable", j'ai trouvé la thématique selon laquelle le mal se répand comme une épidémie très intéressante, avec une scène d'introduction percutante, et des crimes parfois gores, et très violents. 

Voilà, vous le saurez, je préfère la plume de Maxime Chattam quand elle trempe dans l'encrier du frisson que du fantastique, donc pour moi ce livre remplit tous les termes du contrat, même si j'ai ressenti un léger manque en fin de parcours par rapport à ce que j'ai déjà lu de cet auteur. 

Publié aux Editions Albin Michel, le 28 mai 2014, 500 pages, 22,90€




vendredi 22 mai 2015

Juste une ombre, de Karine Giebel

" Pas encore, Cloé. Ce n'est pas toi qui décides...
Maintenant, elle sait au moins une chose: l'Ombre ne veut pas sa mort. L'Ombre veut qu'elle vive.
L'Ombre commande. 
Et Cloé n'a même plus le choix de fuir. De mourir. 
Aucune échappatoire. 
Elle se remet à pleurer, meilleure façon de se réchauffer. 
Il veut que je vive. 
Pour me tuer de ses propres mains."



Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde. Tu manipules ? Tu deviendras une proie. Tu domines ? Tu deviendras une esclave. Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t'imposer dans ce monde, y trouver ta place. Et puis un jour... Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi. À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche. Juste une ombre. Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré. On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres. On t'observe jusque dans les moments les plus intimes. Les flics te conseillent d'aller consulter un psychiatre. Tes amis s'écartent de toi. Personne ne te comprend, personne ne peut t'aider. Tu es seule. Et l'ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos. Ou seulement dans ta tête ? Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard... Tu commandes ? Apprends l'obéissance. Tu méprises ? Apprends le respect. Tu veux vivre ? Meurs en silence...

Encore sous le choc! Quel livre étrange...

Il s'agit de mon premier livre de cette auteure, rencontrée il y a quelques années durant un salon du Livre à Paris. Elle se trouvait juste à côté de Franck Thilliez lors d'une dédicace et j'ai tout de suite était curieuse de connaitre son univers. 

Et bien je n'ai pas été déçue... Aujourd'hui encore, après plusieurs jours, ce livre me trotte encore dans la tête tant il m'a ébranlé et que dire de son dénouement. Je crois n'avoir encore jamais lu un thriller qui me procure des frissons rien qu'en y repensant. 

Je l'ai déjà peut-être expliqué (ou pas...) mais dans un thriller, j'aime beaucoup quand les enquêteurs ont un petit quelque chose d'écorché, et cela tombe bien puisque c'est généralement le cas (pour ceux que je lis). Mais ici, la personnalité du Commandant Alexandre Gomez va bien au-delà du flic abîmé par la vie, il a déjà un pied dans la tombe et ne pense à rien d'autre qu'à mourir. Quant à Cloé, la victime dans cette histoire, elle est à la fois détestable par son côté capricieuse et orgueilleuse, mais aussi pathétique à cause de l'enfer que lui fait vivre cette Ombre mystérieuse. Autant vous dire que Karine Giebel n'a pas été tendre quand il a fallu nous peindre le caractère et l'histoire de ses protagonistes. 

Tout au long du roman je n'ai pas cessée de m'interroger sur la réalité ou non de cette Ombre, cette personne qui cherche à faire passer Cloé pour une cinglée bonne pour l'asile. Cauchemar ou réelle persécution? L'auteure s'amuse à jouer sur les deux tableaux, nous faisant complètement oublier le fil conducteur. 

Quant au dénouement de l'histoire... quoi en dire? J'ai été ébranlée par cette fin, et surtout au sort que l'auteure réserve à ses personnages. 

Malheureusement, à trop tourner autour du pot avec cette Ombre, ma patience a été mise à rude épreuve, m'agaçant parfois, me frustrant d'autre fois. Et j'ai eu à déplorer quelques longueurs quand il s'agissait de suivre les méandres paranoïaque de Cloé et ses agissements puérils. 

En somme, une histoire déroutante avec une plume qui change de l'ordinaire avec des phrases courtes, parfois simplement nominative, mais qui apporte un vent nouveau sur la façon d'écrire un thriller. Et des personnages auxquels on peut difficilement s'attacher mais qui ne manquent pas de nous ébranler. 

Publié aux Editions Fleuve noir, Mars 2012, 512 pages, 20€
Disponible également aux Editions Pocket, Mai 2013, 608 pages, 7,90€

samedi 14 juin 2014

Joyland, de Stephen King


"Au moins... je sais... qu'il y a quelque chose, m'a-t-il dit. Je l'ai vu... de mes yeux... cet été-là. Dans la Hutte Infernale." Je n'ai pas pris la peine de le corriger: je savais de quoi il parlait. 

"Tu... te souviens?
— Oui, je me souviens, je lui ai dit. 
— Mais je ne sais pas... ce quelque chose... si c'est bon ou mauvais." Sa voix d'agonisant s'est chargée de terreur. " Si tu avais vu sa façon... Dev, sa façon de tendre les mains."
Oui. 
Comme si elle appelait à l'aide. 



Les clowns vous ont toujours fait peur ?
L’atmosphère des fêtes foraines vous angoisse ?
Alors, un petit conseil : ne vous aventurez pas sur une grande roue un soir d’orage…
Mêlant suspense, terreur, nostalgie, émotion, un superbe King dans la lignée de Stand by me.

What is this joke?!

C'est au cours d'une balade à la Fnac que Chris est tombé nez à nez avec le dernier King, et qu'elle n'a pas été ma surprise quand j'ai lu la 4e de couverture qui laissait envisager un autre "Ça"! Mon sang n'a fait qu'un tour, il me fallait ce livre malgré mon traumatisme d'antan vis-à-vis des clowns, que je ne peux plus voir en peinture, cette histoire me tentait encore plus qu'une paire de Prada!

Par ailleurs, ce dernier coïncidait pile avec une envie de me coller une bonne frousse! 

Toutefois, quelle n'a pas été ma surprise quand je découvris, au fil des pages, que le synopsis proposé par Albin Michel (semble-t-il) ne correspondait en rien au contenu du livre.

200 pages plus loin sans nez rouge à l'horizon, j'ai commencé à m'interroger... Et Chris qui n'arrêtait pas de me demander comment était mon livre, tandis que mon impatience légendaire était mise à rude épreuve. Alors que je ne tombais toujours pas sur la scène qui ferait basculer le roman dans une ambiance lugubre, j'ai fini par comprendre qu'il y avait un souci et que l'intrigue tournait un peu en rond. Ainsi, j'ai été faire ce que je ne fais habituellement pas, de peur de me faire spolier: aller lire des chroniques d'autres lecteurs, et là j'ai compris... 

Par manque d'informations préalables sur ce livre et par une très mauvaise 4e de couverture, mes recherches m'ont permis de comprendre que ce livre ne se voulait en aucun cas terrifiant si ce n'est cette histoire de meurtre tragique dans le train fantôme. 

Malheureusement, quand la vérité a éclaté plus des 3/4 du livre y était déjà passé... Alors bien évidemment je ne peux pas dire que j'ai eu ce que je voulais, malgré une écriture toujours captivante et un récit qui n'en reste pas moins intéressant. Toujours est-il que je m'attendais à des clowns, à avoir peur, à une ambiance lugubre et qu'à la place j'ai eu le droit au journal de bord d'un jeune homme en pleine crise sentimentale après une rupture difficile, qui décide de passer ses vacances d'été à travailler dans une fête foraine. 

Malgré cette terrible découverte, je n'ai pas arrêté ma lecture. Tout d'abord parce qu'il m'en faut plus pour stopper un livre (à ce jour je n'en compte qu'un il me semble). Et surtout parce que l'histoire reste intéressante remise dans son contexte, en dehors du synopsis complètement à côté de la plaque. 

Alors certes la référence faite à "Stand by me" ne m'a même pas interpellé dans la mesure où je ne la connaissais pas (faute réparée à présent) et qui doit très certainement correspondre davantage à ce genre de roman "initiatique" qu'au terrifiant clown tueur d'enfants. 

En somme, je suis très déçue de ce livre dont le synopsis m'a laissé envisagé un horizon différent de ce à quoi j'ai eu  droit. Toutefois, hormis cette erreur grossière, Stephen King nous propose une histoire fort agréable entre récit de vie, enquête policière, le tout avec un brin de fantastique. Dommage que le synopsis n'en faisait pas davantage référence au lieu de parler angoisse et clowns, pensez-y la prochaine fois...

Publié aux Editions Albin Michel, avril 2014, 350 pages, 21,90€





mardi 11 juin 2013

L'ultime secret du Christ, José Rodrigues Dos Santos

Synopsis :
La célèbre paléographe Patricia Escalona est égorgée en pleine nuit dans la Bibliothèque vaticane, alors qu’elle y étudiait l’un des plus anciens manuscrits détenus par l’Église : le Codex Vaticanus. Près de son corps, le tueur a laissé un message codé. Tomás Noronha, travaillant sur la restauration des ruines du Forum de Rome, est appelé sur le lieu du crime par la police judiciaire italienne : il a été le dernier contact de la victime. L’historien émérite, expert en cryptologie, réussit à décoder le message du tueur et se laisse embarquer dans une enquête qui va très vite se compliquer. Un nouveau meurtre aux allures rituelles a lieu en Irlande, un autre en Bulgarie, deux nouveaux messages codés et toujours ces allusions aux Saintes Écritures. D’une victime à l’autre, d’un code à l’autre, Noronha est entraîné dans une analyse des textes bibliques particulièrement troublante. Une quête de la vérité qui va le conduire en Israël, sur les traces de la plus grande figure de l’humanité : celles de Jésus-Christ. Au fil d’une enquête haletante, José Rodrigues dos Santos propose d’aborder la vie du Christ sous un angle historique, quasi scientifique. Qui était vraiment celui qui a bouleversé le cours de l’Histoire ? Quels sont les faits que l’on peut considérer comme réellement avérés dans la Bible ? Et quels sont ceux travestis par le temps et les hommes ? Réalité historique et intrigue policière se mêlent avec grande intelligence pour faire de L’Ultime Secret du Christ un thriller qui va bouleverser les certitudes de chacun.
Source : Fnac.com
"Aucune vérité ne pouvait être indiscutable. Les gens qui croyaient sans garanties, pensait-il, n'étaient que des simples d'esprits crédules et superstitieux. La croyance n'était valable que si elle reposait sur le savoir.
Cependant, Tomàs était conscient qu'il existait des situations où la croyance sans certitude était inévitable. En matière d'amitié, par exemple. Pour être l'ami de quelqu'un il faut croire en lui, croire qu'il est digne de notre confiance. Naturellement, cette foi se révèle parfois infondée. Il suffisait de prendre le cas de Valentina. N'était-ce pas là une preuve définitive que la croyance sans connaissance était dangereuse ?"
Tomàs Noronha

Pourquoi ce livre ? 
Il y a peu, nous avons été contacté par Agnès Chalnot Communication qui nous proposait un partenariat pour le nouveau roman de José Rodrigues Dos Santos, qui se trouve être la suite des aventures de Tomàs Noronha que j'ai eu le plaisir de suivre dans "La Formule de Dieu". Ayant déjà salivé sur le synopsis lorsque je l'avais en main j'ai accepté bien volontiers leur offre.

Descente en enfer... 
"Un récit magnifique retraçant de manière historique l'évolution du Christianisme et de la vie de Jésus à travers une enquête policière pimentée."

Dès le départ, l'auteur nous met dans le bain. Nous plongeant dans la bibliothèque vaticane où un meurtre va être perpétré. Pas banal dans cet endroit. L'assassin laissera pour seule trace une feuille avec une énigme. Comme pour "La Formule de Dieu" nous sommes dans la tête de Tomàs Noronha, historien de renommée internationale, qui va nous emmener dans une histoire à travers le temps et l'espace. Effectivement, les énigmes laissées par le tueur renvoient directement à des passages de la Bible qui seraient falsifiés ou frauduleux.

A travers les mains de cet historien, l'auteur nous offre une somme de connaissances insondables, à l'instar de la physique dans "La Formule de Dieu" ici nous revisitons le mythe de Jésus-Christ à travers une analyse scientifique et historique.

Attention toutefois, je ne cherche ici nullement à jeter la pierre à qui que ce soit, je ne cherche pas non plus à blasphémer, ni injurier les croyants, ni attaquer l'Église pour les choix qu'elle a fait, je respecte la religion et la foi des autres.

Je pense que ce livre ne fera pas l'unanimité, l'auteur nous emmène à travers le Nouveau Testament et des recherches scientifiques afin de comprendre la véritable histoire de Jésus-Christ et les fondements du Christianisme. Par une analyse concrète entre les différents Évangiles, la comparaison des versets, la cryptographie et l'analyse de l'écriture, l'auteur nous révèle toutes les études démentant les dires de la Bible.

Le roman est comme toujours très bien écrit, l'auteur sait manier les mots pour nous emporter dans son univers et nous faire comprendre son point de vue. L'écriture y est fluide et plaisante.
Le point négatif sur lequel je mettrai l'accent est le fait de l'insistance à nous montrer tout ce qui ne va pas. A tel point qu'on en oublie l'histoire première, nous noyant dans ce flux d'informations. L'enquête en elle-même ne dure qu'une semaine, mais les jours nous apparaissent à rallonge avec le flux de données que l'auteur veut nous faire passer.

Pour conclure, j'ai vraiment aimé ce roman passionnant, même si j'avais deviné la fin qui ressemble à une BD du nom de INRI Le Triangle Secret. Les fans de Robert Langdom se plairont dans ce livre et ne seront pas en reste tout comme avec Dan Brown. Je conseille ce livre en précisant que chacun est libre d'en penser ce qu'il en veut.

Publié aux Éditions HC, le 3 Mai 2013, 486 pages, 22€




lundi 10 décembre 2012

Dôme - Tome 2, Stephen King


Synopsis :

Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort.
A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand – ou si – il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient.
Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…

Source : Fnac.com


"C'est une petite ville, fiston, et tout le monde soutient l'équipe."
Dale Barbara.
"Les remords et le chagrin que l'on éprouvait pour une faute étaient mieux que rien, se dit Barbie, mais aussi écrasants qu'ils soient, les remords ne permettraient jamais d'expier la joie ressentie dans la destruction - qu'il s'agisse de bruler des fourmis ou d'abattre des prisonniers."

Pour ce livre ? 
Je rattrape mon retard avec notre rendez-vous "Donne-lui sa chance" en lisant ce deuxième tome de la sage "Under the Dome" de Stephen King proposé par ma partenaire.

En bref !
"Époustouflant et effrayant
Un véritable coup de cœur pour ce deuxième livre de la saga Dôme. L'histoire est toujours menée d'une main de maître et nous emporte avec un tempo rapide. De ce fait, je n'ai mis que deux jours à lire ce second opus tant j'ai apprécié sa fluidité.

En allant plus loin !
Stephen King nous livre ici une suite palpitante d'émotions et de rebondissements. Si nous avions cru tombé de Charybde en Scylla dans le premier livre, ici, nous tombons de l'Everest au sol sans passer par la case parachute. Le rythme est plus enflammé que jamais et nous conduit avec une satisfaction extrême à la réponse à toutes nos questions. 

L'histoire continue donc avec notre Colonel Barbie qui subit les affres de Big Jim, le second conseillé qui ne veut en aucun cas lui laisser diriger la ville comme l'a ordonné le président. Afin de discrédité cet odieux personnage, l'armée diffuse les allégations qu'elle a contre lui pour offrir une porte de sortie à notre héros. 
Toutefois, Big Jim connait merveilleusement bien sa ville et sait où et quand frappé pour garder le plus de personnes sous sa coupe. Il augmente ainsi le petit effectif de policiers à une armée de sympathisants qui donnent libre cours à leurs pulsions ou leur brutalité. Tout cela sans compter sur notre Junior national, le fils de Big Jim qui déraille totalement avec sa tumeur au cerveau. 

L'avenir est assez noir pour Chester's Mill surtout lorsque le pouvoir en place s'arrange pour coller des meurtres sur le dos de Barbie qui finit en prison. A partir de là, tout déraille, des clans se forment, les personnes gênantes sont abattues et les problèmes s'enchainent sans limite. 

La perversion dispensée par l'auteur ne trouve aucune limite, tant dans la cruauté que dans le sadisme. C'est donc d'une main experte que le flot d'aventures se poursuit avec animation dans le Dôme. Stephen King nous montre ici toute la barbarie dont peut être amené l'Homme dans sa globalité lorsqu'il se retrouve acculé et prêt à tout. En cela nous ne pouvons reprocher certains manques à l'éthique mais les abus sont partout et surtout dans ceux qui représentent l'ordre. 

J'ai été surpris pour la fin je dois l'avouer je ne m'attendais pas à une telle mise en place ni à un tel chambardement. On se sent comme une fourmis sous une loupe...

 Paru aux Éditions Albin Michel, Mars 2011, 565 pages, 22,30€.

 

samedi 8 décembre 2012

Dôme, Tome 1 - Stephen King


Synopsis : 

Le Dôme : personne n'y entre, personne n'en sort.À la fin de l'automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu'est ce dôme transparent, d'où il vient et quand ou si il partira. L'armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l'intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu'à l'os, voit tout de suite le bénéfice qu'il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s'installe et la résistance s'organise autour de Dale Barbara, vétéran de l'Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville..

Source : Fnac.com



"Une idée, c'est comme un microbe en sommeil : tôt ou tard, quelqu'un finit par l'attraper."

Pourquoi ce livre ? 
A l'occasion de notre rendez-vous "Donne-lui sa chance", ma partenaire m'a proposé une petite leçon d'écriture à la façon Stephen King. Effectivement, c'est le premier du genre pour moi, n'ayant jamais eu l'audace de m'attaquer à une œuvre de ce titan car je n'apprécie pas les romans d'horreur. J'ai donc pris une belle baffe - il faut le dire - avec ce roman. 

Une petite décharge magnétique et on y entre !
"Est-ce que vous avez peur du noir ? Est-ce que vous avez peur des sombres démons qui tapissent le fond de votre âme ? N'ayez crainte, ils surgiront le moment opportun, le moment où vous ne vous y attendrez pas et que la limite de vos résistances sera atteinte. Ce jour viendra lorsqu'un dôme de force électromagnétique vous isolera dans une petite ville où tout le monde a l'air gentil mais où se trame les pires bêtes obscures du monde."

En quelques mots : 
En bref, c'est un coup de cœur pour la mise en place de toute cette machination. L'auteur a une manière d'avancer les évènements qui confine à la folie. Les petites remarques du type "il ne leur reste que 40 secondes à vivre" sont savamment posées et permettent une bonne introduction de ses atrocités.

En allant un peu dans le détail !
Vous voilà dans une petite bourgade sans histoire, avec des gens sans histoire, par une journée qui commence sans histoire. Un temps à bronzer et se détendre. Mais... Oui il y a toujours un mais. Ce jour n'est pas celui de Chester's Mill qui se voit offrir un joli parapluie en forme de dôme. Le champ de force parcours l'entière limite des démarcations de la ville et s'enfonce de plusieurs kilomètres sous terre. Rien n'entre, rien ne sort hormis une faible proportion d'air et d'eau. 

Imaginez une population isolée du monde, coupée de tout apport de nourriture et d'eau. L'humanité de chacun disparait progressivement pour laisser place à un pouvoir de survie et d'anarchie...  

Toutefois, le début n'est pas si fébrile. L'auteur place ses différents protagonistes comme Dale Barbara susmentionné Barbie, militaire à la retraite dont une querelle avec des jeunes du quartier l'a déclaré ennemi public numéro un des forces de police. On voit tour à tour l'évolution des divers personnages que ce soit au sein de leur famille ou au sein de leur travail. Chacun tente de relativiser au mieux ce qui leur arrive, que ce soit en faisant des manifestations ou des réunions religieuses. Personne ne comprend le comportement des militaires qui sont en poste autour du dôme et qui surveillent en tournant le dos à la ville. Les lignes téléphoniques sont coupées et bientôt le net, seul moyen de communication avec l'extérieur se verra mis à mal par l'armée.

Vous voulez une mission sir ? Le colonel Fox de l'armée de terre des États-Unis contacte par le biais d'une journaliste de la ville l'ancien sergent Barbie pour lui confier une mission des plus importantes. Les experts sont tous d'accord sur un fait, le champ de force vient de l'intérieur du Dôme, la mission est simple, trouver le générateur, l'arrêter et le transmettre aux forces armées pour expertise. Quoi de plus simple ?

L'histoire met donc en avant le comportement humain dans son entière globalité afin de montrer que les esprits même les plus seins sont animés des pires attentions. Jim Rennie vous donnera fort à faire dans cette incursion dans l'horreur profonde qu'est l'âme humaine.

L'écriture est menée d'une main experte et nous envoûte dans les tréfonds d'un esprit torturé. L'auteur nous amène à la limite de ce que nous pouvons croire ou penser. Le récit est donc ponctué de rebondissements en chaine qui démontre que "le pire c'est qu'on a pas vu le pire". Je vous conseille vivement cet ouvrage, non pas pour avoir quelques sueurs froides mais bien pour les péripéties qui s'enchainent dans un mélimélo qui vous fait tomber de Charybde en Scylla.


Paru aux Éditions Albin Michel, 03 - 2011, 630pages, 22,30€




lundi 26 novembre 2012

40 jours de nuit, de Michelle Paver


" En l'espace d'une seconde, le coeur empli d'épouvante, j'ai remarqué sa tête ronde et humide, ses bras ballants, ses épaules asymétriques. J'ai perçu les ondes qui émanaient d'elle. Intenses, implacables, pernicieuses."

Présentation de l'éditeur : Janvier 1937. Jack Miller vit dans la solitude. Il est pauvre. Son unique espoir: participer à une expédition scientifique. Destination: le pôle Nord.
Jack embarque avec quatre hommes et huit chiens sous le soleil de minuit. Rien ne se déroule comme prévu. Une malédiction semble s'être abattue sur les chercheurs. Un à un, les compagnons de Jack sont contraints d'abandonner la mission. 
Maintenant, Jack est seul. 
Une angoisse sourde s'empare de lui. Bientôt, les glaces se refermeront. Bientôt, Jack sera pris au piège. Il faut prendre une décision.
Rejoindre les autres. Ou bien rester, et affronter cette chose qui rôde dans les ténèbres. 
Mais Jack a-t-il vraiment le choix? 

Pourquoi ce livre? 
Cette lecture s'inscrit dans le cadre d'un partenariat organisé par Livraddict et Hachette Jeunesse, que je tiens à remercier pour cette découverte littéraire. 
D'une manière générale, je suis plutôt curieuse, et tout particulièrement en matière de lecture et de ressenti. Ici l'auteure nous promet de nous glacer le sang, alors pour en être convaincue il fallait tenter l'expérience! 

En quelques mots... 
Qu'on se le tienne pour dit, ce livre ne vous réchauffera pas durant vos longues soirées d'hiver. Bien au contraire, il vous glacera le sang et fera courir des frissons le long de votre dos, mais pour votre plus grand plaisir bien sûr!

Grande habituée des films d'horreur et histoires d'épouvantes en tout genre, j'aime avoir peur et ce à tel point que parfois je n'arrive plus à en fermer l'œil de la nuit... Ainsi, je ne suis pas du genre à m'effrayer d'un rien et encore moins avec des histoires pour "jeune public"! Et pourtant, aujourd'hui je le confesse, Michelle Paver avec son histoire d'expédition scientifique qui tourne au cauchemar m'a donné des sueurs froides. 
Et rien que pour ça, c'est Un Coup de Cœur!

Mais encore? 
Dès les premières pages je n'avais qu'une hâte que la mission débute pour voir évoluer les scientifiques en milieu hostile, mais il m'a fallu patienter afin de laisser l'intrigue prendre forme et de cerner notre personnage principal, à savoir Jack Miller. Ce jeune homme susceptible et désireux de changer son quotidien, voit dans cette expédition l'occasion de trouver une place dans la société. C'était sans compter sur une espèce de malédiction qui plane au-dessus de l'équipe. Partis de cinq scientifiques, ils débarquent finalement à trois dans la baie avant qu'il n'en reste plus qu'un : Jack! 

Obstiné, déterminé, fou ou les trois en même temps, Jack s'entête à maintenir la mission en restant seul sur la baie tandis que les autres ont dû quitter la partie. Le départ inopiné de ses compagnons survient en même temps que la disparition des dernières lueurs de l'aube. Confronté à une nuit sans fin, Jack tente de garder la tête froide en s'imposant un rythme de travail bien huilé afin de ne pas se laisser aller. Mais face à l'obscurité, n'importe quel endroit fut-il idyllique, devient menaçant quand il est plongé dans les ténèbres. Les ombres dessinent des formes effrayantes qui prennent vie sous vos yeux avant de disparaître derrière un clignement d'œil... 

Dès la première "journée de nuit", le livre ne m'a plus quitté, et c'est d'une traite que j'ai achevé cette dernière partie, plongée au cœur même de cette nuit perpétuelle. Cette immersion dans les pensées du héros était d'autant plus aisée que l'histoire nous est relatée à travers les pages de son propre carnet. D'abord journal de bord, il devient très vite son seul point de repère dans lequel il note toutes ses réflexions et ressentiments sur tout ce qui se passe d'étranges sur cette baie. Face à cet isolement, à la solitude et aux conditions météorologiques, Jack perd peu à peu les rênes de sa raison pour basculer dans la folie. Toutefois, on peut se demander où se situe la limite entre hallucination et réalité, mais cette limite existe-t-elle vraiment ?

J'ai tremblé pour notre personnage, car je me suis projetée dans cette histoire. Je me suis sentie aussi seule que Jack entouré par la glace et la neige qui tentent de l'emprisonner sur cette baie. Rarement un livre jeunesse m'aura autant donné des sueurs froides que "40 jours de nuit". Alors si vous n'avez pas froid aux yeux attardez-vous y...


Publié aux Editions Hachette Jeunesse, dans la collection Black Moon, le 26 septembre 2012, 288 pages, 16,90€


Pour lire d'autres avis je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous: 

Logo Livraddict

mercredi 3 octobre 2012

Nuit noire, étoiles mortes de Stephen King


N'essayez jamais de connaître cet Autre qui sommeille en vous. 
(quatrième de couverture)

Quand Monsieur et Madame Toutlemonde se mettent à commettre des crimes par amour, par vengeance ou par jalousie, cela donne des situations particulières où se mêlent culpabilité, remord et folie. Se débarrasser de ces néfastes n'a jamais été sans conséquences et n'efface finalement jamais la source du problème...

Pourquoi ce livre ?
Mon dernier King lu a été Dôme paru en 2011 et j'ai eu un tel engouement pour ce livre que je me suis remise après ça à relire mon auteur phare. Ainsi, à la sortie de ce recueil de nouvelles je n'ai pas pu résister. 

Mon avis :

Nuit noire comme scène du crime, étoiles mortes pour ne laisser aucun espoir!

Face à ce recueil de nouvelles je vous dirais bien que la lecture fut appréciable mais je ne pense pas que la formulation soit bien choisie quand cette dernière vous a glacé le sang...
Néanmoins, ne prenez pas cette chronique pour ce qu'elle n'est pas car il ne s'agit pas de faire la liste des défauts mais bien de mettre en garde le lecteur quant à la teneur des évènements. Par contre, pour celles et ceux qui n'auraient pas froid aux yeux et que la vue du sang ne rendrait pas aveugle, je vous conseille fortement ce livre qui parviendra à rendre vos nuits angoissantes. 

Le livre compte quatre nouvelles qui abordent des récits différents mais avec une thématique commune : le meurtre et ses conséquences. Ne vous attendez pas à rentrer dans la peau d'un tueur en série ou dans celle d'un psychopathe notoire mais, à la place de n'importe quelle personne tout ce qu'il y a de plus banal, amenée à commettre l'irréparable. 

En effet, certains personnages principaux vont se retrouver dans une situation compromettant leur avenir et, la seule solution qui leur viendra à l'esprit c'est : tuer! Que ce soit par péché d'orgueil, par vengeance, par jalousie ou encore dans l'espoir de faire mieux, un meurtre n'en reste pas moins un acte abominable qui a des répercussions incontrôlables. 

Même si on pense le faire pour les meilleures raisons du monde, même si la victime n'est en fait que le bourreau, celui qui porte le coup n'en devient pas moins le criminel et cela ne s'oublie pas...

L'aspect ici traité, et ce par le maître en matière de suspens, est vraiment pertinent car Monsieur King sait toujours choisir avec précision ses personnages et le décor afin de faire de nous plus qu'un simple lecteur. 

Je ne vous livrerai pas de résumé sur les nouvelles présentes ici car je ne veux vraiment pas gâcher la découverte (pour ne pas dire plaisir qui serait peut-être mal venue au vue du sujet traité) des histoires qui mettent en scène des personnes confrontées à leur choix. Je m'y suis d'ailleurs plongée sans lire un seul résumé et la surprise fut agréable, d'autant plus que comme il s'agit de nouvelle, l'action ne se fait pas attendre. Stephen King fait partie des auteurs que je lis sans même jeter un oeil à la quatrième de couverture, question d'habitude et de confiance aussi. 

Le seul petit bémol que je relèverai reposerait sur la dernière nouvelle qui met un peu trop de temps selon moi à démarrer alors que l'on sent très bien où l'auteur souhaite nous emmener. Mais il doit bien s'agir du seul inconvénient que j'ai noté. 

Je terminerai sur les notes de l'auteur qui viennent clôturer les dernières pages du livre, pour souligner à quel point c'est agréable d'avoir un auteur qui prend le temps d'expliquer à son auditeur pourquoi et comment il a construit ce recueil. A partir de quel fait il s'est basé pour écrire ses nouvelles sous cet angle, et même des petites anecdotes qui lui ont permis de planter son décor. C'est peut-être un détail anodin pour la majorité d'entre vous, peut-être même que certains ne prennent pas le temps de lire les divers "remerciements" qui viennent ponctuer la fin d'un livre ou même les postfaces, mais je tiens à dire que j'apprécie toujours quand l'auteur s'extrait de ses personnages pour nous livrer les coulisses de son œuvre. Que ce soit par l'intermédiaire de petites histoires ou par la recommandation d'une musique d'ambiance ou encore même par un avertissement en début de livre cela fait toujours plaisir de voir que l'auteur cherche avant tout à Partager son art avec son public...

Publié aux Editions Albin Michel le 29 février 2012, 450 pages, 23,20€