dimanche 11 octobre 2015

Sunday's booK #1



`` Le Sunday's booK est un rendez-vous initié par Saefiel qui consiste à récapituler notre semaine, ce que nous avons lu, reçu et ce que nous comptons lire pour la semaine suivante. Pour ma part, je rajouterai quelques catégories au gré de mes envies, pour vous offrir un éventail de ma semaine. Sans toutefois vous dévoiler mon intimité, j'ai eu envie de m'ouvrir davantage à vous, moi la grande curieuse j'accepte de jouer le jeu à mon tour. 
Ainsi j'inaugure mon premier Sunday's book ce jour! 


Bienvenue à vous ;) 



Pour celles et ceux qui me suivent sur Facebook il n'y aura pas de surprise... Pour tous les autres, sachez que l'évènement littéraire qui a marqué ma semaine aura été les 10 ans du premier tome de la saga Twilight, Fascination. Et à cette occasion, il était question d'une réédition spéciale "anniversaire" avec bonus à la clé. A cette simple mention, il était plus qu'évident que cet énième livre rejoindrait ma collection avant même d'en connaitre le contenu exact. 
Alors, quand j'ai appris mardi que l'auteure avait réécrit son premier livre en changeant le genre des personnages j'ai dit : 
 Banco! 


Même si, comme la plupart d'entre vous, j'aurai préféré lire Midnight sun, j'ai apprécié le geste, car si cette surprise ne répond pas à mes attentes, force est de constater que Stephenie Meyer a repris le chemin vers Twilight. Quelqu'en soit sa finalité, cela laisse toujours une porte ouverte... 


Ensuite, j'ai fait l'acquisition de Red Hill de Jamie McGuire, l'auteure entre autre de Beautiful disaster. Cet achat spontané et non prévu (entre une commande de sacs poubelle pour couches bébé et nouvelles coques pour téléphone) est simplement le résultat du hasard. Faire une commande sur amazon sans acheter de livre était impossible, et, pressée par le temps, j'ai pris le premier titre qui m'a sauté aux yeux! 
"Quoi?! Mme Beautiful disaster (comprendre l'auteure) a sorti un livre en dehors de sa saga... Je le prends!" 

Je n'ai lu ni avis, ni résumé, si ce n'est la phrase qui apparait sur la couverture et encore je crois n'avoir lu uniquement "... seul l'amour peut encore vous sauver". A celles et ceux qui l'ont lu ou qui sont en train, je vous laisse imaginer ma stupeur quand j'ai entamé ma lecture. Toutefois, je conseille vivement, si ce n'est pas déjà fait, de ne pas lire de résumé ou d'avis détaillé, car lorsque l'on s'attend à lire une romance à la Poulette et Maddox on est assez surpris de se que peut donner la plume de Jamie McGuire en dehors de son tandem de choc. Pour moi c'est une très bonne surprise! 

Juste avant de mener ses deux lectures tambour battant, j'étais en pleine découverte de La contre-heure, de Sébastien Hoët, qui ne parvient pas à me tenir captivée... 
J'y reviendrai plus longuement dans ma chronique, mais mon plus gros souci repose sur la prose de l'auteur qui prend trop de place, au détriment de l'histoire qui ne décolle pas. 




Et enfin j'ai reçu samedi (il était temps) un livre spécial bébé, à savoir: Un sommeil paisible et sans pleurs, de Elizabeth Pantley. Et oui, nous y voilà... En plein milieu du rayon bébé, juste entre les sacs poubelle pour couches et problème de sommeil! J'ai osé en parler sur mon blog... Et j'insiste en plus.
Même s'il y a du mieux depuis une semaine côté nocturne, avec une nuit complète sans aucun réveil (yes!), Little W ne se gêne pas pour nous réveiller 2-3 fois pour les meilleures nuits et 10 fois voire plus pour les mauvaises... Du coup, il est temps de tester différentes méthodes. Et oui, nous avons laissé tomber la méthode "laisse-le pleurer" qui, la première fois, s'est soldée par un levé de soleil sur la mer et, la seconde, par un tour en voiture tant il était inconsolable! 

En ce qui concerne les sorties qui m'intéressent, je vais d'abord tâcher de finir TOUTES mes lectures en cours... Et il serait grand temps que je termine aussi celles que j'ai mises en pause depuis belle lurette comme Derniers jours, de Adam Nevill, débuté l'année dernière pour Halloween. Et en parlant d'Halloween, tout tombe à pic puisque, Un souffle de givre, qui évoque des sorcières s'imbrique parfaitement dans la thématique! 



Si je n'ai toujours pas réussi à voir la fin d'Interstellar depuis février dernier (mode fusionnel avec bébé: ON), nous avons réussi à regarder hier avec Chris Le Labyrinthe (oui j'ai abandonné mon idée fixe de le lire avant de voir le film) et nous avons adoré, à tel point qu'il faut:

1/ que je lise le livre et la saga en même temps, 
2/ que regarder des films me manque, 
3/ et que nous devrions aller au cinéma!


Et oui, aller au cinéma est une chose dorénavant possible puisque cela fait maintenant deux semaines que nous avons quitté la chaleur du sud pour retrouver notre Capitale et ma famille! Du coup, à nous restaurants, sorties entre potes, jogging en amoureux et cinéma à gogo! Enfin raisonnablement, n'oublions pas que nous sommes deux parents responsables et incapables de laisser Little W trop longtemps loin de nous (mode fusion toujours enclenché). 

Donc, je me suis remise à visionner les bandes annonces et ce que j'y ai vu m'a beaucoup plu! 

Evidemment, Terre brûlée la suite du Labyrinthe, mais aussi The Visit (7 octobre), le dernier de M. Night Shyamalan qui fait partie des réalisateurs que j'apprécie beaucoup et qui tombe parfaitement avec la saison d'Halloween et qui va de paire avec Crimson Peak de Guillermo Del Toro (autre réalisateur chouchou) prévu pour le 14 octobre. Voilà ne me reste plus qu'à convaincre Chris de m'y accompagner et là, ce n'est pas gagné par contre (ahem!). 



Pour le reste, séries ou DVDs, le score est nul, je n'ai pas eu le temps de me mettre à la page. Et de vous à moi, depuis la fin de Desperates Housewives, et hormis Outlander dont j'attends la prochaine saison, il n'y a pas d'autres séries qui parviennent à me fidéliser si je puis dire. 


Sur le blog rien de nouveau, j'essaye toujours de rattraper mon retard dans mes chroniques.

Chez The Imaginarium Diary on notera le nouveau design en rapport avec Halloween. 


Pour les fans de papeterie en tout genre, j'ai mis la main sur un site au poil: Mr Wonderful, qui propose tout pleins d'articles et cela passe par des tasses, bougies, albums, carnets ou papier peint (si si). Je n'ai pas encore commandé mais cela ne serait tarder. 

Et pour le reste, je n'ai guère eu beaucoup de temps pour m'évader sur la toile... Si j'arrive à publier cet article en temps et en heure j'en serai ravie! 

Sur ce, je clos mon Sunday's booK et je vous souhaite une très bonne soirée avant d'entamer cette nouvelle semaine! 


En attendant de se retrouver, Little W vous souhaite de bonnes lectures ;)




Cléo








dimanche 27 septembre 2015

La drôle de vie de Zelda Zonk, de Laurence Peyrin

" Voilà, fit Gail en dressant la valise sur ses roulettes. Au fait, dit-elle en attrapant son sac à main. Je sais pourquoi ta Mme Zonk me rappelait quelque chose.
— Zelda?"
[...]
" Oui, dit Gail, le nez dans son sac. Zelda Zonk... C'était le nom d'emprunt de Marilyn Monroe... Quand elle voulait passer inaperçue, dans les hôtels, elle s'inscrivait sous ce nom-là... Zelda Zonk"
Hanna sourit. Elle était habituée aux fantasmes hollywoodiens de sa sœur, et à cette manière qu'elle avait de transformer la vie réelle en conte de fées. Même si son envol pour Acapulco n'avait plus l'air aussi magique que ça, finalement.
" Oui, conclut Gail, tournant les talons vers le Mexique. Zelda Zonk... J'ai une biographie de Marilyn dans ma chambre, tu regarderas dans ma bibliothèque. C'est marrant, quand même. Zelda Zonk..."

Et si tout le monde pouvait changer de vie?

Foutu mardi, foutue pluie… Sur cette route d’Irlande qu’Hanna a prise tant de fois pour aller à son atelier, c’est l’accident. À l’hôpital, la jeune femme se lie avec Zelda, sa voisine de chambre de 85 ans, positive et joyeuse, experte en broderie. Mais Hanna sent un mystère chez la vieille dame, qui esquive toute question précise sur son passé. Que peut-elle avoir à cacher, à son âge ? Bientôt, Hanna découvre que Zelda Zonk était le nom d’emprunt de Marilyn Monroe quand elle voulait passer inaperçue. Hanna sait bien que c’est absurde, Marilyn est morte il y a presque cinquante ans, et pourtant… Tout en menant l’enquête, Hanna commence à réfléchir au sens de sa propre vie. Est-elle vraiment épanouie dans ce hameau perdu, dans ce mariage routinier ? Si vraiment Zelda est Marylin, si elle a réussi à passer de la lumière à l’anonymat, pourquoi elle-même ne pourrait-elle pas changer de vie ?


Une histoire épatante avec des gens ordinaires qui nous emportent dans une aventure extraordinaire.

Ce livre, je l'ai apprécié minute par minute, à chaque petit instant où mon emploi du temps me le permettait. Sur le chemin du travail, entre deux cartons, pendant la sieste de Little W, réfrénant ainsi mon envie de le dévorer d'un bout à l'autre sans respirer. 

Quelque part, je suis contente d'avoir appréhendé ce livre de cette façon, puisqu'elle m'a permis de prendre mon temps et de faire durer le plaisir (et laisser planer le doute plus longtemps). 


Avant d'être une maman, je disposais de mon temps plus facilement, maintenant je dois jongler et ma passion, même si elle est restée intacte, a subit quelques coupes horaires. Toutefois, en faisant le point, je me rends compte que cela rend ces moments encore plus agréables, car moins fréquents.


Pour en revenir au roman, j'ai été transportée d'un bout à l'autre et je tenais à remercier les Editions Kero de m'avoir permis de découvrir cette auteure bourrée de talent, c'est incontestable. 

Juste en partant d'un questionnement: "Et si on pouvait changer de vie?", l'auteure fait revivre le mythe de Marilyn Monroe à travers les yeux d'une vieille dame qui va venir perturber, entre autre, le quotidien d'une jeune femme en pleine remise en question. 

Honnêtement, en entamant ce livre je m'attendais à une toute autre histoire, davantage axée sur le meurtre/suicide de Marilyn, sa présumée mise en scène mortuaire pour échapper à une vie qu'elle ne contrôlait plus... Bref en quelque sorte à une biographie imaginée qui nous redonnerait vie de façon sure et certaine à notre mythique Marilyn. Il en est autrement, car s'il est effectivement question d'un doute d'identité, l'auteure se concentre sur la vie de tous ses personnages, notamment celle de Hanna, héroïne de ce récit. 

Le tout avec comme toile de fond un questionnement profond sur notre capacité ou non à faire évoluer notre routine, un quotidien qui pourrait nous peser. 

Je ne vais pas non plus vous raconter l'histoire, Laurence Peyrin le fait bien mieux que moi et heureusement d'ailleurs. Je vais donc conclure ma chronique de la manière la plus simple en vous invitant à découvrir cette histoire épatante! 

Publié aux Editions Kero, le 11 mai 2015, 393 pages, 19,90€






vendredi 25 septembre 2015

The testing - Tome 1: L'élite, de Joelle Charbonneau




"Au cours de ce Test, beaucoup des candidats ont démontré que pour eux, la fin justifie les moyens. Je n'arrive pas à être d'accord avec ça."

"Je ne suis plus si certaine de vouloir devenir une dirigeante de la communauté unifiée. Pas s'il s'avère que le meurtre est une valeur plus estimés que la compassion."



La Terre ne ressemble plus à la planète sur laquelle nous vivons. Les Sept Guerres en ont détruit la quasi-totalité et les hommes essaient de la reconstruire. C’est dans cet environnement que vie Cia et sa famille. A 16 ans, la majorité des adolescents doit trouver un travail. Les autres, l’Elite, sont choisis pour le Testing. L’épreuve suprême. Un test ultime qui promet l’entrée à l’université pour les gagnants. Ou plutôt pour les survivants… Cia a été choisie. Et elle va rapidement comprendre qu’elle ne peut faire confiance à personne.

Trop vu et revu et archi vu...

Sans grande nouveauté nous retrouvons un univers made in "Hunger Games" mais loin, très loin de l'ambiance insoutenable de Suzanne Collins. Tous les éléments de la dystopie sont présents, un monde post-apocalyptique que l'on tente de reconstruire différemment, avec un côté thriller et son épreuve de survie, mais sans l'inquiétude viscérale, de celle qui nous prend par les tripes et nous fais frémir pour les personnages. Vont-ils mourir? Comment vont-ils s'en sortir? L'auteure a-t-elle prévue de les laisser souffler un peu?

Ici, rien de tout ça. Quand les difficultés apparaissent, elles sont vite résolues si bien que nous n'avons pas le temps de trembler pour l'héroïne. Par contre, j'ai bien aimé le climat de suspicion constant mais, une fois encore, il est dommage que l'auteure n'insiste pas davantage sur ce point, quitte à faire basculer son lectorat dans la paranoïa. 

Toutefois, je reconnais que le coup du test écrit façon "ça passe ou tu y passes" était plutôt bien pensé, avec des énigmes qui venaient avec justesse pimenter le jeu. 

Néanmoins, je regrette l'absence de profondeur dans les caractéristiques des personnages, notamment celles de Cia qui passerait presque pour insipide. Ainsi qu'une intrigue en dents de scie souvent mal exploitées. 

Vous vous en douterez certainement, mais pour moi l'aventure "The testing" s'arrêtera ici avec un premier tome décevant qui ne se démarque pas assez des grands classiques du genre dystopiques. 

A vous de me dire ce que vous en avez pensé tout en vous souhaitant un bon weekend agréable, reposant ou mouvementé selon votre envie. 

Publié aux Editions Milan, Collection Macadam, le 15 mai 2014, 312 pages



jeudi 24 septembre 2015

Ten tiny breaths, Tome 1: Respire, de K.A. Tucker



J’ai l’habitude d’avoir le contrôle. Je fais de mon mieux pour ne rien ressentir. C’est ainsi que je parviens à survivre, et ça a bien fonctionné. 
Jusqu’ici. 
Désormais, Trent s’est immiscé dans ma vie et je ne parviens plus à me concentrer. Mon corps fait n’importe quoi. Je suis tiraillée entre l’envie de le repousser et de le garder près de moi. Je pense à lui bien trop souvent. La moindre pensée réveille en moi un désir que je n’ai pas ressenti depuis mon dernier coup d’un soir, et c’était il y a plus de deux ans. 
Or aujourd’hui, ce désir est un million de fois plus fort. Je me balance d’avant en arrière, mon front dans les mains. Je ne veux pas de tout ça. Je ne veux pas de tout ça. Je ne veux pas de tout ça…

À à peine 20 ans, la vie de Kacey bascule dans la tragédie : ses parents, sa meilleure amie et son copain meurent dans un accident de voiture. Elle est la seule survivante de la famille, avec sa sœur Livie qui n'était heureusement pas avec eux ce jour-là. Alors qu'elles sont confiées à la garde d'un oncle et d'une tante peu scrupuleux, Kacey décide de prendre sa vie et celle de sa sœur, en main. Ensemble elles vont tenter de se reconstruire à l'autre bout du pays, en Floride.


Divertissant mais trop facile!

C'est-à-dire?! Un postulat de départ dramatique pour lequel l'auteure n'hésite pas à faire dans la dentelle avec une héroïne amochée par la vie mais qui tente le tout pour le tout afin d'extirper sa sœur cadette d'une voie sans issue. 

Malheureusement, hormis le drame qui a chamboulé leur vie, et le reste d'une histoire non moins facile, j'ai trouvé que l'auteure se permettait quelques raccourcis un peu trop évidents et faciles pour parvenir à sa conclusion. En effet, ses rapports avec Trent en dents de scie finissent par agacés passés quelques pages, et je trouve assez déconcertant de voir cet homme rappliqué toujours au bon endroit et quand on a besoin de lui. 


Cet aspect omniprésent des personnages masculins dans les romances finissent par m'horripiler. Deviennent-ils Dieu dès qu'il s'agit de prendre soin d'une jeune demoiselle en détresse? Cette fameuse demoiselle en détresse possède-t-elle un ange gardien H24 et 7/7 jours pour rendre cette histoire crédible?... Et bien non! Permettez-moi mais peut-on juste, de temps en temps, garder un peu de cohérence, même s'il s'agit de fiction? A moins que l'on veuille rendre compte d'actes d'un pervers, voyeur ou autres tendances similaires? 


Parenthèse close. 
Toutefois, en dehors d'une héroïne parfois excessive dans ses comportements, j'ai beaucoup apprécié la présence des personnages secondaires comme Livie ou Storm, qui apportent un souffle nouveau dans ce récit, chacune apportant son vécu, son expérience et nous permettent un peu de nous éloigner (de respirer) face à une Kacey au bord du gouffre. 

D'ailleurs, si je n'ai pas totalement accroché au cas de Kacey, celui de Livie m'intéresse bien plus, tout comme le passé de Cain, ce patron philanthrope plutôt atypique, me semble-t-il (en même temps qu'est-ce que je m'y connais). Bref, au moment où l'auteure nous présente ce personnage, j'ai été très curieuse d'en apprendre plus sur son passé. Mon vœu a été exaucé puisque le tome 3: Saisir, lui est consacré. 

Ainsi, en terminant cette histoire avec une conclusion que je passerai sous silence, mais qui m'a fait lever les yeux au ciel, j'étais déterminée à ne pas poursuivre l'aventure, mais les tomes 2 et 3 m'ont fait changer d'avis. Il n'y a que les têtus qui ne changent pas d'avis non?

Sur ce, je vous souhaite de très bonnes lectures et n'hésitez pas à me faire part de vos réactions. 

Publié aux Editions Hugo Roman, Collection New Romance, le 5 février 2015, 358 pages, 17€ 





mercredi 16 septembre 2015

Nos faces cachées, de Amy Harmon


Si Dieu façonne nos visages, a-t-il ri quand il a créé le mien?
Façonne-t-il des jambes qui ne marchent pas et des yeux qui ne voient pas?
A-t-il bouclé les cheveux sur ma tête jusqu'à ce qu'ils se rebellent sauvagement?
Clôt-il les oreilles du sourd pour le rendre dépendant?
Mon apparence est-elle un hasard ou un mauvais tour du destin? 
S'il m'a façonnée, ai-je le droit de le détester pour tout ce que je n'aime pas chez moi?
Pour les défauts qui s'aggravent chaque fois que je me contemple dans un miroir?
Pour ma laideur, pour le mépris et pour la peur?
Nous sculpte-t-il pour son plaisir ou pour accomplir un dessein qui m'échappe?

Ambrose Young est beau comme un dieu. Le genre de physique que l'on retrouve en couverture des romances. Et Fern Taylor en connaît un rayon, elle en lit depuis ses treize ans. Mais peut-être parce qu'il est si beau, Ambrose demeure inaccessible pour une fille comme elle. Jusqu'à ce qu'il cesse de l'être... Nos faces cachées est l'histoire de cinq amis qui partent à la guerre. L'histoire d'amour d'une jeune fille pour un garçon brisé, d'un guerrier pour une fille ordinaire. L'histoire d'une amitié profonde, d'un héroïsme du quotidien bouleversant. Un conte moderne qui vous rappellera qu'il existe un peu de Belle et un peu de Bête en chacun de nous...


Un livre exceptionnel qu'il me tarde de relire!


Si j'avais le temps... Beaucoup de temps devant moi pour me permettre quelques relectures je n'hésiterai pas à me replonger dans la saga Harry Potter ou dans Hunger Games, ou encore dans des livres lus il y a des années! Malheureusement, le temps n'étant pas étirable à souhait, je préfère la nouveauté à la nostalgie. Toutefois, je relirai "Nos faces cachées" c'est viscéral! J'ai envie de me replonger dans cette histoire bouleversante, exceptionnellement percutante, triste et ode à la vie en même temps. 

D'ailleurs, j'ai beau tourner et retourner la question dans tous les sens, je n'ai rien à reprocher tant à l'histoire qu'aux personnages, tout est très juste et bien rythmé. 

Prenons l'histoire, qui laisserait penser à une énième histoire d'amour insipide entre le beau gosse du bahut et la pauvre fille recluse que personne ne voit... patatipatata. Surprise! On est bien loin du compte. L'auteure nous surprend avec des choix très actuels et dont la tournure pourra étonner. Rien n'est laissé au hasard et nous avançons dans ce drame contemporain qui se mélange avec quelques références au conte de "La belle et la bête" mais ici la signification ne porte pas toujours sur l'aspect physique des personnages... 

Les personnages, parlons-en! J'ai été autant captivée par le patriotisme d'Ambrose que par le côté tenace de Fern et voir leur destinée se croiser, et se renverser n'en a été que plus pertinent encore. 

Entendons-nous bien, il ne s'agit pas seulement d'un garçon qui va tomber amoureux d'une fille, et vice-versa. Mais d'un garçon ravagé qui va trouver dans cette fille le courage de faire face, et d'une fille qui va apprendre ce que la beauté peut cacher et ce qu'elle peut révéler sous son masque... Les apparences sont parfois trompeuses mais elles peuvent aussi empêcher certains de vivre au grand jour. 

Notons au passage que l'auto-édition n'est pas aussi catastrophique qu'on l'imagine puisqu'il semblerait que cette histoire ait fait un carton, que se soit outre-atlantique ou par chez nous! Comme quoi...

Donc c'est certain je relirai ce livre ! 

Publié aux Editions Robert Laffont, Collection R, le 22 janvier 2015, 434 pages. 

mardi 8 septembre 2015

Zouck, de Pierre Bottero


"- Je connais le chemin sur lequel tu t'engages. Trompeur et dangereux, il te fait miroiter des choses qui sont fausses. 
Il faut que tu réagisses, Zouck. Maintenant ! 
La porte que tu aperçois au bout de ce chemin ne t'offrira pas la légèreté de la danseuse parfaite. 
Cette porte, c'est la Mort !"





" La musique était une onde qui me portait. Toujours plus haut. Je me sentais légère, presque éthérée. J'avais la sensation que mes gestes pouvaient s'affiner jusqu'à devenir parfait. " Anouck, dite Zouck, a une passion : la danse. Qu'elle partage avec sa meilleure amie : Maiwenn. Jusqu'au jour où elle s'éloigne l'une de l'autre. Zouck, obsédée par l'idée de perdre quelques kilos superflus, se coupe du monde. De son côté, Maiwenn, follement amoureuse, devient de plus en plus distante.

Un livre à mettre entre toutes les mains!

L'anorexie vu et vécu à travers les mots d'une adolescente de 17ans qui va perdre toute joie de vivre en même temps que sa santé. 

Les dangers d'internet et de ces sites de rencontre entraperçus par cette même adolescente qui s'inquiète pour son amie éperdue d'un homme qui n'a rien à faire dans son monde.

Un livre bouleversant qui va a l'essentiel mais qui reste très juste et poignant et que je recommande à tous ceux et celles qui pourraient penser que perdre juste quelques kilos peut paraitre anodin dans un contexte de complexes et de mal être.

Il s'agit de mon premier Bottero (enfin!) et c'est une vraie réussite, une expérience littéraire qui m'a marqué avec un thème poignant. 

En réalité l'auteur s'attaque à deux problèmes, l'anorexie qui empoisonne l'existence d'Anouck, danseuse passionnée, et le détournement de mineur qui plonge Maiwenn dans un univers qui n'est pas le sien. 


Le ton est grave, les personnages sont mal menés et l'issue n'en est que plus dur, mais ce livre marque les consciences et s'est tant mieux! On ne se rend pas toujours compte de l'importance des mots, de nos critiques lancées sans réfléchir et leur répercussion, des promesses faites à des adolescents qui prennent tout pour argent comptant et qui vivent chaque situation à 200%. 


Ce livre je vous le recommande chaudement, et même vivement, que vous ayez 12, 20, 40, 60 ans, que vous soyez parents, oncles, tantes, cousins... Il peut vous servir, il peut être utile pour tous, alors inspirez-vous en pardi!


Publié aux Editions Flammarion, Collection Tribal, le 3 mars 2004,  154 pages, 7,50€ 
Réédition en 2010.






lundi 31 août 2015

Le mec de la tombe d'à côté - Tome 1, de Katarina Mazetti

On est allé dans un restaurant et je n’ai pas la moindre idée de ce qu’on a mangé ou dit. Si, une chose. Quand j’ai voulu payer pour nous deux, elle a dit : Oui merci, je veux bien. C’est mon anniversaire aujourd’hui, j’ai trente-cinq ans. Ça me fera un cadeau.
Pour le coup j’ai compris deux choses.

Elle ne comptait pas avoir d’autres cadeaux.

Et j’étais tombé amoureux d’elle.

Ce n’était pas exactement un déclic. Plutôt comme quand je touche la clôture électrique sans faire gaffe.




Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l'œil de la stèle qu'il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis... C'est le début d'une passion dévorante. C'est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d'amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

Je n'ai accroché ni aux personnages, ni à leur histoire.

Deux personnes dont les chemins n'auraient pu jamais se croiser s'il n'y avait eu ce fameux banc dans ce cimetière. Deux caractères, deux modes de vie diamétralement opposés qui vont pourtant se trouver pour mieux se perdre... 

Si j'ai beaucoup aimé la plume de l'auteur et l'humour qui en découle, les quelques longueurs en fin de récit ont rendu ma lecture pénible.

La romance est originale avec des personnages que tout oppose, un cimetière comme lieu de rencontre et une attirance qui se révèle avec un sourire. Pourtant, malgré un résumé alléchant et un postulat de départ curieux, le reste de l'histoire n'a pas suffit pour faire de cette lecture une expérience à part. 

Que ce soit Désirée ou Benny, avec leur passé et leur galère quotidienne, rien n'est parvenu à me les rendre attachants. J'ai lu l'histoire de leur vie sans m'accrocher à leurs souvenirs. Leur romance ne m'a fait ni vibrer, ni frémir. On tourne trop autour du thème du "choc des cultures" sans vraiment aller au-delà, sans donner à leur couple un autre angle d'attaque, comme quelque chose de plus viscéral, cela reste très plan-plan finalement. 

Qu'on se le dise, je n'ai besoin ni de paillettes, ni de bling-bling pour qu'une romance me fasse rêver (un Christian Grey ça nous suffit... merci), mais il me faut un minimum de charisme de la part des personnages pour qu'un couple puisse me marquer. Dans cette histoire, j'ai trouvé Désirée trop lisse et un tantinet "nunuche" et Benny trop rustre. En réalité, cette romance est trop fade, sans rebondissement digne de ce nom alors que je m'attendais à une histoire d'amour plus enjouée, plus atypique.

Et la fin... Ma foi elle a eu le bon goût de m'étonner, ce qui, en un sens est plutôt bon signe dans cette romance qui m'a laissé complètement passive. Et du coup, j'ai constaté qu'une suite était parue sous le titre "Caveau de famille" qui reprend sur ces fameux "trois essais" mais pour moi l'aventure s'arrête ici. 

Publié aux Editions Acte Sud, Collection Babel, le 30 mars 2009, 253 pages, 7,70€



jeudi 6 août 2015

Ne jamais tomber amoureuse - Tome 1, de Melissa Marr

Règle n° 1 : N'attire jamais leur attention. 
Règle n° 2 : Ne parle jamais aux fées invisibles. 
Règle n° 3 : Ne regarde jamais les fées invisibles.



Ne pas lui parler.
Ne pas le toucher.
Ne jamais lui révéler que je peux le voir.

Elle est fragile et mortelle. Il est cruel et séduisant. Ainsi commence la bouleversante histoire d'amour de Keenan et d'Aislinn.


Une lecture qui a été sans grand intérêt,

Doublée d'un ennui mortel! La cause principale? Un sujet mal cerné qui ne nous permet pas, enfin qui ne m'a permis, d'apprécier l'histoire qui n'est pas assez développée. En d'autres termes, on n'apprend rien et rien n'est intéressant.

Commençons par les personnages avec notre jeune héroïne, Aislinn, douée d'un talent hors du commun, celui de la Double Vue, ou de voir des êtres surnaturels qui se dissimulent dans notre société. Malheureusement, le caractère pseudo-rebelle ne m'a pas convaincu. Ensuite, continuons avec le rôle masculin de Keenan, fée d'origine, tantôt arrogant, tantôt frivole, tantôt.... Brouillon en somme. A cela viennent s'ajouter d'autres personnages plus ou moins humains ou surnaturels qui se côtoient dans un semblant d'intrigue mal dirigée.

En effet, parlons-en de cette intrigue dont le but est de permettre au roi de l'été de trouver son élue pour déjouer le plan machiavélique de la reine de l'hiver qui n'est autre que sa propre mère. Toutefois, avant de trouver chaussure à son pied, le jeune prince doit être sûr de son choix s'il ne veut pas envoyer sa douce vers un triste destin. Cela donne un petit côté "sans scrupule" au prince qui n'est pas pour lui rendre service même si la fin justifie les moyens.

Du coup on saisit très vite le rôle que notre héroïne va tenir dans cette histoire... Elle est l'élue et le prince n'aura de cesse de la persuader de tout quitter pour devenir sa reine et gouverner de concert le royaume des orgies... Euh de l'été mille excuses. Mais voilà, cette jeune ingénue résiste au prince puisque malgré son physique renversant (l'inverse aurait été étonnant) la jeune fille est amoureuse d'un garçon classique, a comprendre dans le sens "juste humain sans fanfreluche". L'intrigue se résume à peu de choses près à ce résumé. Le suspens de la révélation finale est insoutenable: va-t-elle se résoudre à gagner le royaume des fleurs? A moins qu'elle abandonne son copain-copain pour un prince narcissique?

Cette lecture n'a soulevé aucun intérêt, quel qu'il soit, et n'aura suscité aucune curiosité. Quant à la fin, elle n'est pas rebondissante et ne parvient pas à nous offrir un éventuel élan d'enthousiasme pour la suite.

En somme, ce livre que l'on m'a présenté comme original, aura été une déception.

Publié aux Editions Albin Michel, Collection Wiz, le 6 janvier 2010, 377 pages, 14,20€


mercredi 5 août 2015

Outlander, Le chardon et le tartan - Tome 2: Le Talisman, de Diana Gabladon

— Docteur Randall! Claire? répétait-il. Que se passe-t-il? Vous connaissez l'homme qui est enterré ici?
Il ne prit conscience de l'absurdité de ses paroles qu'en s'entendant les prononcer. "Personne n'a été enterré ici depuis deux cents ans', avait-il déclaré lui-même à Brianna un peu plus tôt. 
Claire écarta la main de Roger et caressa la pierre, suivant doucement du bout des doigts le contour érodé des lettres. Bien que très anciennes, l'épitaphe était toujours lisible:
— James Alexander Malcom MacKenzie Fraser, lut-elle à voix haute. Oui, je le connais. 
Elle écarta les herbes folles à la base de la tombe et lut la suite:
—... tendre époux de Claire. Oui je l'ai bien connu, reprit-elle d'une voix si faible que Roger l'entendait à peine. Claire... c'est moi. C'était mon mari...

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Là, elle révèle à Brianna l'incroyable secret qu'elle n'a jamais dévoilé depuis qu'elle fut retrouvée inanimée auprès d'un menhir, dans un ancien site mégalithique, après trois années d'une absence inexpliquée. Ce second volet des aventures de Claire Beauchamp à travers l'Histoire entraîne le lecteur dans le Paris du siècle des Lumières. Après avoir fui l'Écosse où ils sont devenus hors-la-loi, Claire et Jamie, le jeune Highlander qu'elle a épousé, gagnent la capitale française à la rencontre de Charles-Edouard Stuart, le prétendant au trône d'Écosse et d'Angleterre, venu solliciter l'appui de son cousin Louis XV. Leur objectif : décourager ses tentatives d'accession au trône qui, Claire le sait, marqueraient à coup sûr le début d'une répression sanglante dans les Highlands. Le couple se lance alors dans une course effrénée pour modifier le cours de l'Histoire. Pour cela, il devra affronter un monde sans pitié où il ne pourra compter que sur lui-même et la force de son amour avant de découvrir, à ses dépens, qu'on ne joue pas impunément avec la destinée humaine.

Ah ! Quel plaisir de replonger dans une bonne histoire!

Un plaisir motivé par une fin éprouvante, à la fois pour les personnages comme pour la lectrice d'ailleurs! 

Rappelez-vous, Claire et Jamie étaient dans une telle tourmente que je me suis demandée comment l'auteure allait les tirer de cette sombre destinée tout en m'inquiétant un peu de la suite. 

En plus de m'avoir quelque peu ébranlé, cette fin a eu comme effet de m'empêcher de sauter sur la suite afin de "digérer" dans un premier temps le choc. Et puis, chemin faisant, j'ai été lire la quatrième de couverture du tome 2, et là, j'ai bondi partout dans la librairie criant "Scandale" à tue-tête scandé avec des "Au Spoil! Au Spoil! A moi!"

J'exagère comme toujours, mais croyez-moi ma colère n'était pas feinte. En effet, en lisant ce résumé qui m'en apprenait beaucoup trop sur la tournure des évènements, j'étais dépitée et persuadée que les 300 premières pages n'auraient plus aucune surprise. Que nenni! En réalité, l'auteure nous plonge directement en 1968, loin des Highlands et par conséquent sans Jamie... Comment? Pourquoi? 

Pas d'inquiétude, l'histoire revient sur la fin du tome 1, et nous retrouvons notre couple phare à la bonne époque mais dans un autre pays, avec l'idée de changer le cours du destin... 


Tout comme le premier tome, j'ai eu un énorme coup de cœur pour cette suite qui ne s'essouffle pas, même au bout de ses 950 pages. L'histoire garde un rythme qui nous fait tourner les pages jusqu'au bout de la nuit avec une veilleuse pourrie qui nous oblige à la diriger sur chaque ligne! 

Le couple Claire & Jamie est toujours aussi soudé, malgré les épreuves qu'ils vont traverser. Et c'est depuis le XXe siècle que Claire dévoile sa vie secrète, sa vie parallèle dans le XVIIIe à un auditoire abasourdi et pas toujours coopératif. 

Vraiment, cette saga est une magnifique découverte! Mon chéri m'a d'ailleurs acheté les tomes 3 et 4 que je réserve à un moment propice, soit quand Little W sera un peu plus autonome (enfin... je me comprends). 

Le tome 3 nous réserve, je pense, je l'espère, de bonnes surprises car la fin a soulevé pleins de questions et d'inquiétudes quant à Jamie! Ainsi que quelques interrogations d'ordre logistique dans son histoire... 

Publié aux Editions Presses de la cité en 1996 pour la première édition. 
Publié aux Editions J'ai Lu, le 3 septembre 2014, 947 pages, 16€ pour la dernière parution.

 


 Pour lire ma chronique sur le tome 1