mercredi 12 mars 2014

La théorie de l'information, d'Aurélien Bellanger


" Steve Jobs, le fondateur de la société Apple, entreprit de donner à ces révolutions des formes ergonomiques, en dotant l'humanité d'outils nouveaux. Les objets de la marque Apple, synthèses réussies de simplicité et de technicité, rappellent les silex polis de la révolution néolithique. Certains firent même de Jobs le fondateur d'une religion nouvelle — les présentations publiques des produits Apple ressemblaient à des cérémonies d'adorations païennes, pendant lesquelles Jobs, toujours vêtu de noir, exhibait des fétiches ivoire ou ébènes situés aux frontières de la science et de la magie. "





 Rien ne semble destiner Pascal Ertanger, adolescent solitaire né à Vélizy, à devenir l'un des hommes les plus riches du monde. Mais éditeur de jeux en BASIC, pornographe amateur, pirate récidiviste et investisseur inspiré, il saura toujours anticiper les évolutions du marché. 
La théorie de l'information est son histoire: une épopée économique française. De l'invention du Minitel à l'arrivée des terminaux mobiles, de l'apparition d'Internet au Web 2.0, du triomphe de France Télécom au démantèlement de son monopole, les télécommunications ont fait basculer les hommes dans une ère nouvelle. Pascal Ertanger s'en voudra l'unique prophète. 
Jusqu'où peut aller le pouvoir d'un milliardaire ? 


Il y a des livres pour lesquels on ne prend presque aucun risque à les lire, et d'autres pour qui l'on se trompe du tout au tout. C'est précisément ce qui m'est arrivé avec La théorie de l'information, où je m'attendais à une toute autre histoire que celle d'un homme doué d'un sixième sens aiguisé pour les affaires, mais dont l'intérêt ne s'est pas senti jusqu'au bout de ma lecture.

Si j'ai beaucoup aimé le prologue, en pensant connaître ce qu'il en serait dans le reste du livre, j'ai bien vite déchanté entre l'apparition du Minitel jusqu'à l'apparition d'Internet... En effet, si quelques passages ont tout de même captivé ma curiosité, notamment tout ce qui avait un rapport avec la vie sociale du héros, je me suis en outre, noyée, sous les détails relatifs à ses affaires, et ses coups de poker.

Si l'histoire ne m'a pas intéressé outre mesure, il n'en reste pas moins que l'auteur connait parfaitement son sujet et manie la plume de façon fluide. Ses chapitres se partagent entre l'évolution de son personnage et la situation économique de la France entre autre. Le tout entrecoupé par des citations et visions de théorie allant du steampunk pour "la génération Minitel" à celle Biopunk pour Internet. 

Toutefois, j'apprécie beaucoup cet aspect de notre vie, toute cette agitation intellectuelle qui a rendu possible de telles avancées, la révolution de la Silicon Valley, Hewlett Parckard  ou encore Jobs, mais ce personnage de Pascal Ertanger qui s'inspirerait du fondateur de Free, ne m'a pas convaincu. 

Publié aux Editions Folio (pour cette édition), Février 2014, 524 pages, 8,40€



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