dimanche 15 décembre 2013

La conjuration primitive, de Maxime Chattam



Une véritable épidémie de meurtres ravage la France. Plus que des rituels, les scènes de crimes sont un langage. Et les morts semblent se répondre d’un endroit à l’autre. Plusieurs tueurs sont-ils à l’œuvre ? Se connaissent-ils ? Et si c’était un jeu ? Mais très vite, l’Hexagone ne leur suffit plus : l’Europe entière devient l’enjeu de leur monstrueuse compétition. Pour essayer de mettre fin à cette escalade dans l’horreur, une brigade de gendarmerie pas tout à fait comme les autres et un célèbre profiler, appelé en renfort pour tenter de comprendre. 
De Paris à Québec en passant par la Pologne et l’Écosse, Maxime Chattam nous plonge dans cette terrifiante Conjuration primitive, qui explore les pires déviances de la nature humaine.



J'attendais ce grand retour avec impatience! 

Le retour de cet univers, pour lequel j'affectionne particulièrement cet auteur, à savoir le thriller, notamment quand il s'agit de dépeindre la violence animale qui habite l'homme. Depuis, "La promesse des ténèbres", autre succès garanti dans la bibliographie de l'écrivain, j'ai dû attendre sagement qu'il revienne vers cet univers psychologique. Même, si je salue cette volonté de reconversion littéraire avec le thriller historique via la saga "Le diptyque du temps" ou avec le fantastique/jeunesse (saga Autre-Monde), je reconnais ne pas avoir été autant emballée. Depuis la "Trilogie du mal" je reste fidèle à cet aspect sombre et borderline de cette atmosphère effrayante. 

Finalement, ma patience aura été récompensée au-delà de mes espérances. 

Premièrement, cette enquête qui met en branle plusieurs enquêteurs de divers pays m'aura tenu en haleine. Deuxièmement, malgré une connaissance de la plume de l'auteur, j'ai été bien étonnée par certains de ses choix. Et troisièmement, le clin d’œil final aura fini de me convaincre que Maxime Chattam reste un de mes auteurs préférés, à ne pas en douter!

Le livre se divise en deux parties, chacune avec son propre narrateur Alexis et Ludivine, tous deux gendarmes à Paris, lancés dans une enquête particulière où plusieurs tueurs en série taguent un symbole identique comme pour revendiquer l'appartenance à un groupe: *e, après leur acte mortel. 

En ce qui concerne l'intrigue, la thématique sur la violence humaine, pourtant déjà traitée dans " La théorie Gaïa" ne gâche rien de l'action principale! En effet, bien que similaire, l'auteur gère cet aspect de façon différente avec un contexte qui l'est tout autant. 

En somme, "La conjuration primitive" marque, pour moi, le grand retour de Maxime Chattam dans son genre qui lui va le mieux, à savoir le thriller pur sang! 

Editions Albin Michel Publié en mai 2013 463 pages 22,50€



mardi 12 novembre 2013

Top Ten Tuesday [12]

Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français par Iani.

Cette semaine le thème choisi pour notre rendez-vous hebdomadaire:

Les 10 couvertures de livres que vous auriez aimées différentes

La 1ère couverture qui me vienne en tête avec ce Top Ten est:
"Enfants de la paranoïa" de Trevor Shane
Autant, l'histoire est ingénieuse et captivante, autant la couverture est désuète et ne correspond vraiment pas au contenu. Quitte à choisir, la couverture VO aurait été plus pertinente, d'un point de vue marketing. 






Ensuite pour ce qu'il en est de la 2e place, là encore sans aucune hésitation:
"Une place à prendre" de J.K. Rowling
Une couverture sans particularité, sans fard avec cette case cochée pour élément central. J'ai trouvé l'édition de Poche française, avec le clocher nettement plus attrayant. 






En 3e position, je placerai pêle-mêle les couvertures des livres de Guillaume Musso, pas forcément en rapport avec les histoires à mon sens. Notamment celle-ci :
"Je reviens te chercher "de Guillaume Musso
Néanmoins, j'ai pu constater sur les derniers livres que les couvertures avaient changé d'aspect, se rapprochant davantage du contenu. 



Ensuite, de l'ordre du "chipotage",  je pourrais rajouter celles-ci:

Dans la compétition, je rajoute également quelques suites, dont les premières couvertures m'avait réjouit contrairement aux suivantes, un cran en-dessous comme par exemple :
"Enders" de Lissa Price
Il fut un temps où l'on voyait une autre couverture sur fond rouge avec un couple vue de profil, cette dernière m'enthousiasmait bien plus!


Il en va de même pour le 3e tome de la série Night School de C.J Daugherty. 
Rupture de C.J. Daugherty 
La couverture du premier tome était époustouflante, la deuxième correcte mais la dernière ne reporte pas mon suffrage, bien qu'elle reste dans la thématique des quatre saisons. 




Toutefois, il faut reconnaître que la charte graphique par rapport aux autres tomes ont été respecté!

Voilà pour ce qui est de mon Top Five! Pour connaître les TTT des autres blogs rendez-vous sur Carnet de lectures chez Iani! Sur ce je vous souhaite une agréable semaine et à très vite sur les Rats de Bibliothèque. 



lundi 11 novembre 2013

Puzzle, de Franck Thilliez


 Moi, j'ai toujours adoré les puzzles. Ils ont tous une particularité: quelle que soit leur taille, ils deviennent complètement inutiles, moches, loupés, s'il vous manque la toute dernière pièce. Celle qui sublime l'ensemble. Qui marque l'aboutissement ultime du temps qu'on y a consacré.  


Accepteriez-vous de mourir... dans un jeu? 
Ilan et Chloé sont spécialistes des chasses au trésor. Longtemps, ils ont rêvé de participer à la partie ultime. Celle de ce jeu mystérieux dont on ne connaît pas les règles, seulement le nom: Paranoïa.
Le jour venu, ils reçoivent enfin la règle numéro 1: Quoi qu'il arrive, rien de ce que vous allez vivre n'est la réalité. Il s'agit d'un jeu. 
Suivie; quelques heures plus tard, de la règle numéro 2: L'un d'entre vous va mourir. 
Quand les joueurs trouvent un premier cadavre, quand Ilan découvre des informations liées à la disparition toujours inexpliquée de ses parents, la distinction entre le jeu et la réalité est de plus en plus difficile à établir. 
Paranoïa peut alors réellement commencer...




Une envie soudaine de m'immerger dans un bon thriller, mais pas avec n'importe qui... Une envie assouvie grâce à Chris qui m'a offert le dernier Thilliez, une valeur sûre quand il veut me faire plaisir à tous les coups. Alors, je le remercie encore pour son geste. 
D'ailleurs, j'ai toujours mon exemplaire de "Vertiges" qui m'attend sagement dans la bibliothèque, tout comme "Gataca" avec la suite des aventures de Sharko et Lucie, mais l'attrait de la nouveauté a eu raison de mon impatience. Cela étant, j'ai maintenant très envie de continuer mon immersion dans le thriller! 



De nouveau, Franck Thilliez est parvenu à me captiver à travers cette intrigue qui mêle psychologie et chasse au trésor, le tout dans un décor qui convenait parfaitement à la période d'Halloween! En effet, le jeu se déroule dans un hôpital psychiatrique désaffecté et totalement lugubre, rendant ainsi la partie macabre et inquiétante. 

Sans vouloir vous en dire plus, je dois reconnaître que la révélation finale n'a pas été une grande surprise pour moi. Arrivée au trois quart de l'histoire, j'avais saisi la structure, le puzzle, que l'auteur a mis en place tout autour de cette atmosphère paranoïaque. Toutefois, comme je le répète souvent, la qualité d'un livre ne se résume pas uniquement à sa fin. C'est tout l'intérêt du plaisir de relire un livre, on a beau connaître la fin et toutes les péripéties, cela ne nous empêchera pas de le reprendre un jour... 

Donc, même si la fin n'a pas été un secret très longtemps pour moi, il n'en reste pas moins que "Puzzle" est un thriller psychologique intéressant qui correspondait pile à ce que je voulais! 

Au fil de mes lectures, je me suis aperçue que l'aspect "psychologique" des thrillers était celui qui me captivait le plus. Du coup, j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre Ilan à la recherche de ses secrets de famille, à le voir frôler la limite du "burn out", tout en suivant parallèlement l'affaire Chardon, désigné coupable d'un octo-meurtre. 

Comme à chaque fois, j'aime guetter l'auteur derrière le moindre détail qu'il dissémine autour de son intrigue, faisant passer les informations capitales pour des réflexions anodines. Peut-être, ai-je l’œil trop aguerri pour me laisser surprendre?!


To be continued M. Thilliez... 

Paru aux Editions Fleuve Noir, le 3 octobre 2013, 430 pages, 20,90€

2/6


dimanche 10 novembre 2013

Face à eux, de Jason Mott





Arcadia, petite ville du sud des Etats-Unis, perdue au milieu des champs de blé et de soja. Là, comme partout ailleurs dans le monde, un phénomène incompréhensible, inconcevable, se produit : des morts réapparaissent parmi les vivants. Ils ont le même âge qu'au jour de leur mort, et aucun souvenir de leur passage dans l'au-delà.
En ouvrant sa porte, Harold, quatre-vingts ans, découvre devant lui la silhouette menue d'un petit garçon : celle de son fils Jacob, mort en 1966. Il a beau savoir que partout sur la planète le même phénomène inconcevable se produit, Harold a soudain l'impression que tout ce qu'il croyait sûr et intangible dans le monde vient de s'écrouler aux pieds de ce petit garçon au sourire bouleversant, et dont la mort, cinquante ans plus tôt, a manqué emporter sa raison. Et même s'il ne sait pas qui est vraiment l'enfant qui lui fait face, il sait qu'il n'aura pas la force de refuser cette seconde chance. Et qu'il fera tout pour protéger son fils. Le protéger comme il n'a pas su le faire autrefois.
Alors que le gouvernement tente, entre brutalité et aveu d'impuissance, d'endiguer le phénomène, et qu'une partie de la population exprime violemment son rejet, ceux qui font face au retour d'un être chef se retrouvent confrontés aux mêmes questions : les Revenants sont-ils vraiment les mêmes qu'autrefois ? Et pourquoi sont-ils revenus ?


Quand j'ai vu ce livre sur le blog de Moody, j'ai tout de suite accroché au synopsis, qui nous laissait envisager une histoire totalement hors du commun, ou du moins suffisamment pour me sortir de mes habitudes littéraires. D'ailleurs, cette présentation n'était pas sans me rappeler une série diffusée sur Canal+ l'hiver dernier : Les revenants, dont j'avais adoré l'ambiance, même si la fin de la première saison ne m'a vraiment pas convaincue. Ainsi, peut-être ai-je vu en ce livre une nouvelle alternative à l'exploitation de cette thématique.



Avec ce livre, je m'attendais à un choc littéraire...
Je m'attendais à sortir des sentiers battus...
Et plus que tout, je cherchais une lecture qui m'accaparerait d'un bout à l'autre!

Alors si l'histoire d'Harold et de sa femme sort de l'ordinaire, elle ne m'en a pas pour autant chamboulé. Malheureusement, comme le soulignait déjà Moody dans sa chronique, les passages descriptifs, souvent non justifiés, n'ont pas contribué à rendre cette histoire addictive. J'ajouterai même, que ce rajout de détails, qu'ils soient d'ordre sentimental, physique ou architectural, ont contribué à alourdir le récit déjà pauvre en péripéties.

Il s'agit tout simplement d'un désaccord entre l'auteur et moi-même en quelque sorte. Puisqu'il a opté pour un angle de vue concentré plus sur l'humain et ses réactions face à un tel événement, alors que j'attendais de lui plus de sensationnel, d'action et de révélations percutantes.  Nous restons principalement concentrés sur Harold et Lucille, qui voient leur petit garçon revenir à la vie, 50 ans après sa tragique disparition. Loin d'être un cas isolé, "cette renaissance" surgit partout dans le monde ramenant au hasard des personnes décédées, en passant même par des nazis. D'ailleurs, j'aurai aimé avoir davantage de scènes de ce genre entre deux états d'âme d'Harold, rajoutant un peu de piquant dans cette prise de conscience. 

Toutefois, si le fond ne m'a pas comblé, la forme quant à elle est très appréciable. L'auteur a une plume agréable si l'on met de côté le rythme désaccordé, et une fin qui clôture l'événement spectaculaire aussi vite qu'il n'est apparu. 

Ainsi, même si je n'ai rien à dire sur la forme du récit concernant la plume de l'auteur, je n'ai en revanche pas adhéré à l'histoire qu'il nous raconte ici, adoptant un point de vue statique sans véritable rebondissement compte tenu de la thématique engagée. 

Publié aux Editions Harlequin, Collection Mosaïc, le 4 septembre 2013, 384 pages, 19,90€

Disponible également en version ebook, Le prologue exclusif et gratuit sur n'importe quel site marchand 










1/6


samedi 9 novembre 2013

La nuit des temps, de René Barjavel


L'Antarctique. A la tête d'une mission scientifique française, le professeur Simon fore la glace depuis ce qui semble une éternité. Dans le grand désert blanc, il n'y a rien, juste le froid, le vent, le silence. 
Jusqu'à ce son, très faible. A plus de 900 mètres sous la glace, quelque chose appelle. Dans l'euphorie générale, une expédition vers le centre de la Terre se met en place. 


Après avoir été l'objet d'un harcèlement moral persistant de la part d'un ami (ce clin d’œil est pour toi, Yannick) il m'a fallu me procurer ce livre, parmi d'autres d'ailleurs, afin de ne pas rater l'Incontournable livre SF de tous les temps. Alors, n'étant pas réticente aux conseils littéraires que l'on peut me faire, et ce même avec insistance... Me voici tenue au courant! 

Si ma première impression a été, à mon goût, un peu trop encombrée de détails inutiles et trop éparses, je dois avouer que cette histoire s'est révélée comme une très bonne expérience littéraire, doublée d'émotions non feintes. En effet, il ne s'agit pas seulement de confronter le lecteur à un univers complètement fantastique et hors du commun, mais aussi à lui montrer que l'Homme ne connait, peut-être ou sans doute, qu'un dixième du Monde dans lequel il évolue, et ce depuis plusieurs milliers d'années. 

Ce pied de nez, mis en scène par Barjavel, par lequel un groupe de scientifiques découvre une civilisation vieille de plus de 900 000 ans, est plus qu'une simple tentative d'apprendre l'humilité. Certes, après la lecture de ce livre, chacun peut y trouver ce qu'il a envie de voir derrière cette fiction mais, pour ma part j'y ai vu un monde, le notre,  sûr de son passé et des connaissances qui lui sont liées, ainsi que des hommes vaniteux et opportunistes. Bien au-delà du schéma moralisateur, j'y ai lu toute une philosophie de vie concernant cet autre Monde : Gondawa.

Ne vous y trompez pas, vous ne lirez pas un conte philosophique, mais bien un récit SF avec ses techniques du genre mêlant dystopie et une histoire d'amour tragique, pouvant s'adresser à un public divers et varié. 

Alors, même si certains aspects ou explications dans ce livre avaient parfois un style un peu lourd, je remercie ce radoteur de Yannick de m'avoir permis de découvrir cet univers. Et par la même occasion, il me reste à lire Ravage (du même auteur), ainsi que Contact de Carl Sagan. 

Publié aux Editions Pocket, le 13 mai 2012, 409 pages, 7,20€ (pour la présente édition)

lundi 28 octobre 2013

Pour un tweet avec toi, de Teresa Medeiros


Auteure d'un presque Pulitzer, Abigail Donovan se débat contre l'angoisse de la page blanche. Aussi, lorsque son agent lui ouvre un compte Tweeter, elle se laisse happer par les tweets, retweets, hashtags, etc. Guidée par l'un de ses followers, "MarkBaynard" - un professeur d'université en congé sabbatique et twitteur hilarant -, Abigail retrouve l'inspiration et le goût de vivre. Mais pourquoi rester devant son écran alors que Mark parcourt le monde ?

Après plusieurs mois de tergiversions concernant ce roman, je me suis enfin décidée à l'ouvrir. Après tout, ce n'est pas comme si je me lançais dans un roman de 800 pages, et comme l'idée de départ ne me rebutait pas, le livre est finalement tombé dans mes mains. 

Un livre à l'image de nos réseaux sociaux, en l'occurrence qui respecte le principe de Tweeter en se contentant des fameux 140 caractères par statut. Toutefois, n'étant pas une grande spécialiste de ce réseau, je n'ai pas toujours compris certains détails de son utilisation. En effet, j'aurai tendance à préférer son concurrent "Facebook". 

En dehors de mes préférences internet, j'ai regretté certaines références à la culture américaine dont je n'ai pas toujours compris le sens. Sinon la relation entre Abigail et Mark reste agréable à découvrir, mais sans vertige non plus. Quant à ce qui leur arrive, là encore, même si je n'ai rien vu venir, je n'ai pas non plus été surprise. 

En somme, un livre agréable mais sans rien qui sorte de l'ordinaire, sans compter que certaines références cinématographiques ne m'ont pas fait réagir.

Publié aux Editions Bragelonne, dans la Collection Milady Central Park, le 23 novembre 2012, 336 pages, 7,10€

dimanche 27 octobre 2013

Kaamelott - Livre I [Partie 1 & 2]



Parce que les dieux lui ont confié la mission sacrée de retrouver le Graal. Arthur, devenu roi incontesté de Bretagne en retirant Excalibur de la pierre, a réuni autour de la Table ronde, à Kaamelott, les plus preux chevaliers de son temps : Lancelot, Perceval, Karadoc, Bohort, Yvain, Gauvain, et d'autres. Malgré cela, la quête piétine depuis plusieurs années. 


Bienvenue dans l'univers de Kaamelott, de nouveau! Grâce la publication des scenarii de cette fameuse série complètement décalée sur la légende arthurienne, découverte sur M6, Alexandre Astier nous propose de prolonger le plaisir de ses blagues et mises en scène rocambolesques avec l'intégrale des épisodes. Aussi, quand je les ai découvert en bout de gondole, je n'ai pas su résister! 

Le plaisir fut au rendez-vous, et chaque scène s'est imposée à moi au travers des dialogues que je lisais. En effet, ayant vu le Livre I au moins une dizaine fois, je n'ai pas été surprise par les diverses réparties et coups de sang d'Arthur. Toutefois, la lecture reste plaisante, et le serait peut-être davantage pour les derniers novices de la série. 

Quoi? Il en existerait vraiment des novices à Kaamelott? Alors laissez-moi vous donner envie de connaitre cette réécriture complètement barrée que nous propose son producteur, Alexandre Astier.

Une version complètement revisitée sur la légende arthurienne façon comique, avec un Merlin tire-au-flanc, une Guenièvre niaise, et pleins d'autres personnages tout aussi barrés. Loin de vouloir prendre au sérieux cet auteur, il n'en reste pas moins que chaque détails de cette légende y est présent, mais quelque peu recorrigé - à bon entendeur - et pour notre plus grand plaisir. 


LEODAGAN - Il faudra quand même bien qu'on arrive à discuter avec ces Bon Dieu de Romains!

BOHORT - Ca fait quatre fois que j'envoie un message au camp, pas de réponse.

LEODAGAN - Voilà. Ils nous prennent vraiment pour des cons. 

ARTHUR - En ce moment, ils sont en plein boom: ils viennent de se faire assassiner leur dernier Empereur.

LEODAGAN - Encore!

ARTHUR - Eh ouais. Encore.

BOHORT - Ils sont dans une dynamique de coup d'Etat. 

LEODAGAN - Non mais là, c'est plus une dynamique, c'est un sport national!

BOHORT - Cette fois, l'assassin a glissé un scorpion dans le lit impérial. Les gardes ont eu beau se démener, le poison a été le plus fort. 

LEODAGAN (écœuré) - Ah et puis c'est vicelard, comme méthode...

ARTHUR - Ouais, mais c'est efficace! Il peut y avoir cent cinquante gardes du corps, ils peuvent rien faire, la bestiole est dans le pageot: tac!

LEODAGAN - N'empêche que moi, si je devais tuer le Roi...

ARTHUR et BOHORT attendent la suite de la phrase.

LEODAGAN - Ouais, enfin, c'est un supposition...

Livre I partie 1, 22: La queue du scorpion

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ARTHUR montre à MERLIN une blessure toute fraîche: un coup d'épée à la joue. L'entaille est impressionnante. Au dehors, les combats font rage.

MERLIN (examinant la blessure de près) - Comment vous vous êtes fait ça?

ARTHUR (agacé, ironique) - En me coup un bout de fromage.

MERLIN - Non, sérieusement...

ARTHUR - A votre avis, comment je me suis fait ça? Je m'en suis pris une, c'est tout! 

MERLIN - C'est pas bien joli...

ARTHUR (ironique) - Je suis vraiment désolé. Ça vous dégoûte pas trop? 

OUVERTURE
INT. sous la tente - Plus tard

ARTHUR, pressé de retourner au combat, ordonne à MERLIN de se dépêcher.

ARTHUR - Allez, hop! Vous m'enlevez ça vite fait et j'y retourne!

MERLIN - Vite fait, vite fait... Déjà, il faut que je nettoie...

ARTHUR - De quoi?

MERLIN - Ben oui et puis après, il faudra peut-être recoudre...

ARTHUR - Mais qu'est-ce que vous me chantez? Vous faites comme d'habitude! Vos jérémiades, là, vous racontez vos conneries, vous invoquez le Dieu de ci, le Dieu de mi, tac! ça se referme et c'est fini! Allez! 

MERLIN - Ah non mais attendez, c'est les anciennes méthode, ça... On soigne plus comme ça, maintenant. 

ARTHUR - Ah non?

MERLIN - Ah non! Toutes ces vieilleries celtiques, ça vaut plus un radis. C'est des machins de péquenauds! Place à la science!

ARTHUR - Ça change quoi?

MERLIN - ça a rien à voir. Maintenant, il y a des produits, des soins, il y a une période de convalescence... Là, vous allez rester au lit pendant cinq ou six jours, le temps que ça cicatrise.

ARTHUR (agité) - Au lit pendant cinq ou six jours? Vous vous foutez de moi? Dans trente secondes, je suis dehors! 

MERLIN prépare une grosse piqûre.

ARTHUR - Qu'est-ce que vous faites?

MERLIN - Je vais vous injecter une petit relaxant. Là, vous êtes un peu à cran. C'est normal, c'est le choc. 

ARTHUR se saisit de la seringue et la plante dans le bras de MERLIN.

ARTHUR - Ah bah ouais, il faut faire gaffe avec les mecs à cran...

Livre I partie 2, 58: Le Coup d'Epée

Publié aux Editions J'ai Lu, le 11 avril 2012, 316 et 317 pages, 5€ l'unité. 

lundi 14 octobre 2013

Les Hathaway - Tome 4: Matin de Noces, de Lisa Kleypas


Pendant deux ans Catherine Marks a été dame de compagnie des sœurs Hathaway, une place confortable comportant un seul inconvénient : le grand frère de ses protégées, Leo Hathaway, est tout à fait exaspérant. Cat a peine à croire que leurs constants affrontements puissent masquer une attirance mutuelle. Mais quand une de leurs disputes se termine soudainement par un baiser, elle est choquée de sa réaction passionnée – et encore plus quand Leo lui propose une liaison dangereuse. Il doit se marier et avoir un héritier dans l’année pour sauver la demeure familiale. Le comportement irréprochable de Catherine cache un secret qui peut complètement la détruire. Mais aux yeux de Leo, Cat est une énigme diaboliquement tentante, même pour un homme résolu à ne plus jamais tomber amoureux. Le danger que Cat essaie de fuir est sur le point de les séparer à tout jamais – à moins que les deux amoureux trop prudents trouvent un moyen de bannir les ombres et de s’abandonner à leur désir...



Après avoir passé trois tomes aux côtés des femmes Hathaway, intéressons-nous un peu au seul garçon du clan, Léo Hathaway, devenu Lord Ramsay après la mort du précédent, alors que rien ne prédestinait cette famille à faire partie du gratin londonien. Seulement, ce titre cache une clause que Léo va devoir prendre en considération... Soit de se marier et d'avoir un héritier dans l'année si le clan veut conserver leur domaine prospère. Si la chose a de quoi faire sourire, il n'en reste pas moins que cette clause va à l'encontre du mode de vie que le jeune homme s'impose, à savoir aucune liaison sentimentale, aucun mariage d'amour, aucune attache. 

Bien entendu, Léo ne va pas se contenter de la première fille qui tombera en pâmoison devant ses beaux yeux. En effet, alors que la situation est plus qu'urgente, il se rend compte que la préceptrice des ces jeunes sœurs, avec qui il ne parvient pas à communiquer sans se disputer, hante ses pensées. Malheureusement, Catherine a tout intérêt à rester dans l'ombre, et refuser toutes les avances et demandes que pourra lui faire Léo.

Voici la trame de ce nouveau tome, dans lequel nous pourrons assister aux chamailleries de Catherine et Léo, mais pas que... Car il est indéniable que ses deux âmes sont éprises l'une de l'autre, mais Léo ne parvient pas à saisir l'étendu de ses sentiments, et Catherine ne souhaite pas dévoiler au grand jour son identité au risque de revoir les fantômes de son enfance refaire surface. 

Il y a plus d'humour et de situations cocasses que dans les autres, et c'est avec plaisir que nous retrouvons Harry et Poppy pour tenter de faire ce qui est le mieux pour les deux tourtereaux. Même si le livre comporte quelques longueurs, à moins que mon intérêt pour la saga s’essouffle à les avoir enchaîner. Du coup, je vais espacer avec quelques lectures avant d'entamer le dernier tome. 

Publié aux Editions J'ai Lu, le 6 juillet 2011, 384 pages (plus édité)


dimanche 13 octobre 2013

Les Hathaway - Tome 3 : La tentation d'un soir, de Lisa Kleypas



Propulsée au sein de la haute société quand son frère est devenu vicomte, Poppy Hathaway est éprise de Michael Bayning, un jeune aristocrate qui la courtise en secret. Une lettre d'amour égarée la conduit à faire la connaissance du redoutable Harry Rutledge, propriétaire de l'hôtel du même nom. Un homme d'un toupet infernal qui ose lui voler un baiser qu'elle se surprend à lui rendre ! Un homme dangereux, au passé trouble, terriblement volontaire et qui, alors qu'elle se destine à un autre, va se révéler prêt à tout pour la posséder.


On prend les mêmes et on continue la série des Hathaway, à la différence près qu'ici l'histoire se concentre essentiellement sur Poppy, amoureuse d'un jeune homme, Michael Bayning qui lui promet un amour sincère, mais sans avoir le courage de la présenter à son père. Sa réticence est justifiée, puisque Michael sait pertinemment que son père ne lui accordera pas sa bénédiction à ce mariage en-dessous de sa condition. A cet amour déjà compliqué, il faut compter sur la présence d'un homme, Harry Rutledge, prêt à tout, pour posséder cette jeune et belle ingénue que Michael ne parvient pas à protéger. 

Après un baiser qui la compromet aux yeux de la société, Poppy n'a pas d'autre choix que d'accepter la proposition d'Harry et l'épouse, résignée. Le passage à l'église est un marqueur essentiel du changement de comportement de Poppy, passant d'une jeune fille en quête du grand amour, à une femme qui comprend enfin la réalité de son monde, et la pression de la société derrière chacun de ses faits et gestes. Ainsi, au lieu de jouer les saintes ni touche ou encore la carte de la mariée épleurée lors de sa nuit de noce, Poppy, la tête droite et les épaules relevées, affronte son mari.

D'ailleurs, Poppy nous surprend à ne pas vouloir se laisser faire, même si le caractère redoutable de son mari la déroute par moment, la jeune femme cherche malgré tout à consolider son mariage, essayant de nouer des liens avec son mari. Toutefois, bien que Poppy puisse se montrer, à son  tour, têtue, elle n'en perd pas moins sa compassion et cherche davantage le compromis à l'affrontement. Malheureusement, Harry ne se laisse pas dompter si facilement, même si le charme de son épouse parvient à rompre ses barrières. 

Ce nouveau tome est pour moi une franche réussite. Tout d'abord le rapprochement de ses deux caractères diamétralement opposés, avec d'un côté la fraîcheur et la bonté de Poppy, face au renfermement et à l'hostilité d'Harry, rend ce couple intéressant. Et bien sûr le reste de la famille reste présent dans cette nouvelle aventure, ce qui ne gâche rien. 

Publié aux Editions J'ai Lu, Collection Aventures & Passions, le 4 mai 2011, 352 pages. (Actuellement en rupture de stock car plus édité). 

samedi 12 octobre 2013

Les Hathaway - Tome 2: L'étreinte de l'aube, de Lisa Kleypas



Win est invalide des suites de la scarlatine. Merripen est un bohémien grand et sombre, qui a été recueilli par la famille Hathaway quand il était petit garçon. Il a toujours gardé sa passion pour Win secrète, croyant qu'une idylle ne serait jamais possible. Mais Win part dans une clinique privée, très loin de Merripen et du reste de sa famille, et son rétablissement est remarquable. Et quand elle revient, deux ans plus tard, c'est une femme changée. La passion explosive entre ces amoureux réprimés menace leur famille, leur avenir, et même leurs vies.






Vous me pardonnerez si j'ai omis de vous expliquer mes choix pour ce livre mais, ayant lu le premier et ayant adoré, j'ai bien entendu sauté sur l'occasion de connaitre la saga dans son intégralité. 

Dans ce deuxième tome, il n'est plus question d'Amelia et de Cam, meme si ces derniers restent très présents dans l'histoire. L'auteure continue de les faire avancer en parallèle bien que toute notre attention soit portée sur la douce Winnifred et le tempétueux Merripen. 

Nous avons des personnages centraux différents des précédents, de la ténacité de Cam et d'Amelia, toutefois ce qu'apporte ce couple n'en est pas moins intéressant, puisque le contraste entre Win et Merripen est largement saisissant pour nous faire tourner les pages inlassablement. 

Mes moments favoris ont été ceux durant lesquels Merripen ne parvenait plus à se contrôler  finissant par céder à ses émotions, avant de se reprendre furibond. En effet, bien que les deux tourtereaux se consument d'amour l'un pour l'autre, Merripen ne veut pas d'une union avec la belle Win qui en plus de gâcher sa condition, pourrait mettre sa santé en puéril. Car rappelez-vous, la jeune femme se remet à peine d'une scarlatine qui a bien failli lui coûter la vie, et souffre d'une insuffisance respiratoire. 

Leurs diverses confrontations m'ont autant emballé que leur rapprochement, et j'ai pu constater une Winnifred totalement différente de la jeune femme chétive du premier volume, contrairement à Merripen qui pour le coup est resté le même homme borné. Et en parlant d'homme têtu,  la relation entre Merripen et Cam, même si la coïncidence entre les deux reste un peu trop facile, leur rapprochement rend quelques scènes comiques, changeant ainsi des jeux de l'amour. 

En quelques mots, une suite qui reste à la hauteur du tome 1 et que j'ai tout autant apprécié durant cette période estivale. Par contre, toujours le gros bémol par rapport au fait que les livres ne soient plus édités.

Publié aux Editions J'ai Lu, Collection Aventures & Passions, le 2 mars 2011, 378 pages, 6,95€

vendredi 11 octobre 2013

Les Hathaway, Tome 1 : Les ailes de la nuit, Lisa Kleypas





Après une vive déception amoureuse, Amelia Hathaway n'espère plus se marier, d'autant qu'elle est devenue le pilier de toute sa famille. Le jour où elle vient récupérer son frère Léo dans les bas-fonds de Londres, elle rencontre Cam Rohan qui gère un club de jeu. Un homme déroutant et inclassable, ni gentleman ni canaille, qui transforme en or tout ce qu'il touche. Pour la première fois de sa vie, Amelia serait tentée de s'appuyer sur cette épaule solide, mais elle ne se fait pas d'illusions : pour Cam, l'appel de la liberté sera toujours plus fort que tout...



Depuis le temps que j'entends parler de cette saga, avec entre autre, Jess de Livraddict, il m'a fallu attendre le Ladies Club (et oui encore lui) pour me laisser convaincre par Karen qui m'assurait que cette auteure était incontournable en matière de romance historique. Du coup, avant de partir pour notre séjour "recherche appartement à louer" je me suis procurée le premier tome des Hathaway en guise de compagnon dans le train...


Je ne peux que donner raison aux avis précédents.
Merci à Jess pour cette découverte, à Karen pour avoir enfoncé le clou, car ce premier tome a été une lecture on ne peut plus réjouissante! Et après avoir fait le tour de la question, je n'ai rien à reprocher que ce soit au niveau du style de l'auteure, ou de l'intrigue et encore moins concernant ses personnages dans leur intégralité. Même, en insistant davantage pour chercher la petite bête... Non vraiment rien à signaler, ou du moins que du positif. 

La romance entre Amelia et Mr Rohan est tempétueuse, mais sans jamais tomber dans le jeu du chat et de la souris, avec des grands "je t'aime moi non plus" ou des "fuis-moi je te suis, je te fuis tu me suis" ou quelque chose dans ce style. Aucune scène ne m'a fait lever les yeux, et je suis rentrée dans le roman aussi confortablement que dans une paire de chaussons bien chauds. D'ailleurs, il me tardait tellement de connaitre la famille Hathaway, que je suis, à l'heure où j'écris cette chronique, en attente de lire le dernier tome avec Beatrix. 

Tout en apportant un dénouement à l'intrigue qui se déroule entre nos deux personnages, Amelia et Cam, l'auteure amène doucement son lecteur à la découverte du couple suivant qui sera mis en avant. Ce "relai" a été parfaitement mis en place, savamment dosé tout en gardant l'objectif visé sur nos deux tourtereaux!

En somme, un premier tome qui se lit tout seul, à l'image du reste de la série qui est tout aussi réjouissante. A découvrir pour toutes celles qui ne l'auraient pas encore fait.
Le seul bémol reste de trouver des exemplaires, car si les deux premiers tomes sont encore disponibles sur Amazon en occasion, pour les trois autres la chose est plus ardue. Quel dommage!! Je lance un avis de recherche pour pouvoir me les procurer matériellement... à bon entendeur... 



jeudi 10 octobre 2013

A l'eau de rose, Gwyn Cready





Lorsque la critique littéraire Ellery Sharpe, journaliste à la plume acerbe, commet un impair dans les pages du Vanity Place, son chef lui inflige la pire des punitions : rédiger un article élogieux sur la romance, un genre qu’elle méprise. Pour ne rien arranger, Axel Mackenzie, son ex, est engagé pour l’épauler, et il prend cette mission très à cœur  D’une part, parce que le magazine est prêt à doubler son salaire s’ils arrivent à se mettre les lectrices dans la poche, et d’une autre, parce qu’il y voit la possibilité de reconquérir Ellery. Se pourrait-il que la jeune femme change d’avis sur les romans d’amour ? Et sur son ex ?



En ressortant du Ladies Club, organisé par les Editions Milady, j'ai eu l'occasion d'entendre parler de ce livre qui faisait référence à des classiques du genre littéraire. Appâtée par les divers avis que j'ai pu entendre ici et là, je me suis intéressée de plus près à ce livre qui promettait d'être drôle tout en parlant d'un sujet qui me plaisait beaucoup, à savoir les personnes qui dénigrent les romances, les excluant d'office de la littérature. Ainsi, avant un tour à la plage, je suis passée dans la première librairie pour me le procurer. 



Lu d'une traite entre la plage et le train! 

Ce livre ne m'a pas lâché depuis notre premier contact sur la plage, et ce jusque dans le train qui me ramenait sur Paris! J'ai tout aimé, depuis les références littéraires, en passant par le caractère de notre héroïne jusqu'à la romance présente dans ce livre. D'ailleurs, si j'ai reconnu le "Chardon et le Tartan" avec Highlander, j'aimerai bien connaître les références des deux autres, à moins qu'ils n'aient été créés de toutes pièces pour les besoins de l'intrigue. En tout cas, cela m'a donné envie de lire les romans de Gabaldon aussi vite que possible (un tour à la librairie va s'imposer une fois que les cartons seront posés). 

Outre la romance et les références littéraires, il a été très divertissant d'y lire les pensées d'un détracteur du genre littéraire de la romance, incarné par l’héroïne même du livre! En effet, les livres à "l"eau de rose" n'ont pas forcément bonne presse, et il n'est pas rare d'entendre certaines personnes sous-estimer ce genre de livres. Après tout, comme je l'ai entendu récemment, la lecture doit aussi être un divertissement, un moyen de lâcher prise et de s'évader. En ce sens, ce livre a rempli son rôle, même s'il ne m'a pas emballé par un style qui reste convenable. 

En somme, une histoire d'amour avec tout ce que l'on peut rencontrer comme bon et mauvais coté, certes, mais il n’empêche que le roman rempli son rôle. 
A lire sans chercher à vouloir faire une dissertation sur le style, à bon entendeur.