lundi 9 avril 2012

Le pacte de minuit - Tome 1, de David Whitley


" Imaginez qu'au beau milieu de cette ville, quelqu'un s'avance, au vu et su de tous, pour faire quelque chose d'utile et d'agréable à autrui! Ce serait le début d'un vaste mouvement que rien  ne pourrait arrêter."

Deux enfants réunis sous un même ciel, dans une cité où tout s'échange, vont voir leur destin lié à jamais par une prophétie où se jouera l'avenir d'Agora, le sort de l'humanité, avec le Pacte de Minuit. 

Le choix du livre ?
Il s'agit d'une recommandation amicale m'ayant vanté cette histoire et qui m'a offert l'exemplaire pour m'en faire ma propre opinion. Merci Tery !

Mon avis :
En commençant la lecture de ce livre, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. N'ayant lu aucun avis et ne l'ayant pas croisé en librairie, je me suis plongée en territoire inconnu. Les premiers chapitres ont été laborieux,  je me suis surprise à penser à autre chose en lisant les premières pages. Puis je me suis décidée à lire les avis d'internautes sur Livraddict et j'ai compris que j'avais à faire plus à un conte philosophique qu'à une histoire d'aventure. Une fois avisée sur la ligne conductrice du livre j'ai pu en profiter à sa juste valeur.

Le premier chapitre débute sur la rencontre entre nos deux héros, Lily et Mark, ce dernier ayant été racheté par le Docteur Theophillus qui va le soigner de la peste grise. Les deux enfants vont dès lors se lier d'amitié dans la tour du Comte Stelli, maître de Lily et grand-père du Docteur Theophillus, maître de Mark. 

Suite à une dispute entre le grand-père et le petit-fils, Lily et Mark vont devoir se séparer, chacun suivant leur propre destiné qui les rapprochera autant qu'elle les séparera. D'ailleurs, c'est aussi à partir de ce moment que commence réellement l'histoire, et notamment la mise en place du complot par le Comte Stelli. Je dois avouer que le conflit entre le comte et le Juge Struhven m'a paru un peu flou... Et je n'ai pas saisi le pourquoi du comment ! J'ai trouvé les explications un peu trop embrouillées et la compréhension du complot m'est passée à côté.  Le fait de vouloir ridiculiser Mark qui est alors l'élève du Comte en voulant atteindre le Juge n'a pas été percutant. 

Malgré la partie d'ombre quant à l'avènement de Mark, la destinée de Lily m'a donné envie de poursuivre ma lecture. Sa volonté de vouloir changer le système de fonctionnement de sa ville, où rien ne se donne sans contrepartie et où tout peux se vendre et s'acheter, a attisé ma curiosité quant à la destinée de cette héroïne, plus poignante que Mark. 

Certes, il ne faut pas s'attendre à un déferlement d'actions, de rebondissements ou de péripéties en tout genre, mais l'évolution des deux personnages centraux reste suffisamment palpitante pour rendre la lecture passionnante. 

Malheureusement, j'ai toujours des questions en attente, des situations que j'ai trouvé un peu tirées par les cheveux, et des ellipses trop brutales. Ce qui nous amène forcément à se procurer le tome 2 pour lire la suite des aventures de nos héros lancés dans une nouvelle quête. 

Paru aux Editions Gallimard Jeunesse, en 2010, 423 pages, 14,50€


6/20


2/28



mardi 3 avril 2012

Les Radley, Matt Haig


"C'est un coin tranquille, surtout la nuit..."

Personne n'aurait pu prévoir que Bishopthorpe allait devenir le théâtre d'un évènement sanglant. En effet, cette petite ville anglaise avec ses petits commerces de province et ses maisons alignées aux jardins coupé aux ciseaux, abrite en son sein une bien étrange famille, les Radley. Derrière leurs airs de famille modèle se cache une terrible réalité, une réalité que ses membres essayent par tous les moyens de noyer sous les mensonges et les apparences. A tel point qu'ils réussiraient presque à se faire douter eux-mêmes de leur vraie nature. 
Mais qui sont-ils ?
  
Pourquoi ce livre ? 
Il existe plusieurs raisons quant à ce choix de lecture. Tout d'abord, la vignette rouge collée sur la couverture du livre indiquant qu'il a reçu le "prix des lecteurs" en 2012, et une quatrième de couverture m'annonçant une énième histoire de vampires. Toutefois, n'étant toujours pas convaincu (surtout avec l'effet "fashion vampire" du moment) je me suis rendue sur Livraddict pour lire les critiques qu'il avait reçu, et je dois avouer que je me suis laissée tenter par des avis plutôt favorables dans l'ensemble. 

Mon avis :  
Après avoir refermé le livre je dois avouer ne pas avoir totalement adhéré à l'univers proposé par l'auteur. Je n'avais pourtant aucun à priori avant de commencer cette lecture, et le fait de rencontrer une nouvelle théorie sur l'incorporation de vampires dits "abstinents" n'étaient vraiment pas pour me déplaire. Pour moi le vampire étant un mythe, chacun est libre d'écrire et de réécrire ce qu'il veut sur cet être mystérieux et imaginaire, donc un vampire en cure de désintox why not ?! Au moins, l'idée de départ ne manque pas d'originalité. 

Je rejoins l'avis de certaines bloggeuses sur le fait d'en avoir trop dit dans la quatrième de couverture, notamment sur la nature vampirique de la famille Radley. En effet, nous dissimuler la nature des Radley avant de commencer la lecture aurait pu rajouter du piment aux premières pages, en rendant le lecteur plus curieux. Cependant, il était sans doute plus pertinent d’appâter le lecteur grâce au succès que rencontre le vampire ! 

Après les présentations avec les membres de la famille Radley, je me suis très vite ennuyée dans ce mélange de mensonges, de je t'aime moi non plus, et de puberté ! Aucun des personnages proposés n'a su déclencher un intérêt particulier, car ils représentaient pour moi plus des stéréotypes que tout autre chose. Il en va ainsi du décor qui reste trop marqué par le cliché ! 

D'ailleurs j'ai noté quelques aberrations, (attention Spoiler) notamment sur la conversion de Helen par Will, j'ai trouvé cela bizarre que l'auteur ne nous révèle pas la réaction de Peter quand il a dû l'apprendre?! En effet, n'est-ce pas lui qui devait convertir sa future femme lors de leur nuit de noces et non son frère qui lui coupe l'herbe sous le pied ? Ainsi il aurait été déjà au courant du lien qui les unissait... Peut-être ai-je manqué quelque chose?! J'ai également trouvé dommage que l'on ne sache pas comment les autorités parviennent à masquer le meurtre de Harper après dévoiler la découverte du cadavre. Découverte qui au passage est plutôt surprenante quand on sait que Peter l'a jeté en pleine mer à des miles du large. L'impact n'aurait-il pas dû abîmer davantage le corps ?  

En résumé, bien que l'idée de départ soit originale concernant la thématique du vampire, l'intrigue reste trop simpliste et les personnages manquent de persuasion. 

Paru aux éditions Albin Michel en 2010, 410 pages. Egalement aux éditions Le livre de poche en 2012, 495 pages. 




1/28


Eragon - Tome 2: L'Aîné, Christopher Paolini




Synopsis :

Eragon et sa dragonne, Saphira, sortent à peine de la victoire de Farthen Dûr contre les Urgals, qu’une nouvelle horde de monstres fait son apparition… Ajihad, le chef des Vardens, est tué. Nommée par le Conseil des Anciens, sa fille, Nasuada, prend la tête des rebelles. Eragon et Saphira lui prêtent allégeance avant d’entreprendre un long et périlleux voyage vers le royaume des elfes, à Ellesméra, où le garçon poursuit sa formation de dragonnier.
Là, il découvre avec stupeur qu’Arya est la fille de la reine Islanzadì. Cette dernière leur présente en secret un dragon d’or, Glaedr, chevauché par un Dragonnier, Oromis, qui n’est autre que le Sageen- Deuil, l’Estropié-qui-est-Tout, le personnage qui était apparu à Eragon lorsqu’il délirait, blessé par l’Ombre. Oromis va devenir son maître. La formation du jeune Dragonnier se révèle éprouvante. Pendant ce temps, à Carvahall, Roran, son cousin, a engagé le combat contre les Ra’zacs. Ceux-ci, persuadés qu’il détient l’oeuf de dragon qu’Eragon avait trouvée sur la Crête, kidnappent sa fiancée. Prêt à tout pour la sauver, Roran comprend cependant qu’il n’est pas de taille à les affronter. Il convainc les villageois de traverser la Crête pour rejoindre les rebelles au Surda, en guerre contre le roi de l’Empire, le cruel Galbatorix. Or, Nasuada, de son côté, emmène au Surda le peuple des Vardens... 

Source : Fnac.com

Mon avis :

Je sais, je sais, je n'ai pas fait de résumé mais je trouvais le synopsis plutôt bien fait et permettait donc une bonne approche du livre. Déçu ? Bon certes ça change de décor, l'action change de vue entre Eragon et son cousin et pour cause, chacun combat dans son coin avant de combattre ensemble... 
L'histoire prend une nouvelle tournure lorsque le jeune dragonnier rencontre son mentor, de là se déclenche une succession d’évènements, des plus simples comme un entrainement fastidieux à l'épée et de plus en plus en complexe par la suite comme le cadeau des dragons qui reste je pense l'un des points principaux de livre. 
On sent une évolution, une plus grande maturité dans le livre. Les actions sont plus amplement décrites et de plus en plus de détails apparaissent. Je suis assez content de ce deuxième tome qui offre un bon ressentit sur la saga. 
Je le conseille donc que ce soit pour lire ou tout simplement pour combler un pied à la table de chevet.




 Édition grand format : Bayard Jeunesse, 23 février 2006
Édition poche : Bayard Milan,  4 mars 2010 , 694 pages




jeudi 29 mars 2012

Les extraordinaires et fantastiques enquêtes de Sylvo Sylvain détective privé - Tome 2: Avant le déluge, de Raphaël Albert


" Une colère noire montait en moi. La mort, l'odeur de poudre, l'absurde violence des derniers jours me mettaient dans un état second "

Après avoir déjoué la Conjuration des Eléments, nos célèbres héros, Sylvo et Pixel, jouissent d'une nouvelle popularité et d'un nouveau train de vie. Fini l'époque des crédits chez Grüdi, l'argent coule à flot désormais. D'ailleurs, profitant de leur succès, c'est à la tête d'une fine équipe de détectives que nous retrouvons nos deux comparses qui croulent sous les enquêtes à résoudre, dont une qui va irrémédiablement changer le cours de leur vie : la disparition de Londres !

Avec les premières pages de ce deuxième opus, j'ai retrouvé le même univers décallé de "Rue Farfadet", que j'avais tout particulièrement aimé. Cette ville caricaturée, Panam dans les années 1880 avec sa population multi-ethnique et son histoire des plus originale. Toutefois, bien que l'univers reste inchangé, l'ambiance, quant à elle, évolue !

Ce deuxième opus possède trois tons, trois rythmes, du moins c'est le ressenti que j'ai eu au moment de ma lecture.

Le début reste léger à l'image de ce que nous avons pu lire dans le premier livre, avec nos deux héros marginaux devenus riches et célèbres, à la tête d'une agence avec ses propres locaux ! D'ailleurs, l'auteur en profite pour nous faire découvrir de nouveaux personnages, mais aussi des anciens comme Zerbi, Broons, Londres... Le décor se plante et l'intrigue commence dès la disparition subite de Londres, ancien partenaire de notre duo de choc dans le premier tome. Rappelez-vous ce journaliste bordélique qui rêvait du scoop de l'année et qui a participé à l'affaire des Elémentaux.

Avec la disparition de Londres, les évènements se précipitent et l'énigme se disperse, mêlant l'entreprise Porf, l'Académie, le duc Armest, des meurtres sanglants à l'image de Jack L'éventreur. Tous les ingrédients sont présents pour nous livrer un polar digne d'intérêt avec courses poursuites, monstres, fantômes, machination, drogues et sexe.

Mais déjà la fin se profile à l'horizon, annonciatrice d'un nouveau tournant, qui nous fait tomber au coeur des ténèbres en même temps que sombrent les personnages. Tout ce que l'on prenait pour acquis disparaît, ceux que l'on pensait avoir cerné aux fils des pages révèlent leur vrai visage, nous laissant un peu déconcerté... Mais n'étais-ce pas là le but de l'auteur ?! 

Contrairement au premier tome qui pouvait plus ou moins se valoir à lui seul, ici ce n'est pas le cas, et je suis dans l'attente de savoir ce que réserve la suite des évènements...


En résumé, des personnages que l'on ne cesse de découvrir, notamment leur passé pour certains, une histoire qui se corse et s'intensifie, et une fin inattendue !


Paru aux Editions Mnémos en mars 2011, 290 pages, 19€


Avez-vous lu le tome 1 ? Pour découvrir ma chronique cliquez ici



mardi 27 mars 2012

Challenge PAL à Zéro !


A force d'accumuler les livres de semaines en semaines et de me rendre compte que j'achète plus vite que je ne lis... J'ai décidé de participer à ce challenge proposé par Nin4 de Livraddict pour faire en sorte que les 28 livres qui s'accumulent dans ma bibliothèque finissent enfin entre mes mains.
Ainsi je m'engage à lire 100% de ma PAL et de ne pas faire d'autre achat entre temps (ça va être dur) mais avant que ma PAL ne s'écroulent il est temps d'y remédier. Et puis je pourrais me venger plus tard.

Allez c'est parti, je vais voir combien de temps je peux tenir sans craquer... Souhaitez moi bonne chance !




jeudi 22 mars 2012

Eragon - Tome 1, Christopher Paolini



Synopsis :

Eragon, un jeune garçon de ferme, mène une existence sans histoires dans un village de l'empire de l'Alagaësia. Jusqu'au jour où il découvre une magnifique pierre bleue. Il n'imagine pas alors qu'il s'agit d'un oeuf de dragon, et que sa vie va en être bouleversée. Il deviendra Dragonnier, héritier d'une caste d'élite que le roi Galbatorix, démoniaque, veut éradiquer...
Eragon n'a que 15 ans, et le destin de l'empire est désormais entre ses mains... 

Résumé : 

Un jeune garçon sans histoire découvre un beau jour une pierre bleue qu'il ramène chez lui. Cette dernière ne s'avère pas être ce qu'elle devrait au premier abord. alors qu'il rentre chez lui un soir il découvre que la pierre s'est brisée en plusieurs éclats, une bête en est sortie. La maison et la grange ne vont bientôt plus craindre des rats car la créature se donne un plaisir inné à chasser et dévorer toutes ces bestioles. Mais le problème reste entier, la bête grandit sans pour autant qu'il ne sache ce qu'elle représente. Un homme au village évoque des histoires de dragons et de cavaliers, temps oublié et retenu dans le passé. Ce dernier va devenir le maître du jeune Eragon quand il découvrira que son protéger n'est autre qu'un des derniers dragons au monde. Une longue route de l'apprentissage s'ouvre alors à lui, passant par le combat à l'épée comme le langage magique... 

Mon avis :

Eragon se lit aisément et reste un bon livre, d'où les questions que je me pose quand je vois le film... Mais ça s'est une autre histoire... J'aime l'univers qui ressort de ce roman bien qu'il y a de la longueur à certains moments mais le style évolue et se voit plus construit vers la fin. 






mercredi 21 mars 2012

L'Assassin Royal, Tomes 1 - 6, Robin Hobb



Synopsis :

Tome 1 :
Au royaume des Six-Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant - par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère - décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l'existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l'égide du maître d'écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que Fitz reçoive, malgré sa condition, une éducation princière... 

Tome 2 : 
Les pirates rouges sèment la mort et la désolation dans les Six-Duchés. Le royaume est affaibli et ne dispose que de peu de ressources pour les combattre. Le roi est seul, entouré d'une cour qui intrigue, d'une armée qui doute et... d'un assassin royal. Fitz, le bâtard princier, est devenu une arme redoutable et redoutée. Il maîtrise le Vif - la faculté de communiquer avec les animaux - et devient expert dans l'Art. Guerrier accompli, rompu à toutes les façons de tuer, il personnifie autant la justice du roi...  

Tome 3 : 
Ravagé, pillé, le royaume des Six-Duchés plie sous le joug de l'envahisseur. Les navires de guerre ne parviennent plus à tenir les Pirates rouges en respect. Dans le pays, les dissensions éclatent entre les duchés côtiers, qui doivent supporter les incessantes attaques de l'ennemi, et les duchés intérieurs qui se désintéressent de leur sort. La cour elle-même, où le vieux souverain est manipulé par Royal, n'est plus qu'un théâtre d'intrigues où règnent en maîtres le... 

Tome 4 : 
Les Piratés, de plus en plus audacieux et téméraires, ont commencé leur invasion dévastatrice. Royal le fourbe, après avoir assassiné le souverain légitime, est monté sur le trône des Six-Duchés. Avec son entourage, le lâche usurpateur s'est replié à l'intérieur des terres, dans son fief natal, certain de ne plus être inquiété par FitzChevalerie, son ennemi intime, qu'il croit mort. Grossière erreur, car le jeune bâtard, retiré loin de la Cour,...

Tome 5 :
Le roi Vérité est vivant ! Il a imposé une ultime mission à Fitz : «Rejoins-moi !» Loin sur les sentiers mystérieux de l'Art, au-delà du royaume des montagnes, le jeune homme se met en quête pour répondre à l'appel de son souverain affaibli. Mais il reste seul, pourchassé par les forces de Royal, l'usurpateur, et sans possibilité de compter sur ses propres alliés, qui le manipulent comme un simple pion. Or d'autres forces sont en marche... dans son périple, Fitz va en effet se voir... 

Tome 6 : 
A la tête d'une déroutante procession - la reine Kettricken, la mystérieuse Caudron, Astérie la ménestrelle et le fou -, Fitz poursuit son chemin sur la voie magique. Une quête toujours plus ardue car incessante est la traque menée par Royal, son ennemi juré, et ses meilleurs artiseurs et soldats d'élite, pour les retrouver et les tuer. S'enfonçant avec difficulté dans une contrée oppressante... 

Source : Jailu.com

Résumé :
Imaginez-vous dans la tête d'un enfant de six ans, on vous confie à des gardes en pleine nuit. Serait-ce la dernière de votre vie ? Votre grand-père et votre mère vous abandonne là avec la seule information que vous êtes le bâtard d'un des princes des Six-Duchés... Malheureusement, vous êtes un bâtard et la vie au château est bien loin de ce que vous imaginiez et pour cause... Vous êtes exclu, isolé de tous, on tente de vous enseigner avec force ferveur un métier auquel vous n'aspirez en rien. Assassin ? Qu'est-ce comme mot ou travail pour un enfant ? Néanmoins vous devez apprendre et pas seulement ceci, mais l'intégralité des connaissances dues à votre sang sans compter la magie royale que l'on nomme l'Art. Comme si cela ne suffisait pas, le royaume se voit attaquer par les pirates rouges, un peuple dont la seule vocation semble être la mort et la cruauté. Les otages sont renvoyés, corps sans âme qui errent dans les villes, tuant, violant, volant... Seul persiste l'animal en vous... Il n'y a que l'un de vos oncles qui vous porte de l'intérêt, la personne désignée pour être roi servant et qui tente avec une volonté de fer de sauver son peuple de la terreur qui le guète... Ce dernier, bien que récemment marié en ayant forgé une alliance avec les montagnards se lance dans une quête épique, retrouver les Anciens et quérir leur aide contre un ennemi qu'il ne sait défaire... Maints problèmes rallongent son périple et dans un dernier recourt vous artise en vous demande de le rejoindre... Là commence la quête de votre vie. Mais entre temps, Royal, un autre de vos oncles complote secrètement pour ravir la couronne et vous persécute dès qu'il en a la possibilité car vous possédez un don qui effraie les gens "normaux", vous possédez le vif, la magie des bêtes, cette magie qui vous permet de vous lier à un animal et de converser avec lui par la pensée...

Mon Avis : 

Pourquoi avoir fait une page dédiée au six premiers volumes me direz-vous ? Le fait est simple, j'ai jugé que dans ces six livres une histoire complète y était contée. Le septième débute 15 ans plus tard... 
Personnellement j'ai adoré. Robin Hobb nous emmène dans la toile complexe d'une civilisation qui est soumise aux jougs d'un envahisseur, le tout agrémenté de complots internes qui déstabilisent le royaume entier. 
Les romans sont écrits à la première personne ce qui peut choquer au premier abord mais on se prend vite au jeu d'être dans la tête de Fitz qui va nous emmener dans toutes ses péripéties... Et croyez-moi, il va en voir de toutes les couleurs ce jeune garçon... 
Le style est fluide, les rebondissements sont présents et nombreux. Ces derniers sont difficiles à prévoir, la plupart sont inopinés et arrivent à notre plus grand bonheur. 
J'ai apprécié le rôle du "fou" personnage mystérieux qui nous suit comme notre ombre et qui donne un aspect comique à certaines situations, nous faisant sortir la tête de la noirceur pour rire un peu...






mardi 20 mars 2012

Le combat d'hiver, Jean-Claude Mourlevat

" Dans mon panier,
Dans mon panier, il n'y a pas de cerises,
Mon prince...
Il n'y a pas de mouchoirs,
Pas de mouchoirs brodés,
Ni de perles, non.
Non plus peine et chagrin, mon amour,
Non plus peine et chagrin..."

Au détour d'un chemin ils se rencontrent... Et de cette rencontre va naître le combat, et bouleverser leur vie, en déjouant le destin qui les attendait derrière les portes de l'Internat. 
Nous sommes dans une ville sans nom, à une époque indéterminée, mais la cupidité des hommes a conduit à une véritable tyrannie. Et ces quatre adolescents apparaissent comme la clé qui ouvrira la porte de la Résistance, en lui donnant force et courage. 
Leur destin a changé de trame mais contre quoi l'ont-ils échangé ? 

Après avoir été conquise par Terrienne, j'ai souhaité en connaître davantage sur l'univers de Jean-Claude Mourlevat, malheureusement Combat d'hiver n'a pas su combler mes attentes. Après une semaine de lecture (ce qui est énorme pour un livre de 400 pages) je me suis étonnée à plusieurs reprises en train de penser à autre chose en lisant... Me forçant à revenir quelques phrases en arrière pour comprendre ce que l'auteur voulait me dire. Je n'ai pas réussi à rentrer dans cet univers qui m'a laissé pantoise. 

On sent bien qu'il y a quelque chose à saisir mais dans mon cas j'ai raté l'occasion d'attraper un pan de l'histoire et de m'y accrocher !

Tout d'abord, j'ai trouvé que le livre avait deux rythmes complètement distincts l'un de l'autre et n'allant jamais à la bonne vitesse quand il le faudrait. Par exemple, la fuite de Milena et de Bart est quasiment survolée, on n'assiste même pas à l'argumentaire de Bart pour persuader Milena de s'enfuir, c'est dommage ! Et quand il faudrait passer sur certains détails l'auteur se fige trop longtemps ! Et puis, j'ai tout un tas de questions qui sont restées sans réponse et auxquelles j'aurai trouvé une raison de développer.

Par exemple, pourquoi l'Internat offre la possibilité à ses enfants (qui sont des enfants d'opposants) d'aller se faire consoler par une gentille bonne femme qui leur donne pendant trois heures et ce trois fois par an de l'affection ?! D'ailleurs ces femmes qui acceptaient ce rôle devaient bien connaître l'origine de ces enfants, et du coup en acceptant de les consoler ne devenaient-elles pas des "sympathisantes" ?! 

Ensuite, les maîtres-chiens ont à peine eut le temps d'évoluer, de prendre leur rôle qu'ont les élimine (un peu simplement et vite à mon goût). Tout livre doit avoir son anti-héros, le méchant de service qui plante des bâtons dans les roues de nos protégés, mais une fois encore soit ils ne font pas de vieux os, soit ils ne sont pas présents. On parle des phalangistes, de VanVlyck que l'on croise au début puis à la fin, mais il n'y aucune personnification réelle du mal. Ils se battent contre qui nos héros, des moulins ?

En parlant de héros, j'ai trouvé que l'auteur les faisait plus ressembler à des pantins ! Notamment en ce qui concerne Milena et Bart, avec Monsieur Jahn au-dessus d'eux pour tirer les ficelles... Tiens toi chante ! Toi parle ! Sans mettre aucune profondeur dans leur parole, aucune émotion dans leur chant. Et puis même la grosse coïncidence que ces quatre-là viennent à se croiser et à sympathiser illico ! Sans parler d'Helen qui ouvre la lettre de son amoureux avant celle de son amie qu'elle connaît depuis plus longtemps... 

Toutefois, une chose a retenu toute mon attention : le combat de Milos vers la fin du livre. Le moment qui précède son entrée dans l'arène, l'attente qui le ronge. Ce passage-là est mon préféré mais le seul...

paru aux Editions Gallimard Jeunesse, en septembre 2006, 15€. Egalement disponible en format poche toujours chez les Editions Gallimard Jeunesse, pôle fiction pour 6,60€


5/20

lundi 19 mars 2012

Le donjon de naheulbeuk - Tome 3: Le Conseil de Suak, John Lang


Synopsis : 

Les gens semblent devenus fous en terre de Fangh. Enfin, plus encore que d'habitude. Des guerriers chevelus attaquent la puissante Caisse des Donjons, des Sylvains s'en prennent à la guilde des Marchands... et bien d'autres événements viennent menacer la paix entre les nations ! Se dirige-t-on vers une guerre qui n'épargnerait aucune frontière ? Tout porte à le croire. Surtout si les orques eux-mêmes viennent s'infiltrer dans ce chaos ! C'est bien dommage pour une Elfe fraîchement élevée au rang de reine, et pire encore pour tous les sujets dont vont dépendre ses décisions. Comme celle de nommer un simple Ranger clipitaine d'une armée entière. Ou celle de confier son entraînement à un Barbare aux méthodes, disons, percutantes... N'y a-t-il vraiment aucun moyen d'éviter le désastre ? Quitte à s'aventurer au plus profond d'un nouveau donjon, bien plus ancien et dangereux que celui de Naheulbeuk ?

Source : penofchaos.com

Résumé :

Et merde... Dans quoi je me suis encore embarqué... Y a la guerre partout, je dois gérer des Elfes qui comprennent rien... J'y suis toujours pas habitué et pourtant je me tape leur reine depuis un moment... J'ai l'impression qu'ils comprennent pas trop non plus la méthode du barbare, pour combattre faut faire de la farine... Remarquez que vu comme ça, les boulangers doivent être costauds chez son peuple... Toutefois, je voudrai pas être à leur place, je viens de voir passer une Elfette avec un sacré bleu au visage et le nez en train de saigner... Mais je me demande, je vais devoir y passer ?


Mon avis : 

La fin est inattendue... On se retrouve comme l'ogre, sur notre faim après l'avoir dévoré... Qu'une chose à dire, la suite patron !!!! Bref la rectitude de la compagnie reste une merveille à lire surtout lorsqu'ils tentent bon gré mal gré de se défaire des problèmes qui arrivent d'un peu partout sans pour autant réussir à vraiment comprendre pourquoi le dé du destin tombe toujours sur les mauvaises faces... 


Grand format : Éditions Octobre - Juin 2011
Format poche : Éditions J'ai lu - Novembre 2012





Le donjon de Naheulbeuk - Tome 2: L'Orbe de Xaraz, John Lang


Synopsis :

Après les incidents, pour ne pas dire les catastrophes de l’affaire de la Couette de l’Oubli, les aventuriers les moins doués de la terre de Fangh pensaient pouvoir souffler un peu. Mais les dés du destin ont encore affiché un échec critique sur l’avenir de la pauvre compagnie, qui se retrouve une fois de plus plongée dans les ennuis jusqu’au cou… et ce de manière très grave. Car l’un des membres du groupe s’en sort quand même un peu mort.
Les survivants se décident à tenter un très onéreux rituel de résurrection, surtout motivés par le niveau qu’ils pourraient y gagner. Les voilà donc en route pour Waldorg, cité des plus grands magiciens… et aussi théâtre d’un effroyable complot auquel il ne manque qu’un bouc émissaire ! Qui la fatalité pourrait-elle bien pointer du doigt ? Mystère, mystère. Et comme si cela ne suffisait pas, un ancien sorcier collectionneur de statuettes prépare sa vengeance…

Source : penofchaos.com

Résumé :

Mais merde... Qui s'est qui lance ce dé... On tombe toujours sur les pires trucs... Regardez l'autre truffe... Elle court et ne trouve rien de mieux à faire que de respirer sous l'eau... On ne sait jamais si elle était amphibie... Maintenant on va casquer sévère pour trouver un magicien plus doué que la magicienne pour la résurectionner ou un truc du genre, j'ai pas bien compris... Remarquez, plus doué que la magicienne ça doit pas être bien dur, je suis sur que je fais mieux avec une branche de sourcier. Ben allez, une nouvelle mission, on doit se retrouver je ne sais où pour récupérer je ne sais quoi... En plus ce donjon est bizarre, on a l'impression que y a pas de pièges, qu'il y a que la moitié des monstres et encore quand ils comprennent qu'on vient leur casser la figure... Je sais plus trop quoi penser moi, j'aurai du rester chez moi à refaire des chaises....Enfin bref, on est pas sorti de l'auberge... Surtout si l'ogre continue à lorgner le cochon qui tourne sur sa broche et le barbare la serveuse... 

Mon avis :

Et bien comment vous dire ? Lisez-le ? Ce second opus est plus basé sur l'histoire, un dénouement et tout le tremblement bien que les rires se retrouvent souvent à l'orée d'un virage qui pourrait survenir un peu trop tôt... 
John Lang nous livre une nouvelle saison du donjon de Naheulbeuk que ne manqueront pas d'apprécier les fins connaisseurs et mordus de cette saga. 


Grand format : Éditions Octobre - Novembre 2009
Format poche : Éditions J'ai lu - Mars 2011
Prix Merlin 2010




 

Les extraordinaires et fantastiques enquêtes de Sylvo Sylvain - Tome 1: Rue farfadet, de Raphaël Albert


" Fol que j'étais ! Je croyais mes souvenirs annihilés par les années, par l'alcool, ils revenaient m'assaillir avec une vigueur inaltérée. "

Oubliez Paris, son histoire, ses habitants et ce jusqu'au nom de ses rues. En échange venez découvrir Panam dans les années 1880, son peuple humanoïde et féérique qui tente de cohabiter, son gouvernement pour le moins inattendu, car ici la réalité transcende le réel.
Le monde fantastique se mêle et s'emmêle derrière chaque évènement.

Il y a beaucoup de choses à dire sur ce premier opus... Toutefois, avant d'aller plus loin en explications, je tiens à préciser qu'il s'agit d'une lecture que je n'aurais sans doute jamais lu sans les conseils de mon vendeur lillois préféré : Jean-Pâris, alors merci à toi de partager tes coups de coeur. 

L'univers de ce livre est un mélange de plusieurs styles ! Tout d'abord policier, puisque notre héros exerce le métier de détective privé, dont il partage les fonctions avec un pillywiggin, une sorte de fée clochette au masculin, rejoignant ainsi le genre de la fantasy avant d'y mêler l'univers du steampunk et de l'uchronie. 
Vous vous demanderez sans doute si on parvient encore à s'y retrouver après tout ça ? 
Et bien oui ! L'histoire, bien qu'inhabituelle, reste limpide et l'auteur garde son lecteur bien cramponné à sa plume sans jamais le perdre. 
Et puis je me suis amusée à chaque fois en lisant le nom des rues, des monuments que l'auteur a pris un malin plaisir à rebaptiser. Ainsi la Seine fait place à la Veine, le quartier de Pigalle s'appelle Mygale, Les Champs de la Victoire ont détrônés les Champs-Elysées et (mon coup de coeur) la Tour des Fées, je vous laisse deviner à quel bâtiment l'auteur fait allusion.
Et il en est de même pour les jours, les mois, les heures ! L'auteur a tout changé en laissant une certaine résonance familière sous chaque mot. 

Toutefois comme je le dis souvent, une histoire n'est rien sans ses personnages ! Là encore, aucunement déçue ! Notre héros qui n'est autre qu'un elfe revêt le costume du marginal, le héros mis au banc de la société à cause de sa nature, mais qui possède certains atouts comme son charme qui semble plaire aux dames (quoique la description de l'auteur me laisse perplexe quant à son physique ravageur...) mais aussi son histoire (dont j'espère en savoir plus dans le deuxième volet) et enfin la finesse de ses déductions (entre deux états sobres). Ce personnage haut en couleurs est accompagné par ce que l'on pourrait définir comme l'anti-thèse de notre fée clochette élégante et raffinée, un pillywiggin répondant au nom de Pixel (mon préféré je le reconnais) qui a pour lit une boîte à chaussure et qui parle comme un charretier ! A cela il ne manque plus que notre petite touche féminine mais je m'arrête là sans ça je risque de vous raconter tout le livre ! 

Vous l'aurez compris j'ai dévoré ce livre en si peu de temps qu'il ne m'en faut pour l'écrire (bon j'exagère un peu...) et je l'ai adoré du début jusqu'à son dénouement, car ce qui est positif c'est que l'intrigue du début trouve son dénouement à la fin (évidence de plus en plus rare aujourd'hui avec la mode des sagas) ! Certes on a qu'une envie c'est d'en savoir plus sur notre duo de choc, et plus précisément ce qu'ils étaient avant de se rencontrer, avant de s'installer à Panam. L'auteur nous laisse apercevoir quelques éléments mais sans rien dévoiler davantage. 

Je me permets aussi de rajouter un mot sur le visuel du livre (cf. l'image de la couverture en haut) que l'on doit à Aurélien Police et qui a fait un très bon boulot ! Et j'espère que la charte graphique ne sera pas modifiée en cour de route car vraiment c'est une merveille. Mais je serai vraiment intéressée de voir de plus près la tête de notre héros, surtout cet aspect qui attire ma curiosité, celui d'un visage avec une bouche sans lèvres... 
Je mets le lien de son blog pour les curieux. 

Publié aux Editions Mnémos, le 7 octobre 2010, 236 pages, 18,10€





Pour découvrir ma chronique sur le tome 2, Avant le déluge !

Le donjon de Naheulbeuk - Tome 1: La Couette de l'Oubli, John Lang





Synopsis :

Alors qu’ils croyaient pouvoir enfin se séparer, les aventuriers se retrouvent une nouvelle fois plongés dans les ennuis jusqu’au cou. Pour éviter d’être écartelés par les fonctionnaires de la Caisse des Donjons – et un peu aussi pour sauver le monde, tant qu’à faire – ils n’ont d’autre choix que de partir à nouveau sur les routes. Mais le moment est des plus mal choisis : un incroyable désordre règne en terre de Fangh ! Des centaines de cultistes se font la guerre au nom de leurs dieux. Les Oracles envoient tous les baroudeurs du pays fouiller la même tour, tandis que des espions sèment la panique dans la grande cité de Glargh en y colportant n’importe quoi… La compagnie continue malgré tout sa course au troisième niveau, à l’objet magique et aux épées géantes. En déjouant de manière grotesque les pièges qui les attendent, mais aussi en endurant les récits elfiques et les blagues naines.


Résumé : 

Vous avez dit problème ? Mais pourquoi on a pris toutes ces statuettes... Maintenant on se retrouve dans une aventure avec les autres débiles du groupe. Entre le nain qui nous sort des blagues que seul lui comprend, le barbare qui baffe à tout va, l'elfe qui ne trouve qu'une seule chose pour se rendre intéressante s'est de se mettre toute nue, la magicienne qui se balade avec mille et un bouquin et un ogre qui porte bien son nom, je vous dis pas le calvaire... J'ai pas tout compris, on a gaffé, on doit retrouver celui qui nous a payé pour lui casser la figure et sauver le monde, enfin je crois. Apparemment ce scélérat projette de tous nous faire pioncer sous une couette avec l'arrivée d'un dieu bizarre que seul le paladin avait l'air de connaître, vous me direz, lui changera pas trop, il pionce tout le temps...

Mon avis :

Bon vous l'aurez compris au résumé, j'adore ce genre de livre qui vous font rire sans pour autant qu'il y est une histoire au sens strict. Les blagues s'enchainent aussi vite que la malchance des protagonistes qui se fourrent toujours dans la mouise. John Lang poursuit son aventure du rire en roman après les fichiers audios et réussi haut la main dans cette histoire aussi pittoresques que les héros.
Vous voulez rire ? Vous avez une heure devant vous ? Bon, un conseil, vous vous cachez dans un coin, vous ouvrez le livre, et commencez à rire.


Grand format : Éditions Octobre - Juin 2008
Format poche : Éditions J'ai lu - 7 octobre 2009



Codex Merlin, Robert Holdstock


Synopsis :

Des siècles avant sa rencontre avec Arthur, Merlin voyage à travers le monde, immortel et éternellement jeune, à la recherche du savoir. Il se lie d'amitié avec le héros grec Jason et l'accompagne dans sa quête de la Toison d'or. Une décision qui lui coûtera cher...
Quelques centaines d'années plus tard, Merlin entend parler d'un navire perdu dans un lac gelé du Nord et d'où jaillit une longue plainte. Il découvre qu'il s'agit de l'Argos, le vaisseau de Jason, ou gît l'âme du héros pleurant ses fils volés par l'enchanteresse Médée, éprise de Merlin dans sa prime jeunesse. Merlin s'engage alors dans une autre quête : retrouver les fils de Jason, projetés dans le futur par leur mère, Médée.

Résumé : 

Après la mort de Jason, 700 ans auparavant, Merlin se sent obligé d'affronter les affres du temps afin de ramener son ami à la vie. Protégé par l'Argos, le navire mythique, les deux amis vont parcours une aventure qui les mènera au travers du monde. Jason avant de mourir avait cherché ses fils que Médée lui avait caché, cette dernière lui fit croire en une supercherie effroyable qu'elle les avait égorgé. Le pauvre homme passa le reste de sa vie à les chercher mais en vain. Médée, grande magicienne, n'avait pas cacher ses enfants à son époque mais 700 ans dans le futur. 
Ainsi le retour de Jason s'accompagne du retour de sa quête, mais ses fils sont à l'origine de bien des problèmes qui vont changer la face du monde connu. 

Mon avis :

Robert Holdstock nous livre un récit emplit d'une imagination débordante, mélangeant mythes nordiques et mythes grecs en arrivant à faire naître les héros de l'épopée du roi Arthur. Le récit est bien ficelé entre les morts qui traversent de leur monde au nôtre et le passé avec la quête d'Alexandre le Grand. 
Le premier livre nous tient en haleine en permanence, ne nous laissant pas entrevoir une once de ce qui va se dérouler ensuite. Effet vite perdu à la moitié du tome deux et dans le tome trois... La longueur prend le dessus et il peut être difficile de finir...
Je conseille néanmoins cet ouvrage qui manie avec merveilles les mythes et la réalité en y intégrant la magie et des créatures parfois bizarres. Je reste toutefois sur ma faim, les héros se discréditent et s'effritent au fur et à mesure de la lecture nous laissant pantois et parfois déçu... 


Grand format : Éditions Le pré aux clercs- Mai 2011 - 1056 pages