lundi 11 juin 2012

Winterheim Intégrale, Fabrice Colin


Synopsis : 

Il y a bien longtemps, les Faeders et les Dragons ont décidé de ne plus s'immiscer dans les affaires des mortels. Retirés loin de Midgard, ils ont cependant confié à la Dame des Songes et à ses trois demi-sœurs les Ténèbres la tâche de veiller sur les humains. Aujourd'hui, dans le royaume de Walroek, le jeune forestier Jones Oelsen, dont les parents n'ont jamais pu comprendre le caractère rêveur et la juvénile impétuosité, entre en possession, à la suite d'un pari, d'une mystérieuse carte.
Accompagné de sa fidèle chouette Flocon, il part pour le château maudit de Nartchreck où, à en croire les légendes, repose un fabuleux trésor...


Source : encrenoire.be




"Ce qui est arrivé n'aurait jamais dû se produire. La vie est plus belle sans masque. La vie est plus belle sans nom."

Épilogue,
p. 601

Pourquoi ce livre ? 

Quand j'ai vu la couverture, j'ai craqué, obligatoirement. Le synopsis m'a fait comprendre que ce roman allait évoquer la mythologie scandinave. Je me suis donc emparé le plus vite possible d'un des manuscrits et l'ai acheté. 

Ouverture du Bifröst pour la parlotte !

Et bien, comment commencer ? Oui, il faut bien un début... L'intégrale est découpée selon la tomaison originelle, je vais donc parler de tome 1, 2 .... etc

Le tome 1 :
Est assez glauque, entre la reine qui se fait égorger d'entrée ou les villageois qu'on laisse mourir d'asphyxie sur des croix avant que des créatures diaboliques viennent leur arracher la peau, les entrailles et toute la chair... Ce qui fut assez surprenant, pour moi en tout cas, est le fait de ne pas se repérer dans le temps, mais dans l'espace. Effectivement, l'action se passe dans des lieux sans qu'il y est une succession chronologique.

L'histoire relate quand même la vie de notre héros, jeune et beau garçon blond tout en muscle qui a une chouette pour compagne. Étrange me diriez-vous. On va apprendre au fur et à mesure que ce chenapan qui préfère errer dans les forêts que d'être à la ferme à aider ses parents et son frère. Malheureusement, un fait dramatique arrive lorsque Janes décide de partir à l'aventure dans un étrange château qui est dit hanté. Là, il perd la vie d'un coup d'épée administrée par un squelette. il se réveille tranquillement le lendemain sans blessure avec juste quelques douleurs. Étrange encore une fois...
Lorsqu'il revient avec son frère, il découvre la ruine et la mort dans sa ferme. Ses parents sont absents mais tout a été incendié... L'histoire de notre héros commence ainsi. Il est fait prisonnier et subit le dur emprisonnement de légumier. En effet, il est emmené dans un château où il est voué aux cuisines, son rôle est d'être un légumier, traiter, planter, cueillir, éplucher...

Il arrive néanmoins à s'extirper de la fausse dans laquelle il se trouve en vainquant un soldat et parvenant ainsi à entrer dans le corps de l'armée ! Après plusieurs mois, il devient un "prodige" autant sur le plan combattant que sur le plan sagesse, vu qu'il passe le plus clair de son temps libre à dévorer les manuscrits de la bibliothèque.

Je vous passe les passages avec les dieux que vous aurez le loisir de découvrir vous-même. Ma seule déception fut le téléscopage de qui était notre héros et qui est cette mystérieuse fille qui va reprendre les rennes du royaume d'Elsnor. Je ne vous en dis pas plus.


Livre 2 :
Nous voila de retour avec notre héros dont la naïveté fait doucement sourire. Réfutant et refusant l'évidence même quand on la lui place sous le nez...
Les mois s'enchainent, sans apprendre vraiment ce que font l'un et l'autre de nos héros/héroïne. Janes finit par poser pied à Yslen de Lys, la ville qui dompte les rêves et les met en bouteille. Ainsi, il devient un apprenti dans cette cité où semble ne régner aucun climat de violence. Pour preuve, ils n'ont pas d'armée et ne comprennent pas pourquoi ils devraient en avoir une. Ici, Janes rencontre Davënger, un forlanceur - cavalier qui la nuit venue grimpe dans le monde des rêves et les enferme dans des bouteilles, des essences de rêves. Il y a un prix à cette escapade, la mémoire, généralement, les forlanceurs se réveillent le matin venu sans se rappeler quoi que ce soit de la nuit.
Ainsi commence l'amitié entre ces deux hommes, Davënger fournissant un travail à Janes. Une vingtaine de mois plus tard, un groupe de saltimbanques fait irruption dans la vie paisible de Yslen de Lys. Les gens savent interpréter les rêves en ce lieu et tous ont dit à Janes que Livia, sa tendre et douce était morte car il l'avait vu en rêve. Pourtant, elle se trouve avec ces hommes itinérants, piège dressé par les dieux afin qu'il les aide dans leur détresse.

La guerre gronde, on en apprend plus sur les dragons et les dieux. Le jour tant craint des dieux approche, le Ragnarök va se déverser et purifier le monde de Mitgard. Les dieux commencent déjà à se changer en pierre car la foi a déserté le monde des hommes. Janes est le seul qui puisse faire quelque chose, mais trahi de toute part il avance dans un monde qu'il ne connait pas. Lors de la grande bataille, il est emmené par un dragon dans leur cité antique.

J'ai apprécié ce deuxième opus qui bouge un peu plus, sur la fin surtout comme la guerre est présente. Je reste toujours sur ma fin avec le manque cruel de détails qui ne nous permet pas d'imaginer totalement les scènes. La manière d'écrire reste toujours très fluide et il est plaisant de tourner les pages. Certains passages sont assez surprenant, comme lire les pensées de Janes et Livia, chacun ayant un côté dans le roman. Les pensées sont réparties sur 8 pages, elles sont simultanées. Janes est sur les pages paires, Livia sur les impaires, le flot ne s'arrête pas pour passer à l'autre protagoniste, le fil continu sur les pages suivantes, il faut donc trouver un point pour passer à l'autre page et lire à peu près en même temps les idées.
Il y a aussi le chapitre sans ponctuation. Une page et demi sans point ni virgule, une pensée libre d'une phrase.

Janes retrouvera-t-il Livia ? Telle est toujours la question à la fin du livre 2.

Livre 3 :
Le Ragnarök frappe les dieux, laissant des centaines de milliers de morts chez les hommes. Janes, baptisé le Trësan poursuit sa route pour détruire l'anneau de la foi, l'Anthémion. Il doit aller en enfer pour frapper les dieux. Aidé par les dragons et les drakens il est poursuivit par les dieux et les hommes. Il subira mille et un tourments à bord d'un navire qui était censé l'emmener dans les Archipels. Là on découvre que la foi n'est pas dans les dieux mais dans autre chose. Keydor, le Frère de Janes réapparaît en tant que moine qui a fait vœu de silence. L'histoire continue et nous emmène dans les entrailles de la terre, suivant le fleuve des âmes.

Que dire... Pas grand chose je dois l'avouer... Je n'ai guère apprécié la fin. Le combat qui aurait du s'écrire dans l'histoire entre Janes et Wultan, le chef des dieux se termine en trois coups d'estoc... Bref, de quoi laisser sur sa fin... Ensuite, tout s'achève en une faible portion de page, Janes qui a tout perdu famille, femme, amis... Trouve un iceberg où un mausolée l'attend... On ne sait rien sur le monde des hommes, les conséquences et tout le reste...

Des fautes, que ce soit de français ou dans les noms, pour preuve le drakkar sur lequel les protagonistes rejoignent les Archipels des Brumes se nomme Venglar puis Vengler pour revenir Vanglar... Bref, très pratique...

J'ai été très déçu, m'attendant à des combats mémoriaux relatés dans la mythologie nordique, le Ragnarök y est décrit comme étant la fin de tout et la bataille y est magistrale. Ici, la scène dure plusieurs mois, les dieux s'aiment et se haïssent. Il manque une certaine concordance dans le fil directeur. 


Paru aux Éditions Pygmalion Fantasy, 2011, 603 pages, 22,90€


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